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La crise migraineuse
AINS et LES TRIPTANS

MAJ 2016

Il faut traiter tous les patients par une coprescription d'AINS (AMM pour le BI PROFENID °) et d'un triptan, ce dernier prenant le relais si l'AINS n'a pas eu d'effet positif dans les 2 heures.
Cette prise en charge doit être proposée pour 3 crises.

Dans la crise de migraine qu'il sagisse des AINS ou des triptans, il n'y a pas d'effet de classe : l'echec d'une molécule ne signifie pas que toute la classe sera inefficace.

Almotriptan Almogran ° cp 50 mg
Elétriptan Relpax ° cp 20 mg, 40 mg
Naratriptan Naramig ° Cp 2,5 mg
Sumatriptan Imigrane ° cp 50 mg, seringue 6 mg
Solution nasale 10 et 20 mg
Zolmitripan Zomig °
Zomigoro °
cp 2,5 mg
cp 2,5 mg orodispersible
FrovatriptanIsimig[Lire]

    MAJ 10/2016
    Contre-indications cadiovasculaires
    Triptans Use for Migraine Headache among Nonelderly Adults with Cardiovascular Risk [Lire]

  • une maladie coronarienne avérée, incluant une cardiopathie ischémique (angine de poitrine, antécédent d'infarctus du myocarde ou ischémie silencieuse confirmée). Patients présentant des vasospasmes d’une artère coronarienne (angor de Prinzmetal), des signes et symptômes de cardiopathie ischémique.
  • des arythmies significatives ou une insuffisance cardiaque.
  • une maladie vasculaire périphérique.
  • des antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC), ou d'accidents ischémiques transitoires (AIT).
  • Hypertension artérielle modérée ou sévère, hypertension légère non contrôlée.
  • Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 15 ml/min)
  • Insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh grade C). · une insuffisance hépatique sévère ou une insuffisance rénale sévère. · Administration concomitante d'ergotamine, de dérivés de l'ergotamine (y compris le méthysergide), de tout autre triptan/agoniste des récepteurs à la 5-hydroxytryptamine (5HT1).

    Précautions d'emploi
  • Un triptan ne doit pas être administré sans évaluation cardiovasculaire préalable chez lesquels une cardiopathie asymptomatique est possible, patients ayant un risque de maladie coronarienne (par exemple patients souffrant d'hypertension artérielle, de diabète, patients fumeurs ou utilisant un traitement de substitution à la nicotine, hommes âgés de plus de 40 ans, femmes ménopausées et patients présentant des antécédents familiaux importants de maladie coronarienne).
Voir également : Migraine (diagnostic, aura, traitement, etc..)
Voir également : Les triptans Gérard MICK - Tiré de l'article publié dans DOULEURS, tome 1, année 2000, numéro 1 (www.univ-st-etienne.fr)

Les « effets secondaires centraux » des triptans : symptômes à part entière de la crise migraineuse
http://www.sf-neuro.org Par Christian Lucas (CHRU de Lille) Article commenté : Treatment-emergent CNS symptoms following triptan therapy are part of the attack Goadsby PJ, Doddick DW et al. Cephalalgia 2007;27:254-262
Les effets secondaires affectant le système nerveux central (somnolence, asthénie…) vont de 1 à 14% selon la méta-analyse du Lancet de 2001 sur les triptans oraux. Mais ces «effets secondaires centraux» sont-ils liés aux triptans ou font-ils partie intégrante de la sémiologie de la crise migraineuse avec démasquage de ces signes quand la céphalée est soulagée de manière significative ?

C’est à cette question qu’ont répondu P. Goadsby et coll. Ils ont évalué la fréquence de ces «effets secondaires centraux» des patients ayant répondu efficacement à un triptan oral ou à un placebo versus les non répondeurs en poolant les données de 7 études en double aveugle, triptan versus placebo. Ces études portaient sur l’élétriptan 20 mg (E20, n = 402), l’élétriptan 40 mg (E40, n = 1.870), l’élétriptan 80 mg (E80, n = 1.393), le sumatriptan 100 mg (S 100, n = 275) et avec toujours un bras placebo (n = 1.024). La somnolence était plus fréquente chez les répondeurs à 2 h pour tous les traitements y compris les répondeurs au placebo (7,6% répondeurs au placebo vs 3% non répondeurs au placebo, p < 0,05). Elle était de 8,8% vs 5% (p < 0,05) avec E80, de 6,4 vs 5% (NS) avec E40, de 4% vs 2% (NS) avec E20 et de 4,7% vs 3,2% (NS) avec S100. De façon similaire, l’asthénie était plus fréquente chez les répondeurs à 2 h quelque soit le triptan oral et également chez les répondeurs au placebo (4,4% répondeurs au placebo vs 2,7% non répondeurs au placebo, NS). Elle était de 15,2% vs 7,8% (p < 0,05) avec E80, de 6,5 vs 3,6% (p < 0,05) avec E40, de 6,5% vs 1% (p < 0,05) avec E20 et de 10,1% vs 4,7% (NS) avec S100. La fréquence plus élevée de l’asthénie et de la somnolence chez les répondeurs à 2 h (y compris chez les répondeurs au placebo) suggère que ces symptômes sont des symptômes «masqués» de la crise de migraine elle-même tant que persiste la céphalée qui est alors au premier plan et que ces symptômes se démasquent lorsque la céphalée est soulagée. A noter que la fréquence de la somnolence chez les répondeurs à E40 et E80 est quasiment superposable aux répondeurs au placebo suggérant fortement l’hypothèse que cet «effet secondaire central des triptans» est plus intrinsèquement lié à la crise avec un relief clinique quand la céphalée a disparu.

Cette étude confirme s’il en était que les triptans oraux sont globalement bien tolérés, démythifie ces «effets secondaires centraux» des triptans et que nous n’avons pas encore fait le tour de la sémiologie de la crise migraineuse…

Date de publication : 29-03-2007
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