Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
SYNDROME D'HYPERACTIVITE
DE L'ENFANT

Le $ d'hyperactivite de l'enfant ( hypermotricité / impulsivité) s'accompagne d'un trouble déficitaire de l'attention rendant l'enfant " insupportable " càd avec retentissement scolaire, social et familial et/ou perception d'une souffrance de l'enfant et/ou de son entourage.
Rarement évoqué en France, il semble que le diagnostic (et le traitement) soit porté par excés aux USA. En France, des spécialistes estiment toutefois que la proportion d'enfants hyperactifs se situerait entre 3 et 5 % des enfants scolarisés
. Il reste néanmoins difficile de marquer la frontière entre un enfant " normalement " turbulent " et un contexte pathologique réel.

Cependant, les vrais hyperactifs existent bel et bien. Ils souffrent d'un déficit neurochimique d'origine fortement héréditaire. Lorsqu'un des parents est atteint, l'enfant a une chance sur deux d'hériter du problème. Lorsque les deux parents le sont, leur enfant est pratiquement assuré de " tester positif ". Des études sur des jumeaux identiques ont démontré une concordance de la maladie dans plus de la moitié des cas. C'est sans doute la maladie psychiatrique où la composante génétique est la plus forte.
(Source : http://www.cybersciences.com/cyber/4.0/sept98/ritalin.htm)

Voir également la mise à jour du conseil de l'Europe HYPERACTIVITE-TROUBLES DE L'ATTENTION : DES EXPERTS DU CONSEIL DE L'EUROPE SOUTIENNENT LA RITALINE® (Décembre 1999)
Voir également Hyperactivité et Ritaline® : le pour et le contre / François Bange, Marie-Christine Mouren-Siméoni http://www.john-libbey-eurotext.fr/articles/a310BD90B/index.htm

SEMIOLOGIE:
---- Hyperactivité motrice : incapacité à rester en place
---- Incapacité à se concentrer, à organiser des tâches
---- Inattention Grande sensibilité aux distractions
---- Perte ou oubli fréquents d'objets d'activité scolaire
---- Impulsivité : besoin d'interrompre les autres, incapacité à attendre son tour

Tous ses signes peuvent être associés (50 à 80 % des cas ) à:
---- Troubles de l'apprentissage de type dyslexie, dysorthographie,dyslexie visio-attentive
---- Troubles oppositionnels ( provocation,)
---- Troubles émotionnels de type anxiété ou dépression pouvant inhiber le versant agressif et impulsif
(Source Hypsos.com - cf infra)).

ETIOLOGIE
Hypothèse d'un déficit dans l'activation de certaines structures cérébrales impliquées dans le trt de l'information.
La régulation de la dopamine parait être en première ligne.
Les psychostimulants amphétaminiques activent ces strutures

NB NB : UNE PISTE : LE FER
Selon le Dr Konofal (Neurophyschiatre Hôpital Robert Debré Paris), 84 % des enfants hyperactifs souffriraient d'une déficience en fer. Un contrôle de la sidérémie est donc conseillée et une supplémentation faite en cas de carence

CAT - TRAITEMENT
Possibilité de trt par RITALINE ( méthylphénidate) qui augmente l'activité catécholaminergique du sytème dopaminergique.
En France, la mise en route aprés 6 ans par pédopsychiatre ou neurologue d''un hôpital public sur carnet à souche avec autorisation écrite des parents.

la Ritaline® (méthylphénidate) de Novartis. Ce n'est pas une amphétamine mais un analogue de la pipéridine. En Europe,ce produit est utilisé depuis 1958 au Danemark, puis progressivement dans les autre pays (n.b. en France que depuis 1996 !!)
A Genève, certains praticiens ont un recul de plus de 20 ans . Ce recul est suffisant pour affirmer l’absence d’effets secondaires tels qu’accoutumance, dépendance et autres.
La Ritaline ® est efficace dans 75 % des cas.
D'autres psychostimulants peuvent être utilisés si peu de réponses à la Ritaline® :
- Dexedrine® (dextroamphétamine)
- Stimul® (pemolinum), appelé Cylert aux USA

MAJ 05/2006
Communiqué de presse de La Revue Prescrire. Numéro 272, mai 2006

Hyperactivité de l'enfant avec troubles de l'attention : le méthylphénidate en dernier recours seulement
La thérapie comportementale est efficace dans la majorité des cas d'enfants présentant une hyperactivité avec troubles de l'attention. Le méthylphénidate (Ritaline°, Concerta°) doit rester un recours de dernière ligne, en raison notamment du risque d'effets indésirables graves, dont effets cardiaques mortels.

