SINGULAIR ®
(montelukast sodium)

Source : Merck Research Laboratories.

Dans la nouvelle classe thérapeutique - les antagonistes des récepteurs de leucotriènes - SINGULAIR ® est la première molécule approuvée dans le traitement de l'asthme des adultes et des enfants à partir de 6 ans.
SINGULAIR est une nouvelle approche thérapeutique du phénomène inflammatoire largement impliqué dans la maladie asthmatique.

SINGULAIR a été étudié dans le traitement de fond de la maladie asthmatique mais n'a aucune indication dans la gestion des crises aiguës. Il ne doit pas être utilisé pour un asthme épisodique ni se substituer brutalement aux corticoïdes inhalés.

SINGULAIR n'est pas un corticoïde et dans les études cliniques il a présenté peu d'effets secondaires. Il sera commercialisé en comprimé de 10 mg (à partir de 14 ans) et sous forme de chewing-gum dose à 5 mg pour les enfants de 6 à 14 ans.
Voir également Consumer Info

Dans les etudes cliniques, SINGULAIR améliore le controle de l'asthme chez de nombreux patients. Il diminue la fréquence des crises aiguës diurnes et nocturne et donc la consommation des bronchodilatateurs d'action rapide. Il autorise également la diminution progressive des corticoïdes inhalés, généralement sans obtenir un arrêt total.
En effet, une première étude a démontré qu'un comprimé de montélukast de sodium par jour permettrait à de nombreux patients de réduire de 45% leur dose quotidienne de corticostéroïdes. Suite au traitement, 40% des patients ont été en mesure d'abandonner totalement la corticothérapie par aérosol. Une deuxième étude a démontré l'efficacité du produit chez les enfants, diminuant de façon significative le nombre des crises d'asthme. Enfin, le montélukast abaisse le nombre d'éosinophiles dans les voies aériennes et dans le sang, contribuant à réduire d'autant l'inflammation des voies aériennes. (http://www.cybersciences.com)

Le dossier d'évaluation clinique ne comporte pas de comparaison méthodique acceptable avec des traitements de référence. Un essai est en faveur d'un effet positif du Singulair° sur la réduction de dose des corticoïdes inhalés.
Dans l'état actuel de son évaluation, Singulair n'a aucune place démontrée dans la prise en charge de l'asthme.
ASMR III pour l'adulte et II pour l'enfant notamment dans l'asthme d'effort
Prescrire N° 195, Mai 1999


Utilisation des antileucotriènes dans l’asthme : le bénéfice semble modeste
Ducharme FM et coll. : "Anti-leukotrienes as add-on therapy to inhaled glucocorticoids in patients with asthma : systematic review of current evidence." Br Med J 2002; 324: 1545-1550.

Les antileucotriènes sont de plus en plus utilisés dans le traitement de l’asthme, en association avec les corticoïdes inhalés. Cette stratégie doit plus aux habitudes et aux croyances des prescripteurs qu’aux faits scientifiquement établis. C’est ce que suggère une revue systématique de toutes les études publiées sur le sujet.

Les critères d’efficacité considérés sont les suivants :
1) diminution de la fréquence des poussées évolutives de l’asthme nécessitant une corticothérapie par voie systémique, quand les antileucotriènes sont comparés à une dose normale ou double de corticoïdes inhalés ;
2) diminution de la consommation de ces derniers quand l’intervention pharmacologique est destinée à réduire la corticothérapie.
Sur les 376 citations de la littérature internationale, 13 ont été retenues : 12 essais menés chez l’adulte et 1 chez l’enfant. L’association des doses thérapeutiques d’antileucotriènes aux corticoïdes inhalés diminue de manière non statistiquement significative le risque d’exacerbations de la maladie asthmatique nécessitant une corticothérapie systémique (2 essais, risque relatif, 0,61). Aucune étude comparant les antileucotriènes à des doses doubles de corticoïdes inhalés n’a pu être exploitée.
Pour ce qui est de la diminution de la posologie de ces derniers, les résultats ne sont guère plus brillants : la dose la plus faible atteinte ne diffère guère dans les groupes placebo et antileucotriènes (3 essais, différence moyenne pondérée, - 44,43 µg/j).

Cependant, la prise d’antileucotriènes est associée à une diminution des sorties d’essai en raison d’un asthme incontrôlable (4 essais, risque relatif, 0,56).

Au total, l’association d’antileucotriènes aux corticoïdes inhalés semble offrir un bénéfice thérapeutique bien modeste dans le traitement symptomatique de l’asthme, comparativement à la monothérapie par ces derniers. Ces médicaments ne sauraient dispenser d’une augmentation de la dose de ceux-ci quand le besoin s’en fait sentir. Il semble cependant qu’ils soient capables d’améliorer le contrôle de la maladie, notamment dans les tentatives de sevrage en corticoïdes ou après réduction de leur posologie, mais cet effet ne peut être actuellement quantifié, compte tenu de la rareté des essais contrôlés exploitables.

Dr Peter Stratford
© Copyright Jim Online 2002.

Remboursement
Laboratoires Merck Sharpe & Dohme-Chibret.
Comprimés à croquer à 5 mg et comprimé à 10 mg.
Ces médicaments sont remboursés à 65 % depuis le 1er janvier 2000.

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