Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente

Zyban ® - bupropion
amfébutamone

Il s'agit d'un médicament utilisé dans certains pays comme antidépresseur. Il agit en inhibant la recapture de la dopamine et de la noradrénaline au niveau synaptique dans le système nerveux central

Classified as a dopamine-reuptake blocking compound, bupropion has a chemical structure unrelated to any other antidepressant medication.
Unlike some of the other recently developed antidepressants (i.e., Celexa, Paxil, Prozac, and Zoloft) that target the brain chemical serotonin, Wellbutrin acts on the brain chemicals dopamine and norepinephrine.
Because of its unique makeup, bupropion also has different side effects, and it may work for individuals who have not had success with other antidepressants. (www.wellbutrin-side-effects.com)

Voir également (Mai 2003) :
BUPROPION : Recommandation de l'AFSSAPS Fiche de pratique thérapeutique [Lire]
LES STRATEGIES THERAPEUTIQUES MEDICAMENTEUSES ET NON MEDICAMENTEUSES DE L’AIDE A L’ARRET DU TABAC AFSSAPS [Lire] +++


le Zyban est commercialisé en France sans bénéficier d'une prise en charge par la CGSS

On peut, encore une fois, se poser la question du non remboursement d'un traitement qui - si l'efficacité se confirme - aura un impact important sur la santé publique avec à terme des économies financières.
Le remboursement des substituts nicotinique avait déjà été.... évoqué.
Au prix du cancer du poumon, de la bronchite chronique, de l'insuffisance respiratoire et des maladies cardio-vasculaires liées au tabagisme la logique comptable devrait être apppliquée....

Pour le centre de pharmacovigilance de Strasbourg (http://www.centres-pharmacovigilance.net/strasbourg) :
Le rapport bénéfice/risque est à l'évidence favorable. Dans un communiqué de presse, l'Afssaps a signalé, en janvier 2002, qu'environ 130.000 personnes avaient été traitées en France depuis la mise sur le marché mi-septembre 2001. Les effets indésirables rapportés aux centres régionaux de pharmacovigilance (de l'ordre de 2,3 pour mille personnes traitées) sont principalement des réactions allergiques cutanées, des troubles de l'humeur (insomnie, angoisse ou dépression), des vertiges et des céphalées et quelques cas de convulsions. Ont été rapportés des cas d'hypertension artérielle, 4 infarctus du myocarde (dont un décès sans rapport avec la prise de Zyban ) et une rupture d'anévrysme fatale chez un patient hypertendu. Au Canada, 9 infarctus du myocarde et 6 angines de poitrine ont été notifiés. L'Afssaps conclut que l'analyse du profil de sécurité ne met pas en évidence d'effets indésirables inattendus nécessitant la prise de mesures complémentaires.
Communiqué de presse de l'Afssaps du 18 janvier 2002
Bulletin canadien des effets indésirables des médicaments, Janvier 2000, 10(1)

Bupropion (Zyban°) et grossesse : risque de malformations cardiovasculaires ? (I Lacroix) Le bupropion est indiqué comme aide au sevrage tabagique. Des études chez l¹animal (rat et lapin) n¹ont pas retrouvé d¹augmentation du risque tératogène. Le laboratoire commercialisant le bupropion a mis en place un registre des nouveau-nés exposés in-utero. Parmi les 321 issues de grossesse recueillies, on dénombre : 261 naissances d¹enfants normaux, 40 avortements spontanés, 11 interruptions volontaires de grossesse et 9 nouveau-nés présentant une malformation. Parmi ces 9 cas, on a rapporté 7 malformations cardiaques (coarctation, anomalies valvulaire et septales), un cas de pied-bot et un syndrome de Klinefelter. De plus, 11 cas isolés de malformations chez des bébés exposés au bupropion in-utero ont été signalés. Il s¹agit d¹anomalies urogénitales, d¹un cas d¹omphalocèle et de 4 cas de malformations cardiaques (hypoplasie cardiaque, transposition des vaisseaux, anomalies septales). AUTRES ACTUALITES PHARMACOLOGIQUES Les données actuelles restent insuffisantes pour conclure à une augmentation du risque malformatif lors d¹exposition au bupropion pendant la grossesse mais le nombre de malformations cardiaques signalées doit alerter d¹autant plus que le bupropion est un dérivé amphétaminique et que ce type de malformations est décrit pour ces substances.
Pour le sevrage tabagique, le dossier clinique d'évaluation est limité et fait apparaître des bénéfices incertains et au mieux trés modestes alors que des effets indésirables sont avérés.
Les substituts nicotiniques sont plus surs pour favoriser un sevrage tabagique.
ASMR non publiée.
Prescrire N° 221, Octobre 2001

Voir en fin de texte les dernières mises à jour : Source : AFSSaPS, 12 avril 2002

Voir également, recommandation de l'AFSSAPS (Mai 2003) Fiche de pratique thérapeutique [Lire]

Contrairement aux gommes et aux timbres transdermiques, le Zyban ne contient pas de nicotine, ce qui semble contribuer grandement à sa popularité auprès des fumeurs qui tentent de briser leur dépendance. Aux États-Unis, où le médicament a été lancé en juillet 1997, il s'est emparé rapidement de plus de 50 % du marché des aides à la cessation. Il faut bien préciser que le Zyban n'est pas incompatible avec les autres traitements actuellement disponibles ; on peut très bien prendre de la nicotine en même temps que le médicament.

