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Prévention et traitement de l’ostéoporose postménopausique
Texte complet http://www.cbip.be/Folia/2004/F31F08B.cfm
(Folia Pharmacotherapeutica)
Août 2004

Dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose postménopausique, un traitement hormonal de substitution (THS) était classiquement instauré. Des avis récents concernant les risques du THS, ainsi qu’une réévaluation de la balance bénéfices/risques de celui-ci ont mené à la conclusion que chez la plupart des femmes, le bénéfice d’un THS à long terme ne contrebalance pas les risques [voir aussi Folia d’ octobre 2003 ]. Le présent article discute d’autres médicaments proposés pour la prévention et le traitement de l’ostéoporose postménopausique, entre autres le calcium et la vitamine D, les diphosphonates, le raloxifène et la calcitonine. Un effet favorable sur les fractures vertébrales a surtout été démontré avec les diphosphonates alendronate et risédronate, et avec le raloxifène – chez des femmes ostéoporotiques, et avec l’alendronate et le risédronate sur les fractures non vertébrales. Cet effet apparaît rapidement (au cours de la première année). La durée optimale du traitement n’est pas connue.

Voir également :
---- L'ostéoporose
---- Traitement en 2004 - ANAES

Traitement de l'ostéoprose
Protocoles 2004 selon l'ANAES
[Lire]

Il va de soi que les mesures visant à prévenir à temps l’ostéoporose, telles la prise d’une quantité adéquate de calcium et de vitamine D, une activité physique suffisante, l’arrêt du tabagisme sont importantes.

Calcium et vitamine D

Un apport suffisant en calcium est important. Lorsque l’apport alimentaire n’est pas suffisant, un supplément de calcium (0,5 à 1 g de calcium élémentaire par jour) peut être recommandé. Un intervalle de quelques heures est nécessaire entre la prise de calcium et celle d’un diphosphonate étant donné que le calcium diminue la résorption de celui-ci. Une carence en vitamine D est surtout à craindre chez les personnes âgées séjournant dans une institution, et chez les personnes très âgées en général. Les directives ne sont pas unanimes, mais des arguments plaident, notamment chez les personnes à risque, en faveur d’un supplément en vitamine D (environ 800 UI par jour) en plus du calcium.

Diphosphonates - Biphosphonates

Une diminution de l’incidence des fractures vertébrales et non vertébrales a été démontrée chez des femmes ostéoporotiques, surtout avec l’alendronate et le risédronate. Leur effet se manifeste probablement dès la première année. Etant donné leur faible biodisponibilité, diminuée encore davantage par la prise de nourriture, les diphosphonates doivent être pris à jeun.

Calcitonine

Les données concernant l’effet de la calcitonine, disponible sous forme de calcitonine de saumon (synonyme salcatonine), sur l’incidence des fractures sont limitées. Dans une étude – ayant fait l’objet de critiques par la suite –, la salcatonine par voie nasale a diminué l’incidence des fractures vertébrales, mais aucun effet sur les fractures non vertébrales n’a pu être démontré. L’administration nasale est mieux tolérée que l’administration parentérale.

Raloxifène

Il est prouvé que le raloxifène diminue l’incidence des fractures vertébrales chez les femmes ménopausées ostéoporotiques. L’effet apparaît au cours de la première année. Un effet sur les fractures non vertébrales n’a pas pu être démontré. Il est possible que le raloxifène diminue le risque de carcinome mammaire avec des récepteurs aux estrogènes, mais ceci ne constitue pas en soi une indication.

La tibolone

La tibolone est un stéroïde de synthèse avec des propriétés progestatives et de faibles propriétés estrogéniques et androgéniques. Un effet favorable sur la densité minérale osseuse a été démontré avec la tibolone, mais il n’existe pas de preuves quant à un effet sur l’incidence des fractures. Dans une étude récente, la Million Women Study, un risque accru de cancer du sein a été observé avec la tibolone [voir Folia d’ octobre 2003 ].

Divers

L’ hormone parathyroïdienne stimule la résorption osseuse en cas de sécrétion endogène augmentée ou d’administration exogène continue, tandis qu’elle stimule la production osseuse en cas d’administration intermittente. L’ hormone parathyroïdienne recombinante (1- 34) (synonyme tériparatide) semble très prometteuse en terme de réduction de l’incidence des fractures vertébrales et non vertébrales chez les femmes ostéoporotiques

Le fluorure de sodium augmente la densité minérale osseuse au niveau de la colonne vertébrale, mais ceci ne s’accompagne pas d’un effet significatif sur l’incidence des fractures. A doses élevées, il entraîne une augmentation du risque de fractures non vertébrales ainsi que des effets indésirables gastro-intestinaux, et est sans effet sur l’incidence des fractures vertébrales. [N.d.l.r.: le fluor n’est pas indiqué dans l’ostéoporose.]

Il n’existe aucune preuve quant à un effet des phyto-estrogènes [voir Folia de mars 2004] sur l’incidence des fractures.

Les thiazides pourraient contrecarrer la perte osseuse, mais leur rôle dans la prise en charge de l’ostéoporose n’est pas prouvé. L’application de ranélate de strontium chez les femmes ménopausées ostéoporotiques fait actuellement l’objet d’études; une étude clinique récente a montré une diminution des récidives de fractures vertébrales.

Texte complet http://www.cbip.be/Folia/2004/F31F08B.cfm (Folia Pharmacotherapeutica)
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