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PHYTOESTROGENES / PHYTO-OESTROGENES
Beaucoup d'incertitudes en 2003

Dans le N°242 le la revue Prescrire (242,603-609) :
[Prescrire]

"Les phytoestrogènes chez les femmes ménopausées : Peu d'effets avérés pour un risque qui reste à évaluer". Cette mise au point souligne la modestie des effets bénéfiques prévisibles, et la méconnaissance des risques, en particulier des extraits à forte teneur en phytooestrogènes chez les femmes ménopausées

Peu d'effets avérés pour un risque qui reste à évaluer

On prête des effets bénéfiques sur la santé aux phytoestrogènes et aux plantes qui, telles que le soja, en contiennent une grande quantité. Les résultats des essais cliniques, pour la plupart de qualité insuffisante, sont plutôt en faveur d'un faible effet d'une alimentation riche en soja ou de la consommation d'extraits enrichis en phytoestrogènes sur les bouffées de chaleur.
Leur effet sur les autres symptômes n'a pas été évalué.
Aucun risque particulier n'a été signalé avec la consommation alimentaire de soja. Les risques d'une utilisation de doses massives au long cours n'ont pas été suffisamment évalués pour exclure des risques liés aux effets oestrogéniques.

Chez les femmes gênées par les bouffées de chaleur, et ne voulant pas (ou ne devant pas) prendre un traitement hormonal substitutif, un recours de courte durée aux phytoestrogènes peut être envisagé.

Ces patientes doivent être objectivement informées de la modestie des effets bénéfiques prévisibles, et de la méconnaissance des risques (probablement faibles en cas de durée courte). En cas d'antécédent de cancer du sein, aucune donnée solide ne permet d'étayer le conseil.

Il est regrettable que les extraits à forte teneur en phytoestrogènes ne bénéficient pas d'un cadre légal, tel que le statut de médicament, qui contraindrait les firmes qui les commercialisent à apporter des preuves tangibles de leur activité et de leur innocuité (p. 603-609)

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MAJ 04/2000 (Source FEMIWEB)

Une étude en double aveugle, effectuée par des cancérologues, sur des patientes ménopausées, prises en charge pour néo du sein, a comparé 150 mg d'isoflavones à un placebo. 150 patientes ont pris tour à tour 4 semaines de l'un et de l'autre. Résultats : Pas de différence d'efficacité sur les bouffées de chaleur. Pire : 37% ont préféré le placebo et 33% les phyto-oestrogènes.
Evaluation of Soy Phytoestrogens for the Treatment of Hot Flashes in Breast Cancer Survivors.
Quella S, Loprinzi C, Barton D, et al.
J Clin Oncol. 2000;18:1068-1074

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Les résultats de l'étude contrôlée "ICE"

252 femmes de 45 à 60 ans, ayant de fréquentes bouffées de chaleur, ont été réparties en 3 groupes : placebo, ou recevant deux dosages d'isoflavone (57 ou 72 mg/j). Après 3 mois, la fréquence des bouffées de chaleurs est identique dans chaque groupe.

Phytoestrogen supplements for the treatment of hot flashes: the Isoflavone Clover Extract (ICE) Study: a randomized controlled trial.
Tice JA, Ettinger B, Ensrud K, Wallace R, Blackwell T, Cummings SR.
Division of General Internal Medicine, Department of Medicine, University of California, San Francisco 94143, USA. jtice@medicine.ucsf.edu CONTEXT:
Clinical trials demonstrating increased risk of cardiovascular disease and breast cancer among women randomized to hormone replacement therapy have increased interest in other therapies for menopausal symptoms. Dietary supplements containing isoflavones are widely used as alternatives to hormonal therapies for hot flashes, but there is a paucity of data supporting their efficacy.
OBJECTIVE:
To compare the efficacy and safety of 2 dietary supplements derived from red clover with placebo in symptomatic menopausal women.
DESIGN, SETTING, AND PARTICIPANTS:
Randomized, double-blind, placebo-controlled trial of menopausal women, aged 45 to 60 years, who were experiencing at least 35 hot flashes per week. The study was conducted between November 1999 and March 2001 at 3 US medical centers and included women who were recently postmenopausal (mean [SD], 3.3 [4.5] years since menopause) experiencing 8.1 hot flashes per day. Women were excluded if they were vegetarians, consumed soy products more than once per week, or took medications affecting isoflavone absorption.
INTERVENTION:
After a 2-week placebo run-in, 252 participants were randomly assigned to Promensil (82 mg of total isoflavones per day), Rimostil (57 mg of total isoflavones per day), or an identical placebo, and followed-up for 12 weeks. MAIN OUTCOME MEASURE: The primary outcome measure was the change in frequency of hot flashes measured by participant daily diaries. Secondary outcome measures included changes in quality of life and adverse events.
RESULTS:
Of 252 participants, 246 (98%) completed the 12-week protocol. The reductions in mean daily hot flash count at 12 weeks were similar for the Promensil (5.1), Rimostil (5.4), and placebo (5.0) groups. In comparison with the placebo group, participants in the Promensil group (41%; 95% confidence interval [CI], 29%-51%; P =.03), but not in the Rimostil group (34%; 95% CI, 22%-46%; P =.74) reduced hot flashes more rapidly. Quality-of-life improvements and adverse events were comparable in the 3 groups.
CONCLUSION:
Although the study provides some evidence for a biological effect of Promensil, neither supplement had a clinically important effect on hot flashes or other symptoms of menopause.

Par ailleurs.....

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