Chez l'enfant, le diagnostic de syndrome d'"hyperactivité avec déficit de l'attention" repose sur des symptômes non spécifiques, dont les limites sont floues. Chez environ 75 % des enfants, les thérapies comportementales sont efficaces. Le méthylphénidate (Ritaline°, Concerta°) est un amphétaminique à n'utiliser qu'en dernière ligne chez certains enfants dont le comportement reste perturbé avec des conséquences sociales, scolaires et familiales préoccupantes, malgré les prises en charge non médicamenteuses.

Dans son numéro de mai, la revue Prescrire rapporte les données de pharmacovigilance de l'Agence étatsunienne du médicament (FDA). Ces données confirment que le méthylphénidate, déjà connu pour augmenter la pression artérielle et le rythme cardiaque, est à l'origine d'effets indésirables cardiovasculaires graves et est même impliqué dans des cas de décès.

Le méthylphénidate expose à des risques disproportionnés en cas de dérapage de prescription, notamment à des enfants simplement turbulents. Le méthylphénidate doit être réservé à quelques situations très particulières.

MAJ 01/2006
« Le magnésium testé sur les enfants hyperactifs »
Dans l’hyperactivité, une équipe médicale de Nîmes (Gard) soigne les enfants, avec succès, grâce au magnésium. Ce nouveau traitement doit être accrédité par la communauté scientifique.
alors que jusqu’ici, les médecins s’accordaient pour placer la dopamine, une hormone du cerveau, à l’origine de cette pathologie. L’équipe [du CHU de Nîmes) apporte une autre interprétation des causes de la maladie.
Selon le Dr Marianne Mousain-Bosc, pédiatre au CHU, qui déclare : « Nous avons mesuré le taux de magnésium chez 40 enfants hyperactifs, et nous avons découvert chez tous ces patients des courbes très basses. D’autre part, ce sont souvent des enfants dont les parents aussi manquent de magnésium. De nombreuses mères souffrent de spasmophilie ».
En compensant ces carences constatées, les symptômes des 40 premiers petits patients ont disparu après 4 mois. Sans guérison définitive : les médecins recommandent donc plusieurs cures par an, à vie. Ce traitement «naturel» de l’hyperactivité a éveillé l’intérêt des chercheurs, sans les convaincre totalement, notamment sur la méthodologie et l’échantillon étudié ».

Voir également : Les enfants hyperactifs
Voir également le site www.hypersupers.org
Voir également : , Société canadienne de pédiatrie (SCP) Ritaline : A consulter absolument (posologie, EI, CI, etc..)
Voir également : Hyperactivité et troubles associés
Voir également : Elaine Un autre site avec de nombreux liens .

Extrait du texte Ritaline (, Société canadienne de pédiatrie (SCP)) : (http://www.hypsos.ch/traitements/ritaline-cps.htm)

De nombreuses études corroborent que le méthylphénidate améliore de façon efficace l'attention et le comportement.2-4 Douglas et ses collaborateurs ont observé des améliorations à court terme dans la production et la précision du travail scolaire, de même que dans l'apprentissage, et leurs résultats suggèrent que le traitement favorise la prise en charge par l'enfant lui-même de la correction de son comportements.5 Une autre étude plus importante encore pour la plupart des parents révèle que les jeunes adultes traités au méthylphénidate pendant trois ans ont un plus faible taux de délinquance et d'accidents de véhicules à moteur que les sujets témoins. Il ont aussi plus de facilité à s'entendre avec les autres et ont une meilleure estime de soi.

Les effets secondaires les plus fréquents, dont la diminution de l'appétit, l'insomnie, la sensation de réplétion et les pleurs ou l'hyperémotivité, peuvent être évités si les comprimés sont pris avec des aliments, ou par un ajustement de la posologie et du schéma posologique.
La sédation est un effet secondaire indésirable et non un objectif thérapeutique. Les effets sur l'appétit et la croissance semblent être fonction de la dose,7 toute réduction de la taille finale (ce qui est rare) étant minime. Les parents devront être prévenus que le traitement au méthylphénidate peut déclencher des tics. Des antécédents familiaux ou personnels de tics ou des antécédents familiaux de syndrome de Tourette seraient donc des contre-indications relatives à ce traitemen

