Extraits du Journal de l’Association Française d’Urologie, l’Association des Urologues du Québec, la Société Belge d’Urologie ; Comité de Cancérologie de l’Association Française d’Urologie :

Recommandations 2007 en Onco-Urologie

 

 

Recommandations concernant l’HIFU pour le cancer de la prostate à faible risque[1] et à risque intermédiaire[2]

 

Le traitement par HIFU peut être proposé à des patients (charte AFU) :

- âgés de plus de 70 ans, dont l’espérance de vie est au moins de 7 ans (ou à des patients plus jeunes lorsqu’ il existe une morbidité compétitive)

- présentant une tumeur T1-T2 N0 M0, Gleason ≤ à 7 (3+4)

- une valeur de PSA ≤ à 15 ng/ml

- un volume prostatique ≤ à 50 cc

- un volume tumoral limité (moins de 4 zones prostatiques atteintes sur 6)

 

Le traitement est appliqué par voie transrectale sous contrôle échographique, après la réalisation d’une résection trans-urétrale de la prostate (synchrone ou préalable) pour diminuer le risque de rétention urinaire post-opératoire [57] .Après traitement par HIFU d’un cancer de faible risque, le nadir du PSA est inférieur à 0,5 ng/ml chez 68,4 % des patients et le contrôle biopsique négatif chez 89,7%. La survie sans récidive biologique est de 77% et 69% à 5 et 7 ans pour un suivi médian de 6,4 ans. Les complications rapportées sont modérées [58] :

- 94,3% des patients sont continents (5% d’incontinence de grade 1 et 0,7% de grade 2)

- 7,1 % ont une infection urinaire post-HIFU

- 13,6% présentent une obstruction urétrale ou surtout prostatique.

Le recul de la technique est insuffisant pour juger du bénéfice à long terme. Les patients doivent en être informés lors de la discussion des options de prise en charge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits du Journal de l’Association Française d’Urologie, l’Association des Urologues du Québec, la Société Belge d’Urologie ; Comité de Cancérologie de l’Association Française d’Urologie : Recommandations 2007 en Onco-Urologie pages 1174 et 1177.

Texte intégral disponible sur le site de l’AFU.

Publications récentes majeures concernant les résultats thérapeutiques de l’Ablatherm® HIFU

 

 

Article 1 : L’HIFU pour le cancer de la prostate : revue de littérature par l’Association Française d’Urologie

 

High-intensity focused ultrasound in prostate cancer; a systematic literature review of the French Association of Urology

Xavier Rebillard et al., BJU International 2008 1464-410X.2008.07504.x

 

« Pour les patients de l’étude, l’HIFU permet un contrôle du cancer à court terme comme l’indique le fort pourcentage de biopsies négatives et les baisse importantes des taux de PSA. Les données de survie biochimique avec l’Ablatherm sont prometteuses. Avec les améliorations continues de l’Ablatherm et la pratique de la RTUP [Résection Trans-Urétrale de Prostate] avant le traitement, le taux de complications relatives au traitement a été réduit. Les dernières études montrent que l’HIFU est très bien toléré avec un taux de complications meilleur par rapport aux techniques reconnues. […] ».

 

 

Article 2 : Première analyse des résultats à long-terme de l’HIFU transrectal chez des patients avec un cancer localise de la prostate.

 

First Analysis of the Long-Term Results with Transrectal HIFU in Patients with Localised Prostate Cancer

Andreas Blana et al., European Urology 53 (2008) 1194-1203

 

« Cette étude démontre que le cancer est contrôlé de manière efficace sur le long terme avec l’HIFU pour les patients avec un cancer de la prostate à risque faible ou intermédiaire. Nous pensons que l’HIFU est une option de traitement possible pour les patients qui ne sont pas éligibles pour la chirurgie. De plus, le profil de morbidité [effets secondaires] favorable associé à ce traitement doit persuader les médecins de proposer cette option curative à un plus grand nombre de patients car c’est, à notre avis, une alternative à la radiothérapie. »

 

 

Article 3 : Récidive du cancer de la prostate après radiothérapie – Traitement de sauvetage par Ultrasons Focalisés de Haute Intensité

 

Recurrent Prostate Cancer After Radiotherapy – Salvage Treatment by High Intensity Focused Ultrasound

F-J. Murat,L. Poissonnier, A. Gelet, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, France

European Oncological Disease, Sept. 2006, 64-66

 

« Le traitement HIFU a permis un contrôle local de la tumeur chez 84% des patients traités pour une récidive du cancer de la prostate après radiothérapie. Le contrôle local de la tumeur est en rapport avec le facteur de risque initial  et le score de Gleason au moment de la récidive. Les patients à haut risque (T3 ou PSA>20 ou score de Gleason ≥8) ne sont pas de bons candidats pour le traitement de sauvetage par HIFU et doivent être sélectionnés strictement (scanner 18F-fluorocholine) car la majorité ont des métastases silencieuses associées à la récidive. A l’inverse, le traitement HIFU est une option de traitement curatif très intéressante pour les patients à risque faible et intermédiaire, particulièrement si le score de Gleason de la récidive locale est ≤7. […] Les complications après un traitement HIFU de rattrapage [après radiothérapie] sont beaucoup plus importantes que pour le traitement HIFU en première intention. […] Les taux de morbidités [effets secondaires] sont tout à fait acceptables et aucun cas de fistule recto-urétrale [formation d’un trou entre le rectum et urètre] n’est survenu avec les paramètres de traitement spécifique pour le traitement après radiothérapie. »

 



[1] Cancer de la prostate à faible risque : stade < T2b et PSA ≤10 ng/ml et score de Gleason biopsique < 7.

[2] Cancer de la prostate à risque intermédiaire : cancers de la prostate présentant au moins l’une des caractéristiques suivantes: PSA de 11 à 20 ng/ml ou score de Gleason biopsique égal à 7 ou stade clinique estimé à T2b (tumeur envahissant un seul lobe de la prostate sur plus de la moitié du lobe).