Gonarthrose
les recommandations de l’EULAR 2003
Dougados M.: "Recent advances in the osteoarthritis." EULAR, 18-21 juin 2003 ; Lisbonne
A la lumière d'une meilleure connaissance de l’histoire naturelle de l’arthrose
les recommandations à propos de la gonarthrose ont été révisées pour intégrer les progrès accomplis dans sa compréhension et son étude clinique. Les informations nouvelles concernent les traitements non pharmacologiques, les AINS administrés par voie orale, des injections intra-articulaires d’acide hyalorunique, des médicaments plus spécifiquement anti-arthrosiques et des indications des prothèses de genou.
L’importance de l’exercice régulier et des conseils éducatifs apparaît de plus en plus clairement mais la façon de mettre en œuvre des mesures préventives reste à préciser.
Pour ce qui est du rapport efficacité/acceptabilité respectif du paracétamol et des AINS, dont les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 (coxibs), il subsiste également quelques interrogations, mais à la lueur des essais cliniques les plus récents, l’avantage semble toutefois être en faveur des coxibs.
Les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (notamment du hyaluronane) ont fait l’objet d’une évaluation plus poussée, certes sur le plan de leur efficacité symptomatique, mais aussi pour ce qui est de leurs effets structuraux. Si les résultats de cette investigation plaident en faveur d’une certaine efficacité, le temps des injections systématiques, itératives ou cycliques n’est pas encore venu.
Voir également : Gonarthose : les inflitrations intra-articulaires de corticoïdes[Lire]
Les médicaments anti-arthrosiques, tels la diacereine et le sulfate de glucosamine, ont été évalués contre placebo. On peut conclure à un effet significatif en leur faveur sur la progression structurale de la maladie. La signification clinique de ce bénéfice anatomique reste à préciser.
Les indications des prothèses de genou face à une gonarthrose restent encore à évaluer sur le long terme.