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Attention aux cosmétiques chez l'enfant !
10e Congrès mondial de dermatologie pédiatrique
Marcoux D : « Adverse reactions to cosmetics in children » X World congress of pediatric dermatology. Rome 7-10 juillet 2004 - 2004 http://www.jim.fr

.La fréquence des accidents cutanés liés aux cosmétiques a augmenté de 30 % chez l'enfant entre 1989 et 1991 !

Les effets secondaires des cosmétiques chez l’enfant s’apparentent plus fréquemment à une dermite d’irritation qu’à une allergie vraie.
Plus l’enfant est jeune, plus sa peau est en effet susceptible d’être altérée. Le sexe féminin, la peau blanche, les phototype I et II sont davantage exposés à ces incidents et les produits responsables sont multiples : savons, shampooings, agents hydratants, crèmes solaires, bains moussants..

En ce qui concerne les dermatoses allergiques authentiques de l’enfant, les cosmétiques en représentent la première cause.
Les enfants souffrant de dermatite atopique ont un risque plus élevé d’allergie de contact tout comme de dermite irritative. A partir de l’âge de dix ans, l’incidence des dermatites de contact rejoint celle de l’adulte.

Les agents le plus souvent responsables sontl
  • Les fragrance mix,
  • la lanoline
  • les produits naturels (huile de mandarine, aloe vera, marigold).
  • Le calendula peut entraîner à la fois une photosensibilité, des allergies de contact et des dermites d’irritation.
Parmi les formes particulières d’accidents cutanés aux cosmétiques, on retiendra :
  • Les chéilites allergiques qui peuvent être dues aussi bien à un baume labial (fragrance) qu’à un dentifrice.
  • Les effets secondaires des tatouages temporaires qui utilisent du PPD (paraphénylène diamine) pour en augmenter la couleur et la durabilité. Cependant l’incorporation du PPD augmente la pénétration des pigments, accroissant le risque de sensibilisation. A terme, la pratique de ces tatouages peut provoquer des cicatrices définitives, voire des chéloïdes.
  • Une urticaire de contact peut être observée après l’utilisation de shampoings et d’après shampoings
  • Une acné cosmétique peut se rencontrer chez des enfants de race noire chez lesquels on utilise des préparations capillaires contenant de l’huile minérale.
Les photosensibilisations sont possibles chez l’enfant : soit phototoxicité (dermite en breloques) soit photoallergie liée à un écran solaire.
L’incidence des dermites en breloques a beaucoup diminué depuis la raréfaction de l’incorporation de psoralènes dans les parfums.
Des intoxications orales aiguës à partir d’agent cosmétiques sont encore observées (6 % des cas aux Etats-Unis. Dr Wafa Ouazzani
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