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CAT mini-AVC ou un AIT
Mars 2010

Revoir également : L'accident ischémique transitoire [Lire] (Définition, sémiologie, diagnostics différentiels, etc...)

L'AIT est un syndrome de menace pour le cerveau à haut risque d'aggravation ou de récidive..
Tout AIT doit être rapidement exploré.
Sa prise en charge est une urgence car il annonce un AVC dans un délai imprévisible


Un quart des AVC sont précédés d'accidents ischémiques transitoires.
Selon une étude internationale publiée en avril 2016 dans le New England Journal of Medicine, si ces patients victimes d'un AIT sont pris en charge dans les 24 heures après son apparition, le risque d'AVC ultérieur est réduit de moitié soit en France entre 15 000 et 25 000 AVC par an. Ces résultats confortent l'importance de développer ces cliniques d'AIT partout en France et dans le monde. Ce qui nous manque, ce sont des recommandations de la Haute Autorité de Santé et un véritable plan ministériel pour développer des cliniques d'AIT comme ont été développées des unités neurovasculaires ces 15 dernières années qui sont très efficaces pour prendre en charge les patients lorsque la catastrophe est arrivée
Texte complet / pourquoidocteur.fr


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Il faut rechercher en urgence quatre étiologies
  • L'hypertension artérielle

  • Une fibrillation auriculaire
    ECG, holter répétés si necessaire font le diagnostic.
    « En cas de FA non valvulaire, un traitement anticoagulant oral est recommandé, avec un INR compris entre 2 et 3 », recommande la HAS. Ce traitement doit être maintenu au long cours, même en cas de retour en rythme sinusal. A cet égard, le bénéfice des antivitamines K (AVK) compense largement leurs inconvénients.

    Toutefois les AVK pourraient rapidement céder la place aux anticoagulants « nouvelle génération » qui ne nécessitent pas de contrôle sanguin les NACO. Le premier d'entre eux est le dabigatran (Pradaxa), dont l'efficacité dans la FA a été montrée par l'étude RE-LY. Une sous-analyse de cette même étude, présentée à l'International Stroke Conference (26 février 2010, San-Antonio), confirme les bénéfices du dabigatran chez les patients atteints de FA ayant fait un premier AVC ou un AIT, dans la prévention d'un nouvel AVC.

  • Une sténose serrée de la carotide
    La cécité monoculaire transitoire ou amaurose fugace unilatérale [Lire]
    Pour diagnostiquer cette sténose, écho-doppler, angioscanner et angio-IRM ont supplanté l'artériographie. Il est souvent utile de confronter deux d'entre elles.
    L'endartériectomie carotidienne est indiquée après un AIT ou un AIC mineur non handicapant en cas de sténose carotidienne serrée (> 50 % NASCET ou 70 % ECST). La chirurgie doit être réalisée le plus vite possible car son bénéfice diminue rapidement avec le temps. Il est quasiment nul après trois mois.

  • Une sténose artérielle intracrânienne.
    Leur diagnostic repose sur un angioscanner ou une IRM intra-crânienne.
    « Chez un patient victime d'un AVC ou d'un AIT, les sténoses intra-crâniennes sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pensait. Elles sont à très haut risque de récidive dans les jours et les semaines suivantes . Elles imposent une hospitalisation d'urgence en milieu spécialisé.
Les recommandations de l'ANAES 09/2004 :

L'AIT se distingue de l'AVC par une absence d'un infarctus cérébral à l'imagerie. L'AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique, dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne, dont les symptômes cliniques durent moins d'une heure. »
    En pratique :
  • pour le patient une consultation en urgence
  • pour le praticien, s'il existe une suspicion d'AIT, de diriger en urgence (appel du 15) le patient vers un centre spécialisé (idéalement directement dans une unité neuro-vasculaire (UNV) pour pratiquer en première intention une IRM ou, à défaut, un scanner cérébral
  • réaliser un bilan en première intention (ECG, et bilan biologique)
  • débuter au plus vite un traitement par aspirine, à la dose d'attaque de 160-300 mg/j, en l'absence de contre-indications et dans l'attente du bilan étiologique.
Point important, si le scanner ou l'IRM ne peuvent être réalisés en urgence, l'instauration d'un traitement antiagrégant peut être quand même proposé, le groupe de travail de l'Anaes sur ce sujet estimant que le rapport bénéfice/risque d'une telle attitude est favorable (seulement 10 % des AVC sont liés à un saignement cérébral).
: www.anaes.fr
Revoir également
L'accident ischémique transitoire [Lire]
(Définition, sémiologie, diagnostics différentiels, etc...)
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