Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente
Bronchiolite
QUELS SONT LES CRITÈRES CLINIQUES DE GRAVITÉ
À CONSIDÉRER POUR UN RECOURS HOSPITALIER ?

[Texte complet]

Une bronchiolite commence comme une simple rhinopharyngite, avec une légère fièvre, un nez qui coule et une toux sèche. Le nourrisson présente ensuite une gêne respiratoire. Il est agité et repousse ses biberons. Ses bronches sont encombrées par des sécrétions qu’il n’arrive pas à évacuer.

La plupart du temps, la bronchiolite évolue sans complications et les difficultés respiratoires disparaissent spontanément en quelques jours. Néanmoins, certains enfants sont durablement gênés ou présentent des récidives fréquentes. Une fièvre élevée, une otite ou des sécrétions purulentes doivent alerter sur une possible surinfection bactérienne qui nécessite l’administration d’antibiotiques. Dans 1 % des cas, l'enfant doit être hospitalisé suivant des critères bien précis élaborés avec la Haute Autorité de Santé (HAS).

Tableau 1 L’hospitalisation s’impose en présence d’un des critères de gravité suivants :
  • aspect “ toxique ” (altération importante de l’état général)
  • survenue d’apnée, présence d’une cyanose
  • fréquence respiratoire > 60/minute
  • âge < 6 semaines
  • prématurité < 34 SA, âge corrigé < à 3 mois
  • cardiopathies sous-jacente, pathologie pulmonaire chronique grave
  • saturation artérielle transcutanée en oxygène (SpO² tc) < 94 % sous air et au repos ou lors de la prise des biberons
  • troubles digestifs compromettant l’hydratation, déshydratation avec perte de poids > 5 %
  • présence d’un trouble de ventilation confirmé par une radiographie thoracique, pratiquée d’après des arguments cliniques.
Tableau 2 Les critères cliniques de gravité à considérer pour un recours hospitalier, outre les situations à risque majeur précitées (cf. tableau 1) :
  • Facteurs cliniques :
    • importance de l’altération de l’état général
    • intensité de la gène respiratoire
    • âge de l’enfant.
  • Données anamnestiques devant tenir compte de :
    • l’observation parentale de l’enfant (“ malaise ”, troubles du comportement)
    • des antécédents
    • du caractère traînant de la gêne respiratoire.
  • Données environnementales :
    • les capacités de la famille en termes de surveillance, de compréhension, d’accès aux soins
    • les conditions de vie de l’enfant et les ressources sanitaires locales.
Tableau 3 : Le médecin dispense à la famille une information précise et s’assure de la bonne compréhension des signes d’aggravation tels que :
  • Refus d’alimentation
  • Troubles digestifs
  • Changement de comportement
  • Détérioration de l’état respiratoire
  • Élévation thermique.
[Texte complet]

.
Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente