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EPILEPSIE
Source : Epilepsie
SOCIETE de MEDECINE de la SARTHE- Docteur Arnaud BIRABEN- CHU de Rennes- 17 avril 1998

Maladie neurologique qui se manifeste par des " crises ".
La crise est l'ensemble des signes cliniques liés à l'activation anormale d'un groupe ou de l'ensemble des neurones du cortex cérébral.
La répétition des crises définit la maladie épileptique.
Entre les crises, les patients sont donc "normaux" la plupart du temps, mais menacés à tout moment de présenter durant un court laps de temps une perte de conscience, une déformation de leur perceptions, un comportement anormal, incontrôlable et involontaire. .
Des millions de patients atteints dissimulent encore leur maladie pour éviter une exclusion sociale ou professionnelle.

CLASSIFICATION DES CRISES
La classification internationale des crises d'épilepsie fait appel à la concordance de critères cliniques et EEG; on distingue deux grands types de crises d'épilepsie:
  1. Les crises généralisées d'emblée durant lesquelles la décharge paroxystique EEG intéresse d'emblée les deux hémisphères.
    Les manifestations cliniques motrices quand elles existent sont immédiatement bilatérales et symétriques. Il peut s'agir de crises généralisées tonico-cloniques (moins d'un tiers des épileptiques), de crises toniques, de crises myocloniques, de crises atoniques ou bien surtout chez l'enfant d'absences typiques (5% des épileptiques) caractérisées par une simple suspension de l'activité et de la conscience durant quelques secondes, l'enfant reprenant son activité là où il l'avait cessée sans conscience du phénomène; ou d'absences atypiques s'accompagnant de quelques myoclonies, d'une variation brève du tonus ou de petits automatismes simples.

  2. Les crises partielles ou focales (60% au moins des épileptiques) durant lesquelles la décharge paroxystique intéresse initialement un secteur limité du cortex cérébral. Une grande variété de signes cliniques peut être décrite en fonction de la région du cortex cérébral mise en jeu. La décharge peut rester localisée ou s'étendre à d'autres structures entraînant l'apparition de nouveaux signes cliniques. Parfois cette décharge envahit l'ensemble du cortex cérébral et la crise devient secondairement généralisée. On appelle crise partielle simple celle où il n'y a pas de modification de l'état de conscience; crise partielle complexe celle où il existe d'emblée ou secondairement une altération de conscience.
    De même on distingue:
  1. Les crises idiopathiques, qui peuvent être partielles ou généralisées, surviennent chez des sujets normaux, sans lésion cérébrale décelable. Le seuil épileptogène anormalement bas de tels patients s'explique probablement en partie du fait de facteurs héréditaires.

  2. Les épilepsies symptomatiques qui sont liées à des lésions cérébrales évolutives ou pas, à des anomalies métaboliques.

  3. Les épilepsies cryptogéniques présumées symptomatiques, mais dont la cause est inconnue. Globalement on retrouve une étiologie chez un quart des patients épileptiques. (post traumatique 5%, cause vasculaire 5%, cause tumorale dans 4%, congénitale 4%, infection du système nerveux central 3%, accident néonatal 1,5%..... ).

    Enfin la moitié des patients épileptiques est indemne de tout trouble intellectuel; environ 5% des patients épileptiques sont en institution, l'épilepsie s'inscrit alors comme un des signes cliniques d'une encéphalopathie grave.
    Dans 60% à 70% des cas le traitement médicamenteux anti-épileptique empêche la récidive des crises il s'agit le plus souvent de patients présentant des crises généralisées. Mais 30% à 40% des patients ne sont pas suffisamment améliorés par ce traitement médical on parle alors d'épilepsie pharmacorésistante, il s'agit le plus souvent d'épilepsies partielles avec ou sans généralisation secondaire.
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