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SPID - FIBROMYALGIE - POLYENTHESOPATHIE







Syndrome associant des douleurs diffuses chroniques, mobiles avec enraidissement matinal et à prédominance axiale, rhizomélique touchant surtout les insertions tendineuses et les muscles. Il n'existe pas de $ inflammatoire biologique. Les femmes sont largement plus atteintes que les hommes.
Il parait également avoir des points communs - ou être associé - avec
le syndrome de fatigue chronique

La Fibromyalgie est reconnue par l'O.M.S. depuis 1992 et figure dans la liste ICO-10 rhumatisme non spécifié. Elle touche 2,2% de la population mondiale.
En France, on estime que plus de 1,3 millions de personnes sont atteintes ! A noter toutefois qu'elle peut se confondre ou être associée aux troubles musculo-squelettiques liés au travail (TMS)

Cette pathologie est trop souvent mal appréhendée par le corps médical, du fait qu'elle est scientifiquement mal connue et qu'elle revêt des symptômes multiples et variables dans le temps : c'est ainsi qu'handicap invisible, elle est ressentie comme "Mal partout et fatigue chronique" sans substratum biologique net. :



En 2016, un diagnostic à évoquer
La maladie de Lyme la « grande imitatrice »
Cette maladie peut évoquer surtout dans à la troisième phase de nombreuses maladies telles que : lupus, fibromyalgie, Parkinson, Alzheimer, arthrite chronique, certaines affections psychiatriques, maladies auto-immunes, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique… [Lire]


La pathogénie reste obscure mais plusieurs points sont à noter.
  • Eliminer une connectivite voire un rhumatisme inflammatoire par une recherche soigneuse d'éléments associés ( yeux, thyroïde, etc...) et éventuellement un bilan biologique.
  • Recherche soigneuse d'un foyer/inflammatoire chronique ( dents, sinus, intestin, gynécologique,etc...)
  • Est il apparu à la ménopause ? +++
  • Existe-t-il une dépression, stress, etc... associé ?
  • Des troubles du sommeil ? Non pas tant en quantité mais en qualité (asthénie matinale paradoxale)
  • Une asthénie inexpliquée évoluant depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois ($ de fatigue chronique)
  • Existe-t-il une origine post-quelque chose ? Grippe, accident, etc....

  • Diagnostic de la fribromyalgie ++++ (Critères de l'American College of Rheumatology )
  • Reconnaitre la Fibromyalgie
  • FIBROMYALGIE FRANCE Union Française des Adhérents Fibromylagiques
  • "Syndrome d'hyposommeil" : la fibromyalgie

  • A lire également " Fibromylagie : Hypothèse d’une insidieuse intoxication chronique">[Lien] ou en cas d'échec [copie locale])

TRAITEMENT
Etiologique si possible.
Voir : Traitement de la Fibromyalgie
Traitement hormonal substitutif +++.
LAROXYL Gttes 10 à 50 gouttes le soir par paliers progressifs. Autres
Antidépresseurs sérotoninergiques.
Il parait préférable d'éviter la plupart des benzodiazépines et les neuroleptiques

.

Symposium " AGORA DOULEUR SOMMEIL "
THERAPLIX et RHONE-POULENC RORER

Selon Moldofsky, psychiatre canadien, les sujets fibromylagiques ont un sommeil fragmenté càd un sommeil entrecoupé de nombreux micro-éveils. Ces anomalies ne sont pas dues à la douleur chronique mais en sont l'origine. Le sommeil n'a plus son rôle répérateur.
Expérimentalement, des symptomes analogues ) ceux de la fibromylagie ont été obtenus par fragmentation artificielle du sommeil profond chez des sujets indemnes. Les douleurs disparaissent ensuite en quelques nuits de sommeil normal.
Du point de vue neurochimique, la sérotonine parait être un bon candidat comme médiateur de la fibromylagie.
D'aprés le Dr Calander ( CHU de Montpellier ), elle joue un rôle dans la régulation du sommeil et dans la sensibilité à la douleur.

Esculape: Nous retrouvons là un début d'explication à des attitudes empiriques à la fois sur le trt de la fibromyalgie, la fatigue chronique ( et son analyse en dépression d'épuisement ), les troubles du sommeil et le vécu douloureux.
Notons toutefois que le PROZAC peut entrainer des troubles importants du sommeil... Sérotonine, récepteurs et autres neuromédiateurs nous réservent encore bien des surprises.
Voir
SPID - Trt
A suivre.

