Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente
Les troubles psychiatriques iatrogènes
L'important c'est d'y penser !!!!

De principe la iatrogénicité doit être une inquiétude de tous les troubles aigus en particulier chez le sujet agé et l'enfant
Certains médicaments peuvent entraîner des troubles psychiques plus ou moins sévères dans le déclenchement desquels peuvent intervenir la posologie trop élevée et la susceptibilité particulière du sujet : sujet âgé, sujet présentant des antécédents psychiatriques.

Tous les troubles du comportement peuvent être rencontrés, en particulier :

  • une confusion mentale,
  • des troubles de l'humeur : dépression ou manie,
  • des états délirants.
La disparition des troubles à l'arrêt du produit demeure l'argument essentiel de l'étiologie iatrogène.

Voir également : Etiologies organiques de troubles psychiatriques
Voir également : Hallucinations iatrogènes
Voir également : Comportements violents - agressivité iatrogènes

Les médicaments le plus souvent en cause
: Liste non limitaive....

- Les Inhibiteurs de la pompe à protons

- Les Coxibs et les autres AINS

- Les antalgiques comme la codéine, le dextropropoxyphène

- les corticoïdes dont les effets sont les mêmes que dans le syndrome de Cushing : Les troubles psychiques y sont fréquents. Il s'agit le plus souvent de manifestations dépressives d'intensité modérée, parfois d'une euphorie, d'anxiété, d'insomnie ou d'irritabilité. Plus rarement se constitue un tableau d'allure psychotique : mélancolie délirante ou plus exceptionnellement état maniaque. Les tableaux schizophréniformes sont rares, plutôt sous forme d'épisodes hallucinatoires aigus

- Les anti-hypertenseurs d'action centrale> et les ß-bloquants liposolubles ainsi que les antagonistes calciques peuvent entraîner des épisodes dépressifs. Les ß-bloquants peuvent provoquer des cauchemars et des hallucinations visuelles nocturnes.

- Les contraceptifs oraux sont souvent incriminés dans la survenue de troubles psychiques mineurs : irritabilité, manifestations dépressives, surtout dans le cas de produits fortement dosés en progestatifs.

- La digitaline : l'apparition de signes neuropsychiques : céphalées, troubles du sommeil, vision colorée (auréole jaune ou verte autour des objets, encore appelée dyschromatopsie) doit faire évoquer un surdosage. Des troubles de vigilance, un délire hallucinatoire peuvent être les premiers signes d'une intoxication.

- Les anti-cholinergiques peuvent entraîner des psychoses atropiniques iatrogènes : agitation incohérente, délire hallucinatoire surtout zoopsique, confusion mentale avec ataxie surtout chez le sujet parkinsonien âgé si les doses sont élevées. Le risque de tel effet secondaire existerait même avec les collyres anti-cholinergiques. En milieu psychiatrique, l'utilisation de ces anti-parkinsoniens comme correcteurs des effets extra-pyramidaux des neuroleptiques peut induire des accidents toxiques qui seront méconnus car rapportés à tort à l'affection psychiatrique en cours.

- Les neuroleptiquessont réputés dépressogènes à long terme. Ces tableaux dépressifs doivent être distingués de leurs effets inducteurs d'un syndrome akinéto-hypertonique et d'indifférence.

- La L-dopa peut entraîner chez le sujet parkinsonien : des bouffées anxieuses, une agitation, des troubles confusionnels et/ou délirants, un état dépressif et plus rarement une hypomanie. Ces troubles apparaissent en général après plusieurs mois de traitement et surtout chez des sujets détériorés ou présentant des antécédents psychiatriques.

- Les hypoglycémiants peuvent entraîner des troubles psychiques : troubles des fonctions intellectuelles, manifestations dysphoriques. Il faut alors penser à un surdosage.

- Les traitements anti-paludéens (en particulier la MEFLOQUINE, LARIAM) : insomnie anxiété voire dépression, épisode délirant aigu . Ces traitements peuvent favoriser l'apparition d'un épisode dépressif chez des patients traités pour une maladie maniaco-dépressive.

- les antituberculeux (isoniazide, éthionamide) peuvent induire des épisodes dépressifs et des épisodes confuso-délirants ou confuso-maniaques.

.
Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente