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LES STATINES
inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase

Les statines agissent avant tout en diminuant le LDLc par inhibition compétitive de l'HMG CoA réductase.
On peut également attendre une baisse des TG de 7 à 20 % suivant les molécules.Elles semblent également exercer un effet favorables sur la rhéologie sanguine, les plaquettes, les protéines de la coagulation et la fonction endothéliale.
La prévention des maladies cardio-vasculaires reste donc leur première indication....

Toutefois leurs effets anti-oxydants semblent leur apporter des vertus inattendues et

ON EN PARLE DANS.....

---- Les statines seront-elles "l'aspirine" du 21ème siècle? (cf infra)
---- Les statines en prévention des cancers su sein, poumon, pancréa,... 2005 ASCO Annual Meeting - www.asco.org
---- Les statines pourrait reduire de 50% le risque de cancer du poumon
---- Prévention du cancer du colon 40e Congrès de l’ASCO. 2004
---- Traitement de l'ostéoporose ?
---- Statines et SEP
---- Insuffisance cardiaque diastolique (cf infra)
---- Maladie d'Alzheimer (cf infra)
---- L'utilisation de statines pourrait prévenir la DMLA (cf infra)
---- les statines dans les rhumatismes inflammatoires (cf infra)
---- Les statines dans la polyarthrite rhumatoïde, d’une pierre deux coups ? (cf infra)
---- les statines réduiraient le risque de cataracte. (cf infra)
---- Les statines en prévention des états septiques (cf infra)
---- Les statines associées à une meilleure évolution chez des hommes traités pour un cancer de la prostate (cf infra)
---- Les statines pourraient réduire le développement de pneumonies, (cf infra)
---- Effets in vitro de plusieurs statines sur le CMV, HIV


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Les statines seront-elles "l'aspirine" du 21ème siècle?
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-COCHIN/AC/ArchivesRev.asp?Rev=43

Alors que l’aspirine est utilisée depuis plus d’un siècle, on ne cesse de lui découvrir de nouvelles vertus thérapeutiques. Ainsi, outre son action antipyrétique, antalgique anti-inflammatoire et antiagrégante plaquettaire, elle exercerait une action protectrice vis à vis de certains cancers et semble réduire le risque de développer une maladie d’Alzheimer.
Les statines sont des médicaments nettement plus récents mais elles semblent promises à un futur tout aussi intéressant dont MedInfoCochin s’est souvent fait l'écho (Revue n°17, 19, 40 et 41). Leurs propriétés semblent dépasser la seule action sur le cholestérol plasmatique. Elles possèdent notamment une action protectrice cardiovasculaire indépendante des taux de cholestérol des patients.

L’étude 4S (Scandinavian Simvastatin Survival Study) qui avait contribué à établir les propriétés protectrices cardiovasculaires des statines a été poursuivie 5 ans en ouvert au delà de la durée initiale de l’essai randomisé (1). Elle confirme le bénéfice en terme de survie d’un traitement par la simvastatine, résultant principalement de son action cardiovasculaire mais aussi du fait d’une réduction de l’incidence des cancers, bien que la différence entre le groupe initialement sous simvastatine et celui sous placebo ne soit pas statistiquement significative.

Les patients infectés par le VIH reçoivent souvent des statines pour corriger les anomalies métaboliques provoquées par les traitements antirétroviraux. Une équipe espagnole vient de montrer que la lovastatine donnée durant un mois à 6 patients VIH+ ne recevant aucun traitement antirétroviral, induit une diminution de la charge virale associée à une élévation du taux de lymphocytes CD4 circulants (2). Cette action résulterait de la régulation négative d’une GTPase membranaire impliquée dans l’étape d’ouverture de la membrane cellulaire contribuant à l’entrée ou la sortie des particules virales.

Strandberg T.E. et al. Mortality and incidence of cancer during 10-year follow-up of the Scandinavian Simvastatin Survival Study (4S). Lancet, Août 2004, 364: 771-777
del Real G. et al. Statins Inhibit HIV-1 Infection by Down-regulating Rho Activity. J. Exp. Med. Août 2004, 200: 541-547

Alzheimer : les statines ont-elles un rôle protecteur ?
Les connexions entre le cholestérol et cette démence sont nombreuses. Une étude transversale rescente ne saurait contredire l’hypothèse du cholestérol, dans la mesure où elle objective une diminution de la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les malades qui ont été traités par les statines.
Trois groupes de malades hospitalisés ont été constitués pour parvenir à cette conclusion : la population entière de l’étude, les malades qui ont reçu des statines et ceux qui ont été traités par d’autres médicaments destinés à une hypertension ou une maladie cardiovasculaire. Les sujets, inclus entre le 1er octobre 1996 et le 31 août 1998 provenaient de trois hôpitaux. Cette approche transversale simple dans son principe suggère que, chez les malades exposés aux statines, la prévalence de la maladie d’Alzheimer est de 60% à 73% inférieure à celle constatée dans la population entière ou le groupe traité pour HTA ou maladie cardiovasculaire.
Cette étude transversale ne saurait établir la moindre relation de causalité entre cholestérol et démence: elle n’en révèle pas moins une association significative entre l’exposition aux statines et la prévalence de la maladie d’Alzheimer, ce qui devrait déboucher sur d’autres études dans l’idéal longitudinales.
Wolozin B et coll. : “ Decreased prevalence of Alzheimer disease associated with 3-hydroxy-methylglutaryl coenzyme A reductase inhibitors.” Arch Neurol 2000; 57: 1439-1444.

Les statines protègeraient les sujets âgés de la démence (Lancet 2000 ; 356 : 1627, Dick)
Cette étude a inclus 284 patients déments de plus de 50 ans et 1080 témoins, 13% avec hyperlipidémie non traitée, 11% sous statines, 7% sous autres hypolipémiants, 69% sans hyperlipidémie. Le risque relatif de démence est inchangé en cas d'hyperlipidémie non traitée ou en cas d'hyperlipidémie traitée par hypolipémiants autres que statines. Il est par contre diminué (risque relatif de 0,29) sous statines.
Ainsi, les statines diminueraient le risque de démence après 50 ans, qu'il y ait ou non hyperlipidémie.

Selon une étude du Dr H. DIck (Boston) le risque relatif de démence chez les sujets ayant une hypelipidémie non traitée est de 0,72. Elle n'est que de 0,29 chez les patients sous statine mais atteint 0,96 chez des sujets traités par d'autres hypolipidémiants !!
Les auteurs estiment que cette réduction de 70% du risque de démence est directement liée à la classe médicamenteuse. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer cet important résultat.



Alzheimer : le bénéfice se confirme (Lancet N° 9315)
Les statines réduisant de 79% le risque de développer la maladie d'Alzheimer selon une étude présentée au Congrés Annuel de l'Académie de Médecine.

Les traitements «anti-cholestérol» réduiraient le risque de cancer »
Les Echos
Les Echos annonce en effet que « les statines diminueraient de 20% le risque d'apparition de tumeurs selon une étude néerlandaise présentée aux 39èmes assises de la Société américaine d'Oncologie à Chicago ». Le quotidien explique brièvement que « Matthijs Graaf de l'Académie de médecine de l'Université d'Amsterdam estime que c'est au bout de quatre ans de traitement à base de statines que le patient acquiert une protection contre le cancer, tout particulièrement de la prostate et du rein. L'étude a été pour l'essentiel réalisée sur des malades soignés au Zocor ®, le médicament anti-cholestérol du groupe américain Merck. Mais elles viennent confirmer des travaux préalables. Néanmoins, il faudra poursuivre les recherches avant que les médecins ne puissent prescrire les statines pour leurs vertus contre le cancer.
Voir à ce sujet 2005 ASCO Annual Meeting

Les statines augmentent la survie des patients en insuffisance cardiaque diastolique.
L’insuffisance cardiaque diastolique se caractérise par une altération de la relaxation du muscle cardiaque sans modification de sa contractilité, ce qui se traduit par une fonction systolique et une fraction d’éjection normales. Cette forme d’insuffisance cardiaque touche en particulier les personnes âgées. Jusqu’à présent, aucune thérapie ne s’était montrée capable d’améliorer la survie des patients atteints de cette pathologie.

Un groupe de 137 sujets insuffisants cardiaques à fonction systolique préservée (fraction d’éjection = 50%) a été suivi sur une durée moyenne de 21 ± 12 mois afin d’évaluer l’impact sur la mortalité des divers traitements médicamenteux reçus lors de leur entrée dans l’étude. Au cours de l’essai, 20 décès ont été observés. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, les antagonistes de l’angiotensine, les béta-bloquants ou les antagonistes calciques n’ont eu aucun effet sur la survie. En revanche, après prise en compte des différents paramètres cliniques initiaux, les statines ont diminué de manière très significative la mortalité (risque relatif de décès = 0,20 ; IC à 95% = 0,06 à 0,62). Bien que le nombre de cas soit limité, ces résultats apparaissent néanmoins très encourageants.
(Fukuta H et al; Circulation : 2005; 112, 357-363)

L'utilisation de statines pourrait prévenir la DMLA (http://www.cocnet.org/int/intarch7.html#stat)
Hall NF, et al. Risk of macular degeneration in users of statins: cross sectional study. BMJ 2001;323:375-6. http://www.bmj.com/cgi/content/full/323/7309/375

L'action bénéfique des statines sur le profil lipidique et la prévention des accidents coronariens a été attestée par plusieurs essais de grande envergure, tant en prévention primaire que secondaire. L'athérosclérose et les dyslipidémies étant des facteurs de risque de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), ces molécules pourraient être efficaces sur le plan ophtalmologique et cette étude, publiée peu avant le retrait médiatisé de la cérivastatine, a tenté d'évaluer cette hypothèse. Six-cent soixante habitants de la région de Sheffield, âgés de 66 à 75 ans, ont été contactés par courrier et 379 d'entre eux ont été sélectionnés après photographies stéréoscopiques de la rétine. Un traitement par statines a été noté dans 27 cas (7 %) et une DMLA a été objectivée chez 77 patients (20 %). Un seul malade traité par une statine (4 %) présentait une DMLA, alors que l'affection a été mise en évidence chez 76 participants qui n'ont pas été traités par une molécule de cette classe thérapeutique (p = 0,02). La DMLA est donc apparue plus fréquente dans le groupe qui n'a pas été traité par un inhibiteur de l'HMG Co-A réductase. L'analyse de régression logistique selon l'âge, le sexe, le tabagisme et les antécédents coronariens a montré un pourcentage d'incidence de la DMLA de 0,09 (0,01 à 0,73) parmi les participants traités par une statine comparés à ceux qui n'en avaient pas pris. Le risque de survenue d'une DMLA est ainsi apparu onze fois moindre dans le groupe de malades traités par une statine, bien que l'intervalle de confiance large témoigne d'une évaluation imprécise de cette différence. Trois mécanismes sont évoqués. Les statines empêcheraient l'accumulation dans la membrane de Bruch du dépôt basal apparaissant au cours des hypercholestérolémies importantes. Les propriétés antioxydantes des statines pourraient protéger la rétine externe. La simvastatine empêcherait l'apoptose des cellules endothéliales et préserverait de l'ischémie en assurant la maintenance d'une perfusion vasculaire satisfaisante de la macula.

les statines dans les rhumatismes inflammatoires
Abud-Mendoza C et coll. 'Therapy with statins in patients with refractory rheumatic diseases: a preliminary study". Lupus 2003;12:8:607-11.
On connaît le rôle bénéfique des statines dans l'athérosclérose, un rôle lié notamment à leurs propriétés anti-inflammatoires. Plusieurs rapports de cas ont par ailleurs illustré une action positive de cette classe d'hypolipémiants chez des patients souffrant de rhumatisme inflammatoire. Mais peut-on pour autant leur accorder un rôle thérapeutique dans ces affections?

Partant du principe que « qui peut le plus, peut le moins », une équipe mexicaine conduite par Carlos Abud-Mendoza (San Luis Potosi) a mené une étude préliminaire, à court terme, chez des patients réfractaires au traitement conventionnel de leur affection. Sur les 10 patients inclus, 5 souffrant de lupus érythémateux systémique (n'ayant pas répondu à un traitement comprenant prednisone et cyclophosphamide + azathioprine) ou de vasculite systémique ont reçu durant 8 jours de la simvastatine à la dose de 80mg/jour en une prise, les 5 autres, souffrant d'arthrite rhumatoïde réfractaire à une association méthotrexate, sulfasalazine, azathioprine, et/ou léflunomide et prednisone, ont reçu de l'atorvastatine à la dose de 20mg/jour en une prise.

Les résultats préliminaires sont assez intéressants, puisque dans le groupe simvastatine, les taux de protéinurie ont été significativement abaissés, tandis que dans le groupe atorvastatine, la diminution des taux de CRP était associée à une amélioration clinique manifeste. Sur le plan biologique, les observateurs ont noté une réduction significative de l'apoptose des lymphocytes périphériques et de l'expression des CD69 et (HLA-DR) chez les patients lupiques sous simvastatine, ce qui a conduit ces auteurs à initier une autre étude à 8 semaines comparant cette statine (40 mg/jour chez 10 patients) à la chloroquine (250mg/jour chez 5 patients) après échec d'un traitement de l'arthrite rhumatoïde par méthotrexate et prednisone. Et le constat de cette étude préliminaire est tout aussi intéressant: 90% d'amélioration clinique (en atteignant l'objectif ACR50) sous simvastatine contre aucune amélioration sous chloroquine.

Loin de faire des statines le nouveau traitement des rhumatismes inflammatoires, les auteurs n'en soulignent pas moins leur potentiel, de quoi susciter la mise sur pied d'études de plus large envergure.

Les statines dans la polyarthrite rhumatoïde, d’une pierre deux coups ?
MED INFO COCHIN (http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-COCHIN/AC/ArchivesRev.asp?Rev=41)

La polyarthrite rhumatoïde est associée à un taux de morbidité et de mortalité d’origine cardio-vasculaire élevé dont l'état inflammatoire chronique serait la cause. Dans la mesure où les statines possèdent, outre leur action sur la synthèse du cholestérol, des propriétés anti-inflammatoires, l’utilisation de ces médicaments chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde répondrait à un double objectif. Un essai contrôlé en double aveugle a été réalisé chez 116 patients (âge médian : 56 ans) atteints de polyarthrite rhumatoïde cliniquement active malgré un traitement de fond par les médicaments conventionnels. Un traitement par atorvastatine (Tahor®), 40mg/j ou placebo (n=58, dans chaque groupe) était ajouté durant 6 mois au traitement habituel de chaque patient. L’efficacité de l’atorvastatine à 6 mois évaluée selon un index composite, associant le nombre d’articulations atteintes, un score d’activité et la VS (DAS28), était modérée mais significative, les autres marqueurs biologiques de l’inflammation ainsi que le bilan lipidique étaient améliorés. Malgré un effectif réduit et une durée limitée, les résultats de cette première étude sont encourageants. Il reste à démontrer l'intérêt des statines dans la prévention cardio-vasculaire chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Il serait intéressant d’évaluer également l’association des statines aux traitements anti-TNF.
McCarey D.W. et al. Trial of Atorvastatin in Rheumatoid Arthritis (TARA): double-blind, randomised placebo-controlled trial. Lancet, Juin 2004, 363: 2015- 2021

les statines réduiraient le risque de cataracte. ! 03/07/2006
Selon un travail américain, ces médicaments réduiraient le risque de cataracte. ! Une maladie qui rappelons-le, constitue la première cause de cécité acquise dans le monde et frappe près de 90% des plus de 70 ans.
Statin Use and Incident Nuclear Cataract Barbara E. K. Klein, MD, MPH; Ronald Klein, MD, MPH; Kristine E. Lee, MS; Lisa M. Grady, BS

Caractérisée par un trouble de la vision qui provoque la présence d'un voile devant les objets, par des images - surtout lointaines - qui deviennent floues et par une vision comme assombrie, la cataracte est dans la plupart des cas liée à l'âge. Et selon une équipe américaine, le stress oxydatif en serait un facteur important. Or les statines ont déjà prouvé leur potentiel anti-oxydant. Dans une étude réalisée en double aveugle contre placebo, le Pr Barbara Klein de l'Université du Wisconsin, a démontré que l'administration d'une statine réduisait de 60% le risque de cataracte. Source: JAMA, 20 juin 2006

De 1998 à 2000, l'équipe de médecins a suivi 1300 personnes qui présentaient des risques de contracter une cataracte dite nucléaire dans les cinq ans.
Pendant cette période, 12,2 % des sujets traités avec des statines ont eu une cataracte nucléaire, comparativement à 17,2 % dans le groupe ne prenant pas le médicament.
Les risques de cataracte ont ainsi baissé de 40 % pour les personnes traitées avec des statines.

Le tabac et le diabète augmentant les risques de cataracte, les chercheurs ont aussi analysé les résultats du groupe de ceux qui n'avaient jamais fumé et qui ne souffraient pas de diabète.
Ainsi, ils ont constaté que dans ce groupe les risques de cataracte nucléaire étaient plus bas de 60 % chez les personnes traitées avec des statines que chez celles n'en prenant pas.
La cataracte touche plus d'une personne sur cinq à partir de 65 ans, plus d'une sur trois à partir de 75 ans et près de deux sur trois après 85 ans.Le seul traitement actuel, chirurgical, donne généralement de bons résultats avec peu de risques. Les résultats complets sont publiés dans le Journal de l'association médicale américaine (JAMA) daté du 21 juin.

JAMA. 2006;295:2752-2758. Context Statins are widely prescribed for their lipid-lowering effects but also have putative antioxidant properties. Oxidative stress is believed to play a role in the development of nuclear cataract, but little is known regarding the relationship of statin use and cataract incidence.
Objective To evaluate the relationship of use of statins and incident cataract in adults in a midwestern community in the United States.
Design, Setting, and Participants The Beaver Dam Eye Study, an observational, longitudinal, population-based study of age-related eye disease in Beaver Dam, Wis. There were 1299 persons who were seen at the third examination in 1998-2000, had gradable photographs in both eyes, and were deemed to be at risk of developing nuclear cataract within 5 years.
Main Outcome Measure Five-year incidence of cataract with respect to statin use. Cataracts were graded from photographs taken through the participant’s dilated pupil. Results A total of 210 persons developed incident nuclear cataract in the interval from 1998-2000 to 2003-2005. Five-year incidence of nuclear cataract was 12.2% in statin users compared with 17.2% in nonusers (odds ratio [OR], 0.55; 95% confidence interval [CI], 0.36-0.84), controlling for age. When only never smokers without diabetes were assessed, the age-, lipid level–, and sex-adjusted OR was 0.40 (95% CI, 0.18-0.90). Five-year incidence of cortical cataract was 9.9% in statin users and 7.5% in nonusers (OR, 1.28; 95% CI, 0.79-2.08); posterior subcapsular cataract occurred in 3.0% of statin users and 3.4% of nonusers (OR, 0.82; 95% CI, 0.39-1.71).
Conclusion Statin use in a general population appears to be associated with lower risk of nuclear cataract, the most common type of age-related cataract.
Author Affiliations: Department of Ophthalmology and Visual Sciences, University of Wisconsin School of Medicine and Public Health, Madison. Vol. 295 No. 23, June 21, 2006


Les statines en prévention des états septiques
Hackam D.G et al. Statins and sepsis in patients with cardiovascular disease : a population-based cohort study. Lancet, Février 2006; 367:413-418 http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-MP5/AC/ArchivesRev.asp?Rev=56

Les statines ont un impact significatif en prévention primaire et secondaire sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires. L'efficacité et la rapidité d'action des statines sur la réduction des accidents coronaires ont conduit à l'hypothèse que les statines pourraient posséder des effets cholestérol-indépendants. En inhibant l’HMG-CoA réductase, enzyme clé dans la synthèse du cholestérol, les statines réduisent non seulement le cholestérol, mais aussi la production d'intermédiaires isoprénoïdes non stéroïdiens, impliqués dans de nombreuses fonctions cellulaires. L'inhibition de ces composés isoprénoïdes pourrait expliquer les nombreux effets cholestérol-indépendants des statines.

Un traitement par statine, chez des patients de plus de 65 ans ayant une pathologie cardiovasculaire, est associé à une diminution du taux de sepsis, de sepsis sévères et de décès par sepsis. Aucun bénéfice de cette nature n’est observé avec les autres hypolipémiants. Telles sont les conclusions d'une étude de cohorte canadienne.

Utilisant une base de données de santé de l’Ontario (Ontario Drug Benefit), les auteurs ont identifié 141487 patients hospitalisés, entre 1997 et 2002, pour une pathologie cardiovasculaire en relation avec une athérosclérose et ayant survécu au moins 3 mois après leur sortie de l’hôpital. Parmi ceux-ci, 46662 (33%) avaient eu au moins une prescription de statine durant les 3 mois précédant l’hospitalisation contrairement aux 94825 autres (67%). A partir de ces données, 2 groupes de 34584 patients comparables ont été constitués et suivis en moyenne 2,2 ans.

Le risque de septicémie était diminué de 19% sous statine, le risque de sepsis sévère ou de décès consécutif était diminué de 17% et 25% respectivement. Les résultats étaient similaires après ajustement pour les caractéristiques démographiques et les co-morbidités, ils étaient équivalents pour les 3 statines les plus prescrites (atorvastatine, simvastatine et pravastatine) aussi bien pour des posologies élevées que pour des posologies faibles. Ces données méritent d'être confirmées par des études prospectives contrôlées.

L´utilisation à long terme des statines est associée à une diminution du risque de lithiase compliquée de cholécystectomie.
Statin use and risk of gallstone disease followed by cholecystectomy.
JAMA. 2009 Nov 11;302(18):2001-7.
Bodmer M, Brauchli YB, Krähenbühl S, Jick SS, Meier CR.
CONTEXT: Gallstone disease is a leading cause of morbidity in western countries and carries a high economic burden. Statins decrease hepatic cholesterol biosynthesis and may therefore lower the risk of cholesterol gallstones by reducing the cholesterol concentration in the bile. Data on this association in humans are scarce.

OBJECTIVE: To study the association between the use of statins, fibrates, or other lipid-lowering agents and the risk of incident gallstone disease followed by cholecystectomy.

DESIGN, SETTING, AND PARTICIPANTS: Case-control analysis using the UK-based General Practice Research Database. Incident patients between 1994 and 2008 and 4 controls per each patient were identified and matched on age, sex, general practice, calendar time, and years of history in the database. The study population was 76% women and the mean (SD) age was 53.4 (15.0) years at the index date. Conditional logistic regression was used to estimate the odds ratio (OR) of developing gallstones followed by cholecystectomy in relation to exposure to lipid-lowering agents, stratified by exposure timing and duration. The ORs and 95% confidence intervals (CIs) were adjusted for smoking, body mass index, ischemic heart disease, stroke, and estrogen use.

MAIN OUTCOME MEASURE: The adjusted OR (AOR) for developing gallstone disease followed by cholecystectomy in relation to exposure to lipid-lowering agents.

RESULTS: A total of 27,035 patients with cholecystectomy and 106,531 matched controls were identified, including 2396 patients and 8868 controls who had statin use. Compared with nonuse, current statin use (last prescription recorded within 90 days before the first-time diagnosis of the disease) was 1.0% for patients and 0.8% for controls (AOR, 1.10; 95% CI, 0.95-1.27) for 1 to 4 prescriptions; 2.6% vs 2.4% (AOR, 0.85; 95% CI, 0.77-0.93) for 5 to 19 prescriptions, and 3.2% vs 3.7% (AOR, 0.64; 95% CI, 0.59-0.70) for 20 or more prescriptions. The AORs for current use of statins defined as 20 or more prescriptions were similar (around 0.6) across age, sex, and body mass index categories, and across the statin class.

CONCLUSION: Long-term use of statins was associated with a decreased risk of gallstones followed by cholecystectomy.
PMID: 19903921 [PubMed - in process

Les statines associées à une meilleure évolution chez des hommes traités pour un cancer de la prostate ((Journal of Clinical Oncology, publication électronique accélérée - mai 2010)
Le traitement par les hypocholestérolémiants de la famille des statines semble associé à une meilleure évolution chez des hommes traités par radiothérapie pour un cancer de la prostate, rapportent des chercheurs américains dans le Journal of Clinical Oncology (JCO) en ligne.
L'utilisation des statines a déjà été associée à une réduction du risque d'avoir un diagnostic de cancer de la prostate et d'avoir une maladie avancée. De plus, chez les hommes ayant un diagnostic de cancer de la prostate, les statines ont été associées à un taux d'antigène prostatique PSA plus bas et à une maladie moins grave en cas de prostatectomie radicale (cf dépêche APM FBME5001).
Le Dr Ruchicka Gutt de l'Université de Chicago et ses collègues ont repris les données de 691 hommes ayant un cancer de la prostate localisé (94%) ou localement avancé (6%) traités par radiothérapie externe à une dose médiane de 72 à 74 grays ou par curiethérapie (primaire ou en complément de la radiothérapie). De plus, 41% recevaient aussi une hormonothérapie. Moins d'un tiers des patients (27%) prenaient des statines.
Le suivi médian était de 50 mois après la radiothérapie. Les statines étaient associées à significativement moins de récidives biologiques (remontée du taux de PSA), à moins de traitement de sauvetage anti-androgénique et à une meilleure survie sans rechute, mais la survie globale n'était pas différente.
  • En analyse multivariée, la prise de statines était associée à moins de récidives biologiques tout comme un PSA inférieur ou égal à 8,4 avant traitement, un stade inférieur à T2b et un score de Gleason inférieur à 7.
  • En analyse univariée, un taux de cholestérol total avant traitement inférieur à 1,9 g/L et un taux de LDL-cholestérol inférieur à 1,1 g/L étaient associés à moins de récidives à quatre ans.

    "L'effet favorable des statines pourrait provenir d'un effet direct ou passer par l'effet hypocholestérolémiant de ces médicaments", indiquent les auteurs.
Les statines ont montré une activité anticancéreuse in vitro et une action synergique avec l'irradiation dans des lignées cellulaires, par arrêt du cycle cellulaire et apoptose. "Nos propres travaux précliniques sur des xénogreffes démontrent un effet clairement radiosensibilisant de la simvastatine sur la croissance cellulaire. Si cet effet sensibilisant ou une activité anticancéreuse sont confirmés, les statines pourraient alors permettre de réduire le traitement anti-androgénique ou la dose d'irradiation", indiquent-ils.
"Ces modifications pourraient alors réduire les coûts de traitement et diminuer la morbidité des traitements", ajoutent-ils.

Il faudrait mener une étude prospective randomisée pour s'assurer de l'absence de biais de sélection et pour évaluer correctement si les statines réduisent le risque de récidive biologique et la mortalité spécifique du cancer de la prostate chez les hommes traités par radiothérapie avec ou sans hormonothérapie, commente Anthony D'Amico du Dana Farber Cancer Institute à Boston (Massachusetts), dans un éditorial accompagnant l'article. Les statines pourraient réduire le développement de pneumonies, confirme une étude randomisée

Les statines pourraient réduire le développement de pneumonies, a confirmé une étude randomisée présentée lundi à l'Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC).

"Alors que des études observationnelles soulèvent la possibilité qu'un traitement par statine pourrait réduire les taux de pneumonie et de certaines autres infections, on manque de preuves provenant d'essais randomisés évaluant cette hypothèse", ont souligné Victor Novack, du centre de médecine universitaire Soroka à Beer Shiva (Israël), et ses collègues nord-américains, dans un résumé écrit de leur "latebreaker poster". Ils ont montré à partir d'un suivi médian de 1,9 an et de 5 ans maximum que le risque de développer une pneumonie était significativement inférieur de 17% avec la rosuvastatine par rapport au placebo.
Ce risque était réduit de 19% lorsque le suivi était restreint jusqu'à la survenue de la première pneumonie ou du premier événement vasculaire.
Des baisses de risque du même ordre ont aussi été observées pour les infections des tissus mous, pour les infections gynécologiques et pour les infections fongiques, mais pas pour les infections urinaires, ni pour les infections virales ni pour toutes les infections respiratoires.
Ces effets ne variaient pas après ajustement par rapport à l'âge, au sexe, à la consommation ou non de tabac, au syndrome métabolique et aux taux de lipides ou de hsCRP.

Effets in vitro de plusieurs statines sur le CMV
Des chercheurs japonais ont également montré lundi au congrès de l'ICAAC l'effet de plusieurs statines contre la réplication du cytomégalovirus (CMV) dans des cellules humaines.
Ils ont justifié leur étude, dans un résumé écrit de leur présentation orale, par les effets inhibiteurs des statines qui ont déjà été rapportés sur la réplication du VIH-1 et du virus de la poliomyélite.
Ils ont montré que la mévastatine avait le plus d'effet, suivie par la simvastatine, la lovastatine et la pravastatine, la concentration de statine nécessaire pour baisser de 50% la charge virale étant respectivement de 0,0006, de 0,0055, de 0,04 et de 2,55 µM.
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