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ROSUVASTATINE - CRESTOR ®
Comprimés à 10 et 20 mg

La rosuvastatine (CRESTOR °) statine d'AstraZeneca est la 6ème statine commercialisée en France.

Pour le moment (04/2004) on peut noter
  • Memes indications que les autres statines : hypercholestéolémie primaire pure (IIa) et dyslipidémies mixtes (IIb)
  • Le dossier AMM ne repose que sur des critères biologiques doses dépendants principalement une baisse du LDL-cholestérol et du cholestérol total avec également une diminution des triglycérides et une petite augmentation du HDL-Cholestérol
  • Pas d'évaluation sur des critères de morbi-mortalités
  • Les effets indésirables de la rosuvastatine sont voisins des autres statines mais un peu plus fréquents (+ 0,2 à 0,5 %) y compris les effets indésirables rénaux ( protéinurie dose-dépendante).
  • ASMR 5 [Lire] dans les hypercholestérolémies pure et mixte et ASMR=3 [Lire] dans les formes familiales homozygotes
  • Le remboursement n’est possible que si la posologie ne dépasse pas 20 mg par jour (en dehors des hypercholestérolémies familiales homozygotes) et pour les patients qui n’ont pas atteint les objectifs de réduction de leur LDL cholestérol recommandés par l’Afssaps, malgré un traitement bien suivi à la posologie maximale tolérée d’une autre statine.(http://www.quotipharm.com/)
MAJ 2006
Commercialisation de CRESTOR 5 mg : Avis de la commission de transparence (HAS) [Lire]
Voir plus bas :
1/ Rosuvastatine et toxicité musculaire : renforcement des précautions d'emploi (AFSSAPS)
2/ Rosuvastatine : effets secondaires plus fréquents ?
3/ Communiqué de presse de la Revue Prescrire Numéro 274, juillet-août 2006
4/ L’étude METEOR Juin 2007


EN PRATIQUE (04/2004)

Continuer à privilégier la simvastatine (ZOCOR °, LODALES °) et la pravastatine (ELIZOR ° , VASTEN °) dont les bénéfices en prévention des accidents cardio-vascualies sont mieux prouvés

PAR AILