European league against rheumatism 2007
Consensus sur la prise en charge de la fibromyalgie
Carville S, et coll. : "Evidence based recommendations for the management of fibromyalgia syndrome." Ann Rheum Dis 2007
Voir également :
---- la fibromyalgie
---- Diagnostic de la fibromyalgie
---- La fibromyalgie (www.sommeil-mg.net)
---- Fibromyalgie de l'adulte (HAS 2010)
EULAR 2007
Les recommandations sont basées sur 146 essais cliniques dont 39 concernaient des antidépresseurs, analgésiques, et autres mais 59 des interventions non pharmacologiques (traitement comportemental, éducation, diététique, et autres).
L’examen de ces études par un panel d’experts a abouti à un consensus sur 9 recommandations de qualité inégale (3 pouvant être qualifiées de fermes, 3 autres ayant la qualité d’opinion d’expert) du fait de la pauvreté de certaines données, ce qui a engendré la volonté de revoir ces recommandations tous les 5 ans.
Pyschothérapies
- Une évaluation complète de la douleur et du contexte fonctionnel et psychosocial est indispensable pour comprendre le syndrome fibromyalgique dans sa totalité, du fait de sa complexité, de son hétérogénéité et des nombreux facteurs intervenants (niveau de preuve IV D).
- Le traitement optimal de la fibromyalgie impose une approche multidisciplinaire qui devrait inclure la combinaison d’interventions pharmacologiques et non pharmacologiques.
Après discussion avec le patient, celles-ci devraient être adaptées avec le patient en fonction de l’intensité de la douleur, de critères fonctionnels, et d’autres aspects généraux tels que la fatigue, la dépression etc. (niveau de preuve IV D).
Chimiothérapie :
- Le tramadol est recommandé pour le traitement de la douleur (Ib A). Par ailleurs, si d'autres analgésiques tels que le paracétamol et les opioïdes faibles peuvent être employés, les corticostéroïdes et les opioïdes forts ne sont, eux, pas recommandés (IV D).
- Les antidépresseurs sont recommandés parce qu'ils réduisent la douleur et améliorant le niveau de fonctionnement (Ib A). L'amitriptyline, la fluoxétine, la duloxétine, le milnacipran, le moclobémide et le pirlindole ont démontré une certaine efficacité.
- Le tropisétron, le pramipexole et la prégabaline sont également recommandés parce qu'ils se sont montrés capables de réduire la douleur (Ib A).
Kinésithérapie - Physiothérapies
- Le traitement en piscine chauffée, avec ou sans exercice, est efficace (IIa B).
- Chez certains patients, un programme d’exercices adapté peut être utile. Ceci inclut des exercices aérobiques et des étirements (IIb C).
- Un traitement comportemental peut être utile chez certains patients (IV D).
- La relaxation, la réhabilitation, la physiothérapie, un support psychologique, …, peuvent être indiqués si le patient en formule la demande (IIb C).
ESCULAPE
Ces recommandations soulignent les difficultés de traitement d'une pathologie encore mal définie dont l'étiologie est probablement multifactorielle.
Il est assez étonnant que les troubles du sommeil (et leur prise en charge) ne soient pas soulignés
En accord avec le Docteur Guilhem Pérémarty responsable du site www.sommeil-mg.net nous pensons que le rôle du sommeil a été sous-estimé dans les recherches actuelles.
L’hypothèse du "syndrome d’hyposommeil" stipule qu’une perturbation des mécanismes du sommeil pourrait être à l’origine de ces dérèglements des systèmes de la douleur. http://www.sommeil-mg.net
 | . |
 |