MAJ : 30.10.1997 :
L'étude de la migraine, céphalée de tension, fibromyalgie et du sevrage aux opiacés a permi de trouver dans ces 4 cas une hypersensibilité vasomotrice à la sérotonine et à la dopamine rattachée à un déficit central de ces 2 neurotransmetteurs (SICUTERI F : dopamine and 5 HT supersensisitivity in nonorganic central pain and in morphine abstinence. Neuropeptides and neuronal communication ED raven NY 1980)


.

RECONNAITRE LA FIBROMYALGIE
Source :
SFR : Société Française de Rhumatologie

La fibromyalgie, ou fibrosite (3), ou polyenthésopathie, ou syndrome polyalgique idiopathie diffus (1) est une entité douloureuse chronique encore controversée située aux confins de la rhumatologie et de la pathologie psychosomatique. Longtemps négligée, sa définition a évolué et depuis une dizaine d'années, de très nombreux travaux lui sont consacrés.

C'est Hench qui en 1976 proposa le terme de fibromyalgie et sa définition actuelle s'appuie essentiellement sur des données cliniques, dans la mesure où aucun marqueur biologique n'a jusqu'alors pu être individualisé.
Cette entité assez fréquente représenterait 6 à 20 % des consultation de rhumatologie. Syndrome douloureux chronique, la fibromyalgie peut débuter à l'adolescence, le plus souvent entre 20 et 35 ans et touche les femmes dans 70 à 90 % des cas. Les sujets se plaignent d'avoir "mal partout". La douleur est le symptôme majeur, ressentie comme une sensation de nouure muculaire accompagnée de points douloureux aux insertions musculo-tendineuses. La douleur est variable, aggravée par l'effort, la fatigue, le froid, l'humidité, le stress, le changement de temps, les positions longtemps maintenues dans la vie professionnelle ou les activités ménagères.
Le repos apporte habituellement un soulagement, bien que l'on observe parfois des paroxysmes nocturnes, un gonflement articulaire ou une raideur matinale pouvant à tort faire évoquer un rhumatisme inflammatoire.
- Les douleurs intéressent avant tout les régions cervico-scapulaires et lombofessières. Les extrémités des mains et des pieds sont habituellement respectées mais sont souvent le siège de sensations matinales de fourmillement ou de gonflement.
- La fatigue musculaire est le deuxième symptôme très fréquemment observé. Elle se manifeste le plus souvent lors d'activités qui nécessitent de travailler les bras en l'air, par exemple, laver les carreaux ou ranger de la vaisselle, porter des paquets ou se baisser.
- Ce tableau clinique s'accompagne fréquemment d'autres symptômes variés tels que céphalées de tension, colopathie fonctionnelle et surtout troubles du sommeil.
- Plus rarement, on signale des symptômes divers tels que des troubles génito-urinaires, un syndrome de Raynaud, un syndrome sec, un livedo...
- Des troubles psychiques peuvent être observés, le plus souvent à type d'état anxieux ou de syndrome dépressif, qu'il faudra prendre en compte dans la prise en charge thérapeutique.

Contrastant avec l'intensité de la plainte douloureuse, l'examen clinique apparait rassurant, en particulier ne retrouve pas d'épanchement articulaire, d'atteinte inflammatoire articulaire ou musculaire ou d'anomalie neurologique.
L'examen met en évidence de nombreux points douloureux à la pression, sans modification inflammatoire locale.
Dans la mesure où habituellement le patient se plaint spontanément que d'un nombre limité de zones douloureuses, il apparait important d'apprécier systématiquement la sensibilité douloureuse à la pression de 18 zones d'insertion tendino-musculaire le plus souvent concernées dans les syndromes fibromyalgiques (cf tableau).
On exerce ainsi une pression digitale modérée, habituellement non douloureuse (environ 4 Kg/cm2) sur ces 18 points musculo-tendineux, après avoir testé des points témoins normalement indolores à la pression situés au milieu du front, à la partie moyenne de l'avant bras et à la face antérieure de la cuisse.
- Selon les critères retenus par l'American College of Rheumatology en 1990, l'affirmation d'une fibromyalgie impose que l'on retrouve au moins 11 points douloureux sur 18 à la pression et que les douleurs diffuses durent depuis au moins trois mois (2).
- Pour d'autres auteurs (3) la présence d'au moins 5 points douloureux associés à l'existence de 3 autres critères mineurs suffisent pour affirmer le diagnostic.
Ces critères mineurs peuvent être soit un état anormal d'anxiété, une asthénie, des troubles du sommeil, une céphalées chronique, une colopathie fonctionnelle, une impression de gonflement des tissus mous, un engourdissement ou des paresthésies des extrémités, une aggravation de la douleur par l'anxiété ou le stress ou une influence de facteurs climatiques.