Cela veut dire aussi que le patient qui commence un traitement au Zyban peut continuer à fumer pendant quelque temps (environ une semaine). À mesure que l'action du Zyban commence à se faire sentir dans le cerveau, l'envie de fumer s'estompe, ce qui facilite évidemment le sevrage.

Pour le moment, on conseille aux médecins de prescrire le Zyban pendant sept à douze semaines, bien qu'on songe à en étudier l'utilisation plus prolongée.

L'efficacité du chlorhydrate de bupropion (nom générique du Zyban) comme aide à la cessation a été découverte par hasard, après la commercialisation du Wellburin. Plusieurs médecins ont rapporté que certains de leurs patients avaient cessé de fumer suite à la prise du Wellburin pour traiter une dépression. La cessation spontanée étant plutôt rare dans le cas du tabac, Glaxo Wellcome a fait enquête, pour en arriver à la conclusion que le Wellburin réduisait effectivement l'envie de la nicotine.

Tout comme la nicotine, ce médicament a un effet sur deux types de « circuits » dans le cerveau : ceux reliés à la dopamine (associée au bien-être), et ceux reliés à la noradrénaline (associée à l'enérgie et à la concentration). Chez le fumeur dépendant, des doses régulières de nicotine sont devenues nécessaires pour rétablir des niveaux ressentis comme normaux de ces deux substances.

En adoucissant le manque de dopamine et de noradrénaline, le Zyban soulage donc les symptômes de sevrage en s'attaquant à leur cause biologique.

Pas de miracles

L'accoutumance à la nicotine est un phénomène tellement puissant que les spécialistes en thérapies de cessation sont fort contents lorsqu'ils développent des traitements permettant d'atteindre des taux de réussite à un an de 20 %.

Dans le cas du Zyban, une étude commanditée par Glaxo Wellcome et publiée dans le prestigieux New England Journal of Medicine évalue à 23,1 % le taux ponctuel de réussite après un an chez des patients prenant 300 mg de Zyban par jour. (Les patients ayant reçu un placebo, mais qui ont eu accès au même programme de counselling, ont affiché un taux de réussite de 12,4 %.)

Une autre étude, qui sera publiée bientôt, évalue le taux d'abstinence continue après un an à 23 % pour le Zyban, 12 % pour les timbres de nicotine et 28 % pour la combinaison des deux. (Les patients recevant les traitements placebo ont eu un taux de réussite de 8 %.)

Bref, le Zyban n'est pas un remède miracle pour tous les fumeurs, mais incontestablement un nouvel outil fort important dans le traitement de l'accoutumance à la nicotine.

Effets secondaires, contre-indications et mises en garde

Chez environ un patient sur mille qui le reçoit comme antidépresseur, le buproprion provoque des convulsions. Ce problème semble plus rare chez les fumeurs qui le prennent comme aide à la cessation : sur 700 000 utilisateurs aux Etats-Unis, le fabricant n'a recensé que 29 cas de convulsions.

Le Zyban est contre-indiqué pour les patients souffrant de troubles convulsifs (épilepsie, etc.), d'anorexie ou de boulimie, ou qui prennent des inhibiteurs de la monoamine oxydase (MAO). D'autres médicaments, comme la théophylline et les stéroïdes systémiques, font l'objet de mises en garde du fait qu'ils abaissent le seuil de convulsions.

De plus, le Zyban est à déconseiller chez les patients qui ont souffert des traumatismes crâniens, qui consomment beaucoup d'alcool, qui sont dépendants à la cocaïne ou aux opiacés, ou qui viennent de réduire leur consommation d'alcool ou d'autres sédatifs. Il peut aussi poser problème dans le cas des diabétiques qui utilisent l'insuline ou des hypoglycémiants oraux.

L'insomnie est l'effet secondaire le plus fréquent du Zyban, et plusieurs patients se plaignent d'avoir la bouche très sèche.

Après la gomme de nicotine, annoncée de plus en plus à la télévision, et les timbres de nicotine, maintenant passés dans les mœurs, l'arrivée du Zyban confirme l'émergence d'un nouveau marché de la cessation, incitant les compagnies pharmaceutiques à investir de plus en plus dans le soutien aux patients.

