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FIBROMYALGIE
Diagnostic différentiel

Extrait de Myalgies International, vol. 3 (1) : 5-62, 2004 sous presse.

Après le bilan paraclinique et en l’absence d’anomalies spécifiques, l’interrogatoire (circonstances déclenchantes, influence de l’effort ou de l’exercice physique sur les douleurs, signes musculaires associés, signes systémiques, fièvre) et l’examen évitent des investigations trop poussées qui peuvent renforcer l’inquiétude du malade.

L'existence de douleurs diffuses, de troubles du sommeil, de points douloureux à l'examen clinique, une diminution de la TIM (=/<221 mmHg) constituent une bonne orientation diagnostique. Elle permettra, bien qu'il n'existe pas à l'heure actuelle de thérapeutique miracle, une prise en charge des patients fibromyalgiques la plus adaptée possible, en sachant que le traitement est long et difficile. La confiance du malade, une bonne connaissance de la maladie par le médecin sont indispensables.

En 2016, un diagnostic à évoquer
La maladie de Lyme la « grande imitatrice »
Cette maladie peut évoquer surtout dans à la troisième phase de nombreuses maladies telles que : lupus, fibromyalgie, Parkinson, Alzheimer, arthrite chronique, certaines affections psychiatriques, maladies auto-immunes, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique… [Lire]


Voir également les critères de diagnostic ont été établis par l'American College of Rheumatology : [Lire]

Bilan d'une fibromyalgie clinique
    1/ Les indispensables
  • Hémogramme + VS + CRP : à la recherche d’un syndrome inflammatoire ou d’une éosinophilie sanguine, présents dans certaines parasitoses ou fasciites inflammatoires.
  • Ionogramme sanguin : à la recherche d’une hypokaliémie médicamenteuse (diurétique, corticoïdes) ou endocrinienne (hyperaldestéronisme).
  • Magnésium éryhtrocytaire : bien que faisant partie des RMO, dans ce contexte, il doit être pratiqué.
  • Calcémie, phosphorémie, calciurie, phosphaturie, phosphatases alcalines : pour éliminer une ostéomalacie et un diabète phosporé.
  • Urée, créatinine, uricémie : pour démasquer une insuffisance rénale ou une goutte sous-jacente.
  • CPK, transminases, aldolase : à la recherche d’une atteinte musculaire spécifique.
  • Bilan thyroïdien indispensable, du fait de la fréquence des anomalies musculaires en association avec une fibromyalgie et un dysfonctionnement thyroïdien (T4L, TSH US et anticorps).

    2/ Plus sophistiqués.... :
    Esculape : Certains de ces examens nous paraissent le plus souvent inutiles. Un bon interrogatoire, un examen clinique complet et compétent peuvent suffire à affirmer le diagnostic.
    Revoir les critères de diagnostic ont été établis par l'American College of Rheumatology : [Lire]

  • Cortisol plasmatique.
  • Sérologie rhumatoïde : à la recherche d'une PR débutante.
  • Anticorps antinucléaires, anti-DNA natifs (lupus) et antigènes antinucléaires solubles : pour éliminer une connectivite.
  • Sérodiagnostic de Lyme (la Borrhéliose se manifeste souvent par une symptomatologie proche de la fibromyalgie).
  • La lactacidémie d’effort, examen simple à réaliser en laboratoire, associée à une pyruvicémie, permet de détecter une anomalie métabolique musculaire ou orientée vers une pathologie mitochondriale.
  • Electromyogramme est parfois utile en cas de faiblesse musculaire.
  • Biopsie musculaire : Elle n’est jamais réalisée en première intention et pourra être envisagée en cas d’anomalie électromyographique ou métabolique musculaire avérée.
  • Scintigraphie osseuse et un groupage HLA B27 sont parfois nécessaires de manière à éliminer une spondylarthropathie.
  • RMN spectroscopique Il s’agit d’une exploration de deuxième intention réalisée uniquement dans certains centres spécialisés.
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