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Puberté précoce chez les filles
Traiter tôt par la metformine semble bénéfique

Source :
Décembre 2010
Traiter tôt par la metformine les jeunes filles présentant une puberté précoce pourrait retarder l'apparition des premières règles, augmenter la stature post-ménarche et diminuer le risque d'ovaires polykystiques. C’est ce qu’indique une étude hispano-belge publiée dans Fertility and Sterility.

Les filles de petit poids de naissance ayant une puberté précoce (avant 12 ans) sont à risque d'avoir une taille finale inférieure à la moyenne et de présenter un syndrome des ovaires polykystiques. Une insulinorésistance hyperinsulinémique est soupçonnée de jouer un rôle-clé dans ce processus.

Une équipe de l'université de Barcelone a évalué l'intérêt d’un traitement précoce à la metformine – agent insulino-sensibilisant utilisé en première intention dans le diabète de type 2 – dans une étude randomisée ouverte auprès de 38 patientes atteintes de puberté précoce. Le traitement a été instauré à l'âge de 8 ans chez la moitié d’entre elles, tandis que l'autre moitié est restée sans traitement. La durée du traitement a été de quatre ans. Les patientes ont été suivies en moyenne deux ans après l'apparition des premières règles.

Résultats : l'âge d'apparition des premières règles a été significativement retardé d'environ un an dans le groupe sous metformine (premières règles à 12,5 ans dans ce groupe, versus 11,4 ans dans le groupe non traité). Environ 15% des filles « seulement » étaient réglées avant l’âge de 12 ans dans le groupe metformine, contre 85% dans le groupe sans traitement.

Evaluées en post-ménarche, à un stade de la maturation adolescente similaire dans les deux groupes, les jeunes filles sous metformine avaient un gain de taille supérieur à celles du groupe non traité. Leur taille était plus proche de la taille cible, à 0,6 cm dans le groupe metformine, versus 4,8 cm dans le groupe non traité.

De plus, les patientes sous metformine étaient plus minces, présentaient moins de graisse hépatique et viscérale et avaient des niveaux plus favorables d'insuline, d'androgènes et de lipides circulants. Leur risque d’évolution vers un syndrome des ovaires polykystiques était ainsi diminué.

A suivre...
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