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Spondylarthrite ankylosante
Recommandations de l’« initiative 3E »
pour le diagnostic, le traitement et le suivi

Source

Mai 2008

Voir également Les spondylopathies

Les recommandations concernant le diagnostic sont les suivantes :

En résumé
Les sujets avant l'âge de 45 ans ayant des rachialgies évoluant depuis plus de 3 mois et de tonalité inflammatoire (douleurs insomniantes, raideur matinale et amélioration avec l’exercice) devraient être adressés à un spécialiste en rhumatologie pour évaluation d’une possible spondylarthrite ankylosante après Radio des articulations sacro-iliaques et recherche de HLA B27

  • Face à une lombalgie de plus de 3 mois d’évolution, la présence de plusieurs des critères suivants conforte l’hypothèse diagnostique d’une spondylarthrite ankylosante : lombalgies de tonalité inflammatoire, sciatalgies à bascule, douleurs sensibles aux AINS, début des symptômes avant l’âge de 45 ans, atteinte périphérique de type arthrite, dactylite ou enthésite, diagnostic confirmé d’uvéite antérieure aiguë, antécédents familiaux, présence de l’antigène HLA B27, existence d’une sacro-iliite et/ou spondylite en imagerie (degré d’évidence 3, force de la recommandation C, agrément 85,4%).

  • Pour conforter le diagnostic de spondylarthrite ankylosante débutante, aucune imagerie complémentaire n’est nécessaire s’il existe sur les radiographies standard une sacro-iliite caractéristique. Si les radiographies standard des sacro-iliaques sont normales ou douteuses, l’IRM constitue l’examen d’imagerie de choix pour identifier les phénomènes inflammatoires des articulations sacro-iliaques et du rachis. Le scanner peut être une méthode sensible pour identifier les modifications structurales des sacro-iliaques, mais les risques notamment d’irradiation doivent être pris en compte (2B, B, 89,8%).

  • Les sujets ayant des rachialgies évoluant depuis plus de 3 mois et de tonalité inflammatoire (début des symptômes avant l’âge de 45 ans, douleurs insomniantes, raideur matinale et amélioration avec l’exercice) devraient être adressés à un spécialiste en rhumatologie pour évaluation d’une possible spondylarthrite ankylosante (4, D, 76,6%). après Radio des articulations sacro-iliaques et recherche de HLA B27
MAJ 02/2009
L’association HLA B27 et sacro-iliite IRM est très prédictive du développement d’une spondylarthrite ankylosante
Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante (SA) repose en règle sur la vérification des critères modifiés de New York ; ceux-ci exigeant la présence d’une sacro-iliite radiologique. Cette dernière peut toutefois n’apparaître qu’après plusieurs années d’évolution d’où l’intérêt de l’IRM capable de détecter très précocement une atteinte inflammatoire des sacro-iliaques ( Arthritis Rheum. 2008 Nov;58(11):3413-8) : [Lire] Les recommandations concernant Concernant le traitement :
  • • Il n'y a pas à l'heure actuelle de données suffisantes pour envisager le recours aux bisphosphonates dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active. Cependant, ce type de traitement peut être utile pour la prise en charge de l'ostéoporose de la maladie (1B, D, 92,9%).

  • Les AINS peuvent être utilisés pour le traitement des enthésites. Les infiltrations locales de corticoïdes peuvent constituer le traitement préférentiel dans certains cas (1B, A, D, 97,7%).

  • Les AINS constituent le traitement de première intention pour le soulagement et l'amélioration de la fonction dans la spondylarthrite ankylosante. Le traitement AINS devrait être pris à la demande en fonction de l'activité de la maladie. Il n'y a pas de différence d'efficacité selon la demi-vie longue ou courte des agents anti-inflammatoires ou entre inhibiteurs sélectifs de Cox2 et AINS non sélectifs (1B, B, 88,1%).

  • Les patients avec une maladie active et chronique peuvent justifier la prescription au long cours d'un traitement AINS, mais ceci pourrait s'accompagner d'une augmentation du risque d'effets indésirables notamment cardiovasculaires. Chez les sujets à risque digestif élevé, un inhibiteur sélectif de la Cox2 ou un AINS non sélectif en association à un agent gastroprotecteur devrait être proposé (1B, B, 88,1%).

  • Les AINS sont efficaces sur les manifestations axiales, périphériques et enthésitiques de la maladie, mais c'est toutefois sur les symptômes axiaux qu'ils sont le plus efficaces (1B, A, 86%).

  • Les données sont insuffisantes pour évaluer le rôle des AINS dans l'apparition d'une maladie inflammatoire du tube digestif ou le déclenchement d'une poussée d'une affection digestive inflammatoire préexistante. Les sujets avec maladie inflammatoire chronique du tube digestif et traités par AINS devraient faire l'objet d'une surveillance rapprochée et conjointe avec le gastroentérologue (2A, C, 88,4%).
Les recommandations concernant Concernant le suivi :
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