La fibromyalgie peut évoluer pendant des années avec un fond douloureux permanent entrecoupé de poussées entrainant souvent une importante gêne fonctionnelle mais jamais d'état d'invalidité. Sa persistance diminue de manière notable après 60 ans pour devenir exceptionnelle après 70 ans.
Face à un syndrome fibromyalgique, il apparait important d'exclure des pathologies organiques pouvant induire des états douloureux où se retrouvent des critères de fibromyalgie. En effet, toutes les pathologies ostéo-articulaires infectieuses (virales en particulier), auto-immunes, néoplasiques ou métaboliques peuvent être à l'origine de douleurs diffuses que l'on peut appeler fibromyalgie secondaire si l'on retrouve les critères. On évoquera la fibromyalgie primitive si l'on rapporte ces douleurs à une pathologie abarticulaire et si l'on élimine les autres causes de douleurs des tissus mous : bursite, ténosynovite, tendinite, panniculite...
Une évaluation clinique, radiologique et biologique est alors nécessaire confirmant l'absence de syndrome biologique inflammatoire, d'anomalies dysimmunitaires ou enzymatiques musculaires et d'atteinte radiologique.

REFERENCES
1. Benoist M., Boulu Ph., Fuster T.M., Kahn M.F., Cambier J. : Le syndrome polyalgique idiopathique diffus. Nouv. Presse Med., 1986, 15, 33, 1680-1682.
2. Wolfe F., Smythe H.A., Yunus M.B. et coll. : The American College of Rheumatology 1990 criteria for the classification of fibromyalgie. Report of the muticenter criteria committee. Arth. Rheum. 1990, 33, 160-172.
3. Yunus M. Masi A.T., Calabro J.J et al : Primary fibromyalgie (fibrositis). Clinical study of 50 patients with matched normal controls. Semin. Arthritis Rheum. 1981, 11, 151-71.


MAJ 02/2004 : L’IRM confirme l’état de souffrance des fibromyalgiques
Cook D et coll. : "Functional Imaging of Pain in Patients with Primary Fibromyalgia". J Rheumatol 2004;31(2):364-78. © Copyright 2004 http://www.jim.fr
Même si l’étude mentionnée ne prouve rien quant aux fondements de la fibromyalgie, ni à sa réalité en tant qu’entité unique, elle confirme cependant que l’on se trouve bien en face d’un mauvais fonctionnement du système nociceptif. Réalisée par l’une des sommités en la matière (Dane Cook est responsable des Chronic Fatigue Syndrome Cooperative Research Center and Departments of Radiology, Psychiatry, and Neurosciences de l’université de New Jersey, un département associé intimement au War-Related Illnesses and Injury Study Center), cette étude a utilisé la résonance magnétique fonctionnelle (fMRI) pour évaluer les réponses à des stimuli douloureux de deux groupes de femmes, 9 avec fibromyalgie (selon les critères ACR) et 9 volontaires saines.

Deux expériences ont été menées ; dans la première, une fMRI a été faite en dehors de tout stimulus douloureux tandis que les données psychopathologiques étaient récoltées et évaluées, dans la seconde, les candidates ont passé une fMRI tout en étant soumises à des stimuli douloureux et non douloureux selon une séquence pré-établie : pas de stimulus – stimulus non douloureux – stimulus douloureux (eau chaude à 47°C) – stimulus douloureux d’intensité identique - stimulus non douloureux. La première évaluation a ainsi confirmé que les femmes avec fibromyalgie étaient significativement plus sensibles à la douleur que le groupe contrôle (p<0.001). Les tests en fMRI ont montré que le groupe fibromyalgie présente une activité cérébrale significativement plus importante que le groupe contrôle quel que soit le stimulus (douloureux ou non) (p<0.01). Plus spécifiquement, ce sont les zones préfrontales, motrices, insulaires et corticales cingulaires antérieures (p<0.01) qui ont manifesté un comportement différent. La douleur s’explique donc physiologiquement chez les patientes fibromyalgiques. En attendant d’en trouver la cause ?
Dr Dominique-Jean Bouilliez

American College Of Rheumatology 60th
National Scientific Meeting October 18-22, 1996 in Orlando, Fla.


