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Foyers infectieux dentaires
2016

Les gingivites :
Ce terme désigne les atteintes de la gencive en général, anatomiquement limitées aux fibres collagènes supra osseuses. L'attache épithéliale est saine. Il n'y a pas de perte d'attache. La gingivite est réversible.

Les parodontites :
Ce mot désigne les affections qui ont dépassé les fibres collagènes supra osseuses, avec atteinte osseuse plus ou moins prononcée et présence de poches parodontales (approfondissement du sulcus). Il y a perte d'attache épithéliale. Les parodontites sont souvent précédées par la gingivite

Les périodontites
Ces affections des tissus qui entourent la dent représentent plus de 60 % des foyers dentaires et font suite à des épisodes de pulpite, secondaires le plus souvent à des caries profondes
La carie est une atteinte bactérienne non spécifique, provoquée par les produits métaboliques de la plaque dentaire. Les phénomènes infectieux développés au sein des canaux pulpaires vont se propager au desmodonte et à l’os périapical, constituant une périodontite.

Bactériologie :
Ces infections sont provoquées par des associations de type mixte où les anaérobies sont majoritaires (plus de 50 %), soit par des anaérobies stricts.
Les souches bactériennes le plus souvent retrouvées sont Streptococcus, mileri, mitis, sanguis, mutans, b-hémolytique et les enterococci qui sont des aérobies anaérobies facultatifs ainsi que les lactobacillus et les actinomyces. Les peptostreptococcus, veillonella et corynebacterium sont des anaérobies strictes.

Diagnostic :
Douleur d’apparition brutale, très intense, irradiant à l’hémiface, exacerbée par la pression de la dent, donnant l’impression d’une dent longue, entravant la mastication et l’élocution.
À l’examen, on retrouve une dent mobile, douloureuse à la percussion
La palpation peut aussi mettre en évidence au niveau de la table externe en regard de la région apicale de la dent, une douleur à la pression, voire une voussure douloureuse suivant l’importance de l’atteinte des tissus périapicaux et de l’extension vestibulaire de l’infection.
Sans traitement, l’évolution se fera vers les complications locorégionales, abcès sous-périosté, ou cellulite, ou vers une périodontite chronique avec la lésion apicale typique (granulome)

Traitement :
Une consultation dentaire sera évidemment et rapidement programmée !!
Les antibiotiques à prescrire en première intention l'amoxycilline-acide clavulanique (1g toutes les 8 h).
En cas d'allergie à la pénicilline, on prescrira de la pristinamycine 2 g/24 h.
Le Birodogyl ® (association de 1,5 MU spiramycine + 250 mg de métronidazole) est également souvent prescrit dans les formes mineures. Réservé à l'adulte 2 à 4 cp/j en 2 ou 3 prises.

Des antalgiques seront prescrits.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement déconseillés.

NB NB NB
Les formes aiguës, résistantes ou hyperalgiques nécessitent un traitement d’urgence qui consiste à ouvrir la chambre pulpaire et à cathétériser les canaux jusqu’à l’apex et permettre un lavage à l’eau oxygénée et à l’hypochlorite ; la chambre pulpaire doit rester ouverte.
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