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LE SYNDROME D'ALCOCK
Atteinte du nerf honteux interne ou nerf pudental



Un site spécialisé : /www.pudendalsite.com/

L'atteinte (généralement compression) du nerf honteux interne ou nerf pudental peut survenir après chirurgie orthopédique, accouchement voire après une simple chute sur les fesses. Les stations assises prolongées "inconfortable" peut également être à son origine (cyclisme). .
Les causes favorisantes sont une inflammation ou une neuropathie préexistante facilité par le diabète , l'éthylisme , la polyarthrite rhumatoide ou l'insuffisance rénale des dialysés.

SEMIOLOGIE

Tout d'abord, il faut bien comprendre que cette maladie est évolutive et donc les symptômes décrits ci-dessous peuvent changer voir s'intensifier au fil du temps. Un facteur également important est la spécificité de l'individu (chaque personne est unique) ce qui peut engendrer quelques modifications au niveau du tableau clinique... En revanche, il y a des troubles caractéristiques et communs chez toutes les personnes atteintes par cette pathologie.

1-Les manifestations aiguës
Elle débutent progressivement des la compression, au cours de trajets en vélo par exemple. Il s'agit d'abord de brûlure , de pincement ou de sensations de corps étranger pelvien. Ultérieurement , surviennent des paresthesies douloureuses , uni ou bilatérales irradient parfois vers les bas du dos , les cuisses si elle sont intenses. Parfois impression de froideur de fesses. Fait essentiel ces troubles sont accentués par la position assise. Elle disparaissent lors de la marche et la position allongée. Cette absence de douleur la nuit évoque une origine psychologique d'autant qu'elles sont de moins en moins tolérées par le patient.

2-Les manifestations chroniques.
Elles sont sensitives et surtout motrice . Il s'agit de douleurs spontanées , permanentes irradiant dans tout le pelvis à type de brûlure toujours exacerbées par la position assise et se calmant en position debout ou à la marche. La encore il s'agit de douleur diurnes et posturales.S'y ajoute des manifestations motrices tels que rétention diurnes ou des troubles de l'érection qui surprennent beaucoup le malade. Elle sont expliquées par l'atteinte du nerf perineal qui innerve le sphincter externe de l'urètre et du nerf dorsal de la verge qui innerve les muscles des corps caverneux (ischio-et bulbo caverneux).Avec le temps des signes dépressifs peuvent apparaître.

les formes "classiques"

Le type de douleur qui prédomine dans cette affection est la sensation de brûlure. Elle est uni ou bilatérale et se manifeste principalement dans la zone rectale, périnéale, urétrale et/ou organes génitaux (clitoris, vagin, verge, testicule...), elle peut également lors de forte crise se propager en avant dans les cuisses. C'est véritablement une sensation de cuisson très puissante qui est décrite par les malades.

D'autres symptômes sont également très présents comme la sensation de corps étranger au niveau du rectum (balle de tennis), des décharges électriques (coups d'aiguilles) de forte intensité*, des pincements très profonds dans le rectum ainsi que des torsions voir tiraillements dans toute la sphère périnéale. Les douleurs sont permanentes, quotidiennes et aggravées en position assise*.

Elle démarre en général le matin dès les premiers actes de la vie quotidienne (prise du petit déjeuner), évoluant toute la journée par poussée pour atteindre des sommets en soirée. La douleur s'apaise en général en position debout ou allongé. Les douleurs sont souvent intolérables pouvant atteindre 10 sur l'échelle de EVA.

Voilà pour ce qui est de la forme « classique » mais comme nous vous le disions en introduction il n'est pas rare de constater la présence de problèmes associés survenant dés le début de l'affection voire après.

Les formes "non classiques"
  • En tête de liste, les troubles urinaires : Ils sont très fréquents et peuvent souvent aggraver les symptômes évoqués ci-dessus. Ils se traduisent par des brûlures à la miction, une augmentation de la fréquence urinaire ainsi que des troubles « sphinctériens » comme la dysurie (hésitation mictionnelle), difficulté à expulser les derniers jets d'urine et petite fuite post-mictionnelle.
    L'urgence urinaire est également présente alors que la vessie est quasiment vide

  • Des troubles fécaux : Des douleurs liées à la défécation se produisent et s'accompagnent de diarrhées ou/et de constipations. Les sensations habituelles de gêne dans le rectum n'arrangent pas les choses et conduisent le malade à multiplier ses passages à la selle, provoquant donc l'aggravation des symptômes initiaux.
    > Ces anomalies entraînent des troubles intestinaux importants occasionnant des douleurs dans le bas ventre et qualifiés par le milieu médical de véritable syndrome du colon irritable.

  • Des troubles sexuels sont aussi très souvent observés et peuvent revêtir différentes formes. Pour les hommes, l'éjaculation est source de douleur et d'aggravation. Les érections sont moins fermes voire absentes. Le contrôle de l'éjaculation est difficile et l'expulsion du sperme se fait mal.
    Pour les femmes les problèmes sont du même ordre. Douleurs durant les rapports, absence de plaisir, clitoris et vulve hypersensibles, gène à la pénétration...

    En clair, la libido est très affectée par tous ces symptômes et il n'est pas rare que les malades abandonnent leur sexualité (source de douleur).
Le traitement

Le traitement consiste en une infiltration du nerf honteux interne pas des anesthésiques locaux associés a des corticoides dans le canal d'Alcoock. Cette infiltration se fait sous scannographie.
En cas d'échec de l'infiltration il faut lever la compression par voie chirurgicale.

En conclusion. Devant une douleur périneo-scrotale , non étiqueté par les explorations habituelles , il faut toujours penser à une névralgie du nerf honteux interne avant de parler de douleur psychogéne. La négativité des examen complémentaire rassure à tort le médecin. Seule l'étude neurophysiologique du nerf honteux interne confirme le diagnostic. Le traitement consiste en une infiltration de lidocaine ou a une intervention (neurolyse ou décompression) chirurgicale.
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