The discovery of physical abnormalities that may account for fibromyalgia was one of several pieces of good news
Physical Abnormality Discovered In Fibromyalgia Contrary to earlier speculation that fibromyalgia is part of a spectrum of affective disorders, researchers at the University of Alabama at Birmingham (UAB) have discovered physical abnormalities in patients with this chronic, painful disease that affects as many as 5% of the American population. Fibromyalgia has been difficult to diagnose because no blood or tissue abnormalities have been found in fibromyalgia patients, and there is no specific test for the condition.

According to the current study, people with fibromyalgia have diminished flow of blood to certain areas of the brain and increased levels of "substance P," a chemomediator of pain impulses from the periphery to the central nervous system.

"This finding should provide some relief to millions of people who've been told that their pain is all in their head," said chief investigator Laurence Bradley, PhD. Continued research, Dr. Bradley said, will help to determine why the blood flow is reduced and the levels of substance P are higher in people with fibromyalgia, and may lead to the development of effective treatments for the disorder.
Among the study subjects were 14 fibromyalgia patients under treatment at the UAB Rheumatology Clinic, 7 fibromyalgia "nonpatients" (community residents who met UAB criteria for the disorder, but were not being treated at UAB), and 10 healthy controls from the community. All were women with the exception of one man in the fibromyalgia patient group.
All study participants underwent single photon emission computerized tomography of regional cerebral blood flow (rCBF) in the brain's caudate nucleus and thalamus, and lumbar puncture to obtain cerebrospinal fluid (CSF) for substance P determinations by radioimmune assay. The test subjects also completed standardized measures of pain threshold, pain intensity, fatigue, depression, and anxiety.
The UAB fibromyalgia patients reported significantly higher pain intensity and demonstrated significantly lower thresholds and greater symptoms than the fibromyalgia nonpatients; these subjects, in turn, exhibited significantly lower thresholds and greater symptoms than did controls. However, both fibromyalgia patients and nonpatients, compared with controls, showed significantly lower mean rCBF levels across left and right caudate nucleus (0.78 +/- .02 vs .85 +/- .02), and significantly higher levels of CSF substance P (19.26 +/- 1.58 and 19.21 +/- 2.00, respectively, vs 12.83 +/- 1.92 in controls); the difference between CSF substance P in fibromyalgia patients and nonpatients was not considered significant.

The researchers concluded that caudate rCBF and CSF substance P abnormalities are found in persons with fibromyalgia, independent of healthcare-seeking behavior, symptom severity, or emotional distress; that fibromyalgia is most likely not an affective disorder; and that low caudate rCBF may occur in response to high sensory input associated with elevated CSF substance P.

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/rhumatologie/fibromyalgie.asp

MAJ 04/2004
Syndrome fibromyalgique.
Un tiers des patients atteints de fibromyalgies ont en même temps un " côlon irritable ". L'association est renforcée par les résultats anormaux du test respiratoire au lactulose dans les 2 pathologies.
* Test respiratoire au lactulose: utilisé pour diagnostiquer une multiplication bactérienne anormale dans le grêle. Après une dose orale de 50 g de lactulose ( ou de glucose ) dissout dans 180 mL d'eau, l'hydrogène et le CH4 sont mesurés en fin d'expiration pendant 2-3 heures à des intervalles de 15-30 minutes. La multiplication microbienne est indiquée par une augmentation des taux d'H2 et/ou de CH4 à des taux pouvant atteindre 100 ppm, quand le lactulose ou le glucose pénètrent dans l'intestin grêle.
Sensibilité: 90%.
Spécificité: 80%.
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the British Medical Journal du 24/04/2004
Pour en savoir plus : http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/328/7446/1024
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