DIAGNOSTIC DE LA MIGRAINE
Les critères de l'IHS (International Headache Society)
Voir également : Migraine et Céphalées ++++
Le diagnostic positif de migraine nécessite les conditions
suivantes: Au moins deux des symptômes suivants doivent être présents - douleur localisée d'un côté de la tête
- céphalée lancinante ou pulsatile
- douleur modérée ou sévère
- douleur exagérée par l'effort ou les activités habituelles
Au moins un des symptômes suivants doit s'ajouter - nausée
- vomissement
- intolérance à la lumière ou au bruit
Chez certains, la céphalée est précédée d'une aura, le plus souvent des scintillements ou taches lumineuses ou des halos de lumière autour des objets
Parfois la migraine s'accompagne de signes neurologiques inhabituels , en apparence sérieux, toujours inquiétants
Des facteurs déclenchants multiples sont connus. Souvent faciles à identifier, ils sont pour plusieurs difficiles à relier à la crise migraineuse et ne sont révélés au
patient qu'à la lecture de documentation produite pour informer le public, par exemple celle de la Fondation québécoise de la migraine et des céphalées. Ces
facteurs sont très divers selon les patients. Ils peuvent être alimentaires, hormonaux, climatiques, médicamenteux, liés au stress ou à une stimulation
sensorielle visuelle, auditive ou olfactive. De façon générale les abus, le surmenage, l'hyperactivité, les horaires irréguliers aggravent ou précipitent la migraine.
Une autre céphalée vasculaire, l'algie vasculaire de la face (Céphalée de Horton - cluster headaches), est
plus fréquente chez l'homme alors que la migraine se retrouve plus fréquemment chez la femme. La céphalée de Horton est généralement plus sévère (mal de tête
appelé "céphalée suicidaire") et porte un peu moins à l'immobilité que la migraine qui mène à se coucher à l'abri de tout stimulus. Elle est cyclique, souvent aux
entre-saisons. Les crises durent de quelques minutes à quelques heures, se présentent plusieurs fois par jour pendant quelques mois. Comme la migraine, le
mal de tête peut réveiller la nuit. Elle peut devenir chronique.
Les céphalées d'origine médicamenteuse (COM) sont quotidiennes, présentes au
lever, causées et entretenues par plusieurs médicaments dont plusieurs en vente libre. Le sujet a du mal à comprendre et surtout à croire qu'un médicament, conçu
pour soulager les maux de tête, puisse lui-même en causer. Il faut alors convaincre le patient de cesser ses habitudes et lui prescrire un traitement permettant le sevrage qui peut prendre de un à trois mois.
D'autres céphalées, dites de tension, présentent des caractéristiques différentes de celles de la migraine. Elles sont épisodiques, récurrentes allant de quelques
minutes à plusieurs jours. Typiquement elles sont ressenties comme des pressions ou des serrements bilatéraux, d'intensité moyenne sans s'aggraver par l'activité
physique usuelle. Les nausées sont absentes mais la phonophobie ou la photophobie peuvent être présentes.
Plusieurs patients se plaignent de céphalées qui originent du cou. Des
dysfonctions intervertébrales mineures (DIM) des régions C2-C3 et C3-C4 peuvent causer des céphalées et aggraver des migraines. Ces facteurs cervicaux
sont fréquents et requièrent une approche thérapeutique qui leur est plus spécifique.
DONNÉES CANADIENNES :
- plus de 54% de la population souffre de maux de tête.
- incidence plus grande de 25 à 34 ans
- surtout chez la femme. la migraine afflige 3 femmes pour 1 homme.
- la céphalée de tension afflige autant l'homme que la femme.
- impact économique important même si difficile à chiffrer avec exactitude.
- 85% des migraineux (sur un total de 4 millions de Canadiens) doivent réduire ou cesser toute activité en période de crise.
- 28% des céphalées de tension (sur un total de 5,5 millions de Canadiens) doivent en faire autant.
- http://www.migraine.ca/
- http://www.tete.com/
- Migraine et céphalées (Esculape.com)
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