t.3 Shaywitz et ses collaborateurs ont procédé à une étude des caractéristiques psychopharmacologiques du méthylphénidate.8 Comme la réponse peut varier considérablement à des doses de 0,3 à 1,0 mg/kg,4 chaque cas exige un suivi. On devra conserver la plus faible dose efficace. Une seule dose quotidienne de 0,3 mg/kg a provoqué une importante amélioration chez de nombreux enfants. Il est facile de déterminer le besoin d'une dose en mi-journée ou en mi-après-midi et d'en surveiller les effets. La réduction maximale de l'hyperkinésie ne doit pas être mise en équation avec l'amélioration optimale de l'apprentissage et de l'impulsivité. On devra utiliser un questionnaire établi, comme le ACTeRS Profile de l'Institute for Child Behavior and Development de l'université de l'Illinois, Champaign, l'échelle de Conners,9 le questionnaire de Werry 1O ou autres,11 pour évaluer les effets du méthylphénidate sur le comportement scolaire. De plus, le médecin devra recourir à l'aide du psychologue de l'école afin de s'assurer que les évaluations sont faites et d'établir un programme de thérapie du comportement.

Le médecin doit être à la disposition des parents pour ce qui a trait à la surveillance des effets du médicament et l'ajustement de la posologie. La décision de suspendre l'administration du médicament pendant les fins de semaines ou au cours de l'été doit se prendre sur une base individuelle, en fonction des besoins de l'enfant. Comme les effets secondaires sont rares, il n'existe aucune raison logique de priver les enfants et leurs parents des bienfaits de la valorisation et de la dynamique familiale que procure l'administration quotidienne de méthylphénidate, s'il est indiquée, cette thérapie médicamenteuse devant se poursuivre aussi longtemps que ses effets favorables sont manifestes. Au moins une fois par année, on devra tenter de suspendre le traitement, à l'insu des intervenants de préférence. Il est essentiel de procéder à des mesures en série de la taille, du poids et de la pression sanguine.

À cause de l'absence d'études cliniques probantes à cet effet, l'industrie pharmaceutique ne recommande pas l'usage des psychotoniques chez les enfants d'âge préscolaire. Le diagnostic différentiel de l'hyperactivité avec déficit de l'attention chez les sujets appartenant à ce groupe d'âge est très long et les critères objectifs de diagnostic ne font pas l'unanimité. On n'utilisera donc la thérapie médicamenteuse qu'en cas de crise, dans les cas les plus symptomatiques.

Il est important que les parents ne se sentent pas contraints par les enseignants, les psychologues et les médecins d'accepter le traitement aux psychotoniques pour leur enfant. Le médecin devra aussi trouver le temps d'expliquer à chacun des enfants, dans des mots adaptés à son âge, les raisons du traitement. Les parents devront être informés des méthodes et des critères de diagnostic, de même que des effets secondaires possibles, ce qui est particulièrement important étant donné que les parents sont bombardés d'information erronée par les médias. Les renseignements devront être donnés par écrit dans un langage accessible aux personnes auxquelles ils sont destinés. Le méthylphénidate et les autres psychotoniques sont toujours prescrits à titre d'essai et devront être présentés sans équivoque comme des médicaments. La thérapie médicamenteuse devra toujours être un appoint aux interventions des thérapeutes et des éducateurs, telles qu'elles sont établies en fonction des évaluations médicales et psychoéducatives.

Si on suit ces lignes directrices, il n'y a pas de raisons de priver les enfants qui en ont besoin des immenses effets favorables du méthylphénidate. Nous approuvons en toute confiance l'usage de ce médicament en tant qu'appoint sûr et efficace à la thérapie psychoéducative chez les enfants et les adolescents atteints d'hyperactivité avec déficit de l'attention.

Pour en savoir plus : Diagnostic et traitement au méthylphénidate chez les médecins canadiens.
Rapport final par le Factor Research Group, daté du 20 août 1999. Site éditeur Santé Canada. Méthodologie - Échantillonnage démographique - Tous les répondants - Les répondants qui traitent le THADA. Texte intégral accessible au format html, illustré d'informations chiffrées, de schémas et de graphiques; formulaire de l'enquête.
Voir également : Diagnosis and Treatment of Attention Deficit Hyperactivity Disorder National Institutes of Health Consensus Development Conference Statement November 16-18, 1998
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente