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L'oeil a de forts besoins en antioxydants
D'après la communication du Pr Alain Bron, CHU hôpital général, Dijon.
(1) Areds report n° 9. « Arch Ophtalmol » 2001 ; 119 : 1439-52.

L'œil est très sensible au stress oxydatif

Il existe peu de données concernant l'influence de la nutrition sur les pathologies oculaires.
Ce thème commence toutefois à susciter un grand intérêt, en particulier depuis la publication des résultats de l'étude de supplémentation en vitamines et en antioxydants dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge.

Al'heure actuelle, les maladies oculaires ne représentent pas un problème de santé publique au même titre que les pathologies cardio-vasculaires ou pulmonaires et le diabète de type 2, affections pour lesquelles des recommandations préventives incluant des mesures nutritionnelles ont été édictées sur des bases scientifiques solides.
Cet état de fait et les difficultés d'évaluation des effets du comportement alimentaire sur les paramètres fonctionnels et/ou structuraux de l'œil expliquent la pauvreté de la littérature sur l'influence de la nutrition en ophtalmologie. Cependant, l'intérêt pour ce domaine devrait croître en raison de l'augmentation de l'incidence de certaines maladies oculaires, comme le syndrome sec et la dégénérescence maculaire liée à l'âge (Dmla).

Apport de micronutriments et d'antioxydants.

Une étude contre placebo chez des patients atteints de syndrome sec a montré que la supplémentation en ces deux acides gras alimentaires améliore de manière significative la sécrétion lacrymale, quantitativement et qualitativement.

Des résultats bénéfiques de la supplémentation chez l'homme ont été observés dans d'autres pathologies oculaires. Une vaste étude américaine a ainsi mis en évidence une association entre l'administration de bêtacarotène et une diminution de l'apparition de la cataracte, chez les fumeurs uniquement (mais la prudence est de mise car l'administration de bêtacarotène aux fumeurs augmenterait le risque de cancer pulmonaire).

Dans la rétinite pigmentaire, une étude contre placebo a démontré la sécurité de l'apport prolongé de DHA.

Mais les données les plus importantes, à l'origine de l'engouement suscité par la question, sont issues du rapport Areds concernant la Dmla [Lire].
Dans les formes les plus avancées de la maladie, un régime associant vitamine C, E, bêtacarotène et zinc a entraîné une réduction de l'ordre de 25 % du risque d'évolution. Certes, on est encore loin de recommandations nutritionnelles bien établies en ophtalmologie, mais les aspects de nutrition dans cette spécialité constituent désormais une voie de recherche intéressante.

Réalisation de l'étude AREDS

Le National Institutes of Health, à Bethesda, USA, a lancé cette étude d'apport massif d'antioxydants (vitamines C et E, bêta-carotène) et de zinc, dans le but de diminuer le risque ou la progression de la DMLA. Les apports utilisés sont bien supérieurs aux Apports Journaliers Recommandés (AJR). Le risque de développer une DMLA a diminué de 25% par rapport au groupe témoin.

Les posologies conseillées sont les suivantes:
  • Vitamine C est de 500 mg par jour, soit 5 fois supérieure à celle apportée par l'alimentation.
  • Vitamine E est de 400 UI par jour, soit 13 fois supérieure à celle de l'AJR.
  • Zinc (sous sa forme d'oxyde de zinc) est de 80mg par jour, soit 5 fois supérieure à celle de l'AJR.
  • Bêta-carotène est de 15mg, mais comme il favorise les cancers du poumons chez les sujets fumeurs, il leur est déconseillé d'en prendre.
Information compléte : http://www.snof.org/maladies/dmla_vitamines.html

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