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DEPRESSION
Les MG ONT RAISON !

15 % des Français âgés de plus de 16 ans
sont touchés par la dépression

En 1996-1997, 14,9% des personnes âgées de plus de 16 ans sont dépressives et ce taux est nettement plus élevé chez les femmes (20%) que chez les hommes (9%), selon les données de l'enquête annuelle Santé et Protection sociale du Centre de recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé (CREDES).

Cette enquête, menée auprès d'environ 10.000 personnes représentatives de 95% des ménages ordinaires, a utilisé deux types de questionnaires.
  • D'une part, les personnes interrogées pouvaient se déclarer spontanément dépressives à partir d'une liste de maladies.
  • D'autre part, l'enquête a analysé leurs réponses à une liste de questions empruntées à une méthode reconnue, le Mini International Neuropsychiatric Interview (ou Mini) qui permet de déceler la maladie.
  • "Selon la méthode utilisée, la prévalence de la dépression varie du simple au double", relève le CREDES.
    Alors que près de 7% des personnes de 16 ans et plus se déclarent spontanément dépressives, le Mini révèle près de 12% de dépressifs estimés après questionnement.
    En croisant les résultats des deux modes d'évaluation, l'enquête du CREDES distingue en fait 4 catégories de "dépressifs".
    ---- "Pour 8% des enquêtés, le Mini révèle une dépression alors qu'elle n'est pas déclarée spontanément", souligne l'étude. ---- "Seuls 3,8% se déclarent dépressifs et sont repérés également par le Mini. 2,5% déclarent une dépression sans en avoir les symptômes.
    ---- 0,5% consomment des antidépresseurs sans se déclarer dépressifs ou être repérés par le Mini".
    ---- Parmi ceux se déclarant spontanément dépressifs, 90% estiment s'être traités dans l'année, 40% ont consulté un médecin et/ou acheté des médicaments pour cette maladie au cours du mois
    ---- Plus de 50% ont consommé un psychotrope la veille de l'enquête.
    ---- "En revanche, les dépressifs repérés par le Mini uniquement ont un niveau de recours aux soins pour des symptômes rattachables à une dépression très faible, de l'ordre de 8% en un mois", note le CREDES.
    ---- Et ils sont seulement "13% à avoir consommé un psychotrope la veille".

    L'enquête en déduit que "la consommation d'antidépresseurs est presque toujours liée au diagnostic de la dépression" et qu'"une partie de la population n'est pas traitée alors qu'elle devrait l'être". Paradoxalement, le CREDES soulignait en 1994 que la consommation d'antidépresseurs en France était déjà 2 à 4 fois plus élevée qu'en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.
    La prévalence de la dépression déclarée a été multipliée par 6 entre 1970 et 1997. L'étude explique "l'augmentation très importante entre 1970 et 1981" (prévalence multipliée par 4,4) à la fois par le développement de la connaissance, les efforts d'information du corps médical auprès des patients, et l'essor du marché des anti-dépresseurs pendant cette période.

    Pour en savoir plus : "Prévalence et prise en charge médicale de la dépression, France 1996-1997", Annick Le Pape, Thérèse Lecomte, CREDES, septembre 1999, 100 p., 140 F. www.credes.fr
    Voir également : Dépression : Ras le bol!
    Voir également : Dépression : Je suis con !
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