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ALGODYSTROPHIE
Syndromes douloureux régionaux complexes

le syndrome de Sudeck
Syndrome algo-neuro-dystrophique, rhumatisme neuro-trophique, dystrophie sympathique réflexe (post-traumatique),
ostéoporose transitoire (forme médicale), syndrome épaule-main ou syndrome de Steinbroker.

. DEFINITION
Ce syndrome associe :
  • des douleurs d'une articulation ou d'une extrêmité, responsables d'une impotence ;
  • des troubles trophiques avec troubles vaso-moteurs et apparition retardée d'une déminéralisation épiphysaire ;
  • une évolution régressive, en théorie sans séquelle ;
  • une fréquente migration à d'autres localisations.
  • Les déminéralisations osseuses simples post-traumatiques sans syndrome clinique classique associé ne doivent pas être intitulées algodystrophie.

    L'algodystrophie est un diagnostic d'élimination ce qui impose d'écarter un certain nombre de diagnostics dont notamment une infection ostéo-articulaire.


    Les anglo-saxons distinguent deux grands types d'algodystrophie,
    ---- la forme post-traumatique (algodystrophie sympathique réflexe), (notamment) fréquente aux extrêmités (mains, pieds) où la déminéralisation épiphysaire est typiquement mouchetée
    ---- l'algodystrophie médicale (ostéoporose transitoire) dont le prototype est l'algodystrophie de la hanche et qui se manifeste sur les radiographies par une ostéopénie homogène.

    LES FACTEURS FAVORISANTS
    Le diabète, l'hypertriglycéridémie, l'hypothyroïdie peuvent favoriser l'apparition d'unealgodystrophie, en particulier sous la forme d'une capsulite de l'épaule.
    La prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion au moment du traumatisme (de par son effet sur la substance P et la bradykinine) et un niveau important de douleurs (après la fracture du poignet non chirurgicale en particulier) sont des facteurs de risque d'algodystrophie, de même que l'immobilisation totale qui doit être proscrite

    IMAGERIE
    Radio, scintigraphie, IRM
    Tous les signes peuvent manquer pour l'épaule et le pied

    LE TRAITEMENT
    Il semble d’autant plus efficace qu’il est entrepris précocement. Il n’est pas strictement codifié, et peut faire appel aux médicaments et aux techniques de la rééducation.

    Le repos est indiqué en phase initiale. Pour le membre inferieur, on recommande la suppression de l'appui tant que persistent les douleurs, mais l'immobilisation stricte doit etre proscrite.

    1. Parmi les médicaments habituellement utilisables, il faut citer :
    Antalgiques, Anxiolytiques, Antidépresseurs
    AINS voire corticothérapie courte [Lien]
    Calcitonine injectable longtemps utilisée à fortes doses a été recusée par l'Afssaps [Lire]
    Béta-bloquants
    Mésothérapie, acupuncture
    Biphosphonates ++

    2. La rééducation a pour but d’éviter les enraidissements articulaires.

    L‘ÉVOLUTION de la maladie dure plusieurs mois.
    Dans 60 à 75% des cas elle peut disparaître sans séquelles en 6 à 12 mois.
    Dans 25 à 40% des cas, elle peut durer plus longtemps (jusqu’à 2 ans), et laisser des séquelles définitives à type de raideurs articulaires, de perte de force, et/ou de douleurs.
    A consulter :
  • Univ-Rennes 1
  • Health.fgov.be
  • http://www.dolor.ch/htm/dol004f.htm
  • Afssaps : Médicaments à base de calcitonine : modification des indications thérapeutiques et des schémas posologiques [Lire]
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