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FEMMES : AU SECOURS !
Dr H. Raybaud - 1998 - MAJ 2010

Les seules " civilisations " qui ont bravé les millénaires sont des formes matriarcales menées à l'extrême comme les fourmis, les termites ou les abeilles. Des sociétés qui toutefois n'ont plus guère évolué

Dans l'évolution de l'humanité, l'étape " masculine " a généré la découverte, le progrés technologique, les sciences, etc.... Le cerveau masculin latéralisé droite/gauche et la testostérone en sont les moteurs. Ce sont eux qui ont poussé les mâles vers la terra incognita, la conquête, les guerres mais aussi les découvertes scientifiques et techniques.
Moins logique mais plus intuitif le cerveau féminin est plus orienté vers une des valeurs fondamentales de la vie : la maternité et à travers elle, la pérénité de l'espèce.

Biologiquement le rôle du chef - comme dans la harde - est d'être dominant vis à vis des autres mâles ( y compris ses descendants ) et ainsi d'améliorer la race.
Les femelles ne s'y trompent pas mais elles seules en tirent - par la maternité - les conséquences biologiques de continuité et d'avenir. Ces deux notions de filiation et de durée ne sont que féminines.

Le mâle vit au temps présent : dominer là, maintenant.
La notion de paternité n'est pas biologique, celle de maternité oui. La relation père-progéniture-sexualité est une découverte essentiellement humaine et relativement récente. La relation gestation-maternité est évidente chez la plupart des espèces vivipares. La sexualité y est impliquée par la préférence - voire la sélection exclusive -de la femelle vers le mâle supposé dominant : un eugénisme instinctif. (cf infra "la selection sexuelle")

Le monde masculin est tourné vers l'instabilité
Etre le mâle dominant, c'est être sans arrêt en compétition pour le rester.... Tous les autres mâles n'ont qu'une idée : prendre cette place.
Dans nos sociétés, même si cette compétition est écretée par les régles sociales (et légales), dans le cerveau primitif du mâle le phénomène perdure et est probablement à l'origine des nombreux conflits et surtout de la misogynie généralisée des structures étatiques, sociales et réligieuses.

Les hommes ont modelé un monde à leur image biologique : la recherche de la domination présente sans vision de durée, d'avenir. Ils ont construit la notion de famille, caste, tribu, nationalité dans une perspective de protection ou d'égémonie.
Dans un sens ils ont failli : le progrés qu'ils ont inventé est devenu une machine emballée, destructrice de la nature, des cultures, des éthiques et des conciences. . ( Michel Random )
Cette étape était nécessaire.

Mais une autre grande différence est ailleurs, plus simpliste mais essentielle.
Un chinois, un new-yorkais, un somalien, un parisien... vivent sur dans des mondes totalement différents. En semble, ils ne peuvent parler que de leurs différences.
Leurs compagnes, elles, partagerons trés vite des préoccupations communes : la maternité, les enfants, l'avenir...
Si les femmes avaient le pouvoir, il y aurait moins de casernes mais plus de crêches, évidemment !

Le monde féminin est tourné vers la stabilité
Le vécu biologique féminin est marqué par la maternité c'est à dire la pérénité (et si possible l'amélioration) de l'espèce. La notion de durée et la nécessité de stabilité en sont les conséquences, les atouts mais aussi parfois les faiblesses....
La créativité est-elle hormonodépendante ???

L'étape " masculine " doit maintenant cesser pour laisser place à une nouvelle vision de la gestion planétaire. Une vision non pas féministe mais féminine dans son sens le plus profond de " porteuse de vie " pour retrouver la Mater féconde et nourrissière.
Le comble reste que la plupart des religions - pour ne pas dire toutes - ont asservi et persécuté les femmes

Dans " Les ultimes recommandations de Dieu à Adam et Eve " Michel Random écrit :
" Je donne à Eve le pouvoir sur les trois mondes, le ciel, la terre et le monde souterrain. Ainsi, par elle se transmettra l'initiation des trois mondes. En ce sens, elle restera toujours un mystère pour toi, Adam, à qui je donne le ciel et la terre mais non le monde souterrain. Ainsi pas plus que le mystère de l'enfantement, ne t'es donné la vision de l'au delà. Tu seras pour elle le guerrier, le protecteur de l'enfant mais ne tente pas de la réduire ni par la force, ni par la coutume, ni par la loi. Enfreindre ce commandement, c'est menacer la vie."

Pour survivre et créer une civilisation planétaire viable, le troisième millénaire devra décliner ses valeurs au féminin

Post scriptum
Quand Dieu créa l'Homme, il l'appela et lui dit:
- Adam, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle...
- Seigneur, donnez-moi la bonne en premier.
- Quand je t'ai créé, je t'ai donné avec deux organes importants: le cerveau et le pénis.
- Mais alors, Seigneur, quelle est la mauvaise nouvelle?
- Tu n'auras pas assez de sang pour faire fonctionner les deux en même temps...

Addendum (2010)

La sélection sexuelle chez Darwin.
Après avoir défini la sélection naturelle, Darwin est confronté à un problème. Il observe que certains caractères présents chez les mâles sont exagérés et défavorables du point de vue de la sélection naturelle, et réduisent la probabilité de survie. Autrement dit, alors que la plupart des caractéristiques sont des adaptations à l'environnement, celles-ci sont " coûteuses " ou simplement inutiles : il en va ainsi de la queue du Paon, des bois des Cerfs, des couleurs vives de nombreux oiseaux ou du chant des Cigales. La queue du Paon réduit la mobilité et la puissance de vol de l'animal ; les bois du Cerf peuvent constituer un handicap quand il s'agit de fuir en pleine forêt ; les couleurs vives sont plus facilement repérables par un éventuel prédateur ; les Cigales peuvent s'épuiser à " chanter ".
D'autres traits spécifiques sont simplement inutiles, comme les ergots du Coq ou la crinière du Lion.

La question est alors la suivante : pourquoi des caractéristiques qui réduisent en apparence l'aptitude à survivre et à se reproduire n'ont-elles pas été éliminées par la sélection naturelle ? Le problème est crucial, car de tels caractères semblent contredire le mécanisme adaptatif découvert par Darwin.

Si les caractères sexuels secondaires ne sont pas utiles dans la compétition pour la survie, ils se révèlent pourtant efficaces dans la compétition sexuelle, en raison de l'avantage qu'ils procurent à certains mâles au détriment des autres de même espèce. En d'autres termes, la sélection sexuelle s'explique par le fait que les mâles dotés d'attributs sexuels " ornementaux " attirent davantage les femelles et augmentent de ce fait leur aptitude à se reproduire. [Texte complet] (Stéphane Barbier)

NB NB NB (H. Raybaud)
Toutefois, on peut se poser la question de "l'avenir de l'humanité" si les apollons, les chanteurs, les stars du cinéma, etc... l'emportent sur les mathématiciens brillants dans la course à la reproduction ....
Oui je sais, il existe des apollons intelligents et des mathématiciens apollon.... mais "espèce rare à protéger"
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