Quelle que soit l'efficacité d'un traitement particulier, le battage médiatique (et publicitaire, dans le cas des gommes de nicotine en vente libre) autour des moyens de cessation transmet un autre message fort encourageant aux fumeurs : le sevrage est possible et réalisable.



par Francis Thompson




LE POINT SUR LES EFFETS INDESIRABLES DU BUPROPION-AMFEBUTAMONE (ZYBAN®) (J.L. Montastruc)
http://www.pharmacovigilance-toulouse.com.fr/BIP2002N03.htm

Le bupropion est indiqué dans l’aide au sevrage tabagique. On dispose désormais des données de pharmacovigilance durant les 6 premiers mois de commercialisation en France (août 2001-février 2002). Près de 700 effets indésirables ont été notifiés dont 121 “ graves ” (et 8 décès) pour des chiffres de vente correspondant à plus de 226.000 patients. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les effets neurologiques (30 cas dont 19 convulsions), cutanés (50 cas dont 19 oedèmes de Quincke/oedèmes de la face, 12 urticaires et 9 maladies sériques/hypersensibilité), psychiatriques (13 cas dont 8 tentatives de suicide/idées suicidaires). Par ailleurs, on a rapporté 7 syndromes de sevrage : les signes, persistant de 7 jours à 1 mois après l’arrêt, sont essentiellement à type d’irritabilité, nervosité, angoisse, syndrome anxio-dépressif. On retrouve également 16 effets indésirables cardiovasculaires (dont 9 cas d’infarctus du myocarde/angor (1 décès) et 2 décès par hypertension artérielle/rupture d’anévrisme et arrêt cardiaque).

Le premier bilan souligne certaines préoccupations concernant le bupropion : effets indésirables neuropsychiatriques (convulsions, dépression, idées suicidaires), réactions anaphylactiques (angio-oedèmes) et aussi effets cardiovasculaires (à type d’infarctus ou d’hypertension artérielle). La particularité de la population traitée sur le plan cardiovasculaire et les conditions propres à l’état de sevrage tabagique sont des facteurs de risque à connaître lors de la prescription du bupropion. On doit également rappeler que ce médicament est une amphétamine (DCI : amfébutamone) et que les effets indésirables de type cardiovasculaire sont donc “ attendus ” avec ce médicament (comme avec tout sympathomimétique).

Dernière mise à jour : Source : AFSSaPS, 12 avril 2002
Zyban : l'AFSSaPS rassurante, mais toujours vigilante...

Voir également, recommandation de l'AFSSAPS (Mai 2003) Fiche de pratique thérapeutique [Lire]

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) n'a pas relevé d'évidence " d'effets indésirables inattendus " liés à l'antitabagique Zyban. Mais la vigilance est plus que jamais de rigueur.
Entre 17 septembre 2001 - date de la commercialisation du Zyban en France - et le 15 février 2002, l'Agence a recensé 666 notifications d'effets indésirables sur les 226 000 patients traités durant cette période. Soit le chiffre tout de même élevé de... un cas sur 340 !

D'après l'AFSSaPS, huit décès ont été rapportés. Dans deux cas la relation avec le Zyban est écartée, dans deux autres le rôle de ce médicament " ne peut pas être exclu ". Enfin, quatre cas de mort subite restent inexpliqués.

Dès le 14 septembre dernier, elle attirait l'attention des prescripteurs sur les risques éventuels liés à la prise de cet antitabagique, en fait un antidépresseur reconverti. Trois mois plus tard, l'Agence a rapporté des réactions cutanées ou allergiques, des troubles neuropsychiatriques (insomnie, angoisse, dépression), neurologiques (vertiges, céphalées) et quelques cas de convulsions. Différents effets cardio-vasculaires ont également été observés. Notamment un cas d'hypertension artérielle et quatre infarctus du myocarde.

En attendant les conclusions de l'Agence européenne pour l'Evaluation des Médicaments (EMEA) qui a engagé une étude à l'échelle de l'Union, l'AFSSaPS " poursuit la surveillance de ce médicament ". Elle rappelle ainsi qu'il est disponible uniquement sur prescription médicale. Contrairement à tous les autres produits d'aide au sevrage tabagique.

L'antidépresseur Zyban, devenu un antitabagique reconnu, deviendra-t-il demain l'instrument de choix dans le sevrage tabagique appliqué aux femmes ?

Ces dernières en effet, réagiraient moins bien que les hommes à la substitution nicotinique par chewing-gum ou patches. Aux Etats-Unis le Dr David Gonzales, de la Science University's Smoking Cessation Center de l'Oregon, vient en effet de démontrer sa supériorité, chez la femme, par rapport aux substituts nicotiniques traditionnels. Il procurerait ainsi à ces patientes un meilleur contrôle des symptômes qui accompagnent souvent un sevrage : dépression, anxiété et prise de poids.

Intéressante découverte, même si le travail en question a été financé par le producteur de ce médicament. Pour sa part, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) garde une attitude vigilante sur ce médicament. Elle a rapporté des réactions cutanées ou allergiques, des troubles neuropsychiatriques (insomnie, angoisse, dépression), neurologiques (vertiges, céphalées) et plusieurs cas de convulsions. Différents effets cardio-vasculaires - notamment un cas d'hypertension artérielle et quatre infarctus du myocarde - ont également été observés et au Royaume-Uni, une enquête d'imputabilité est en cours sur une série de décès mal élucidés.

Source : Center for the Advancement of Health, 1er mai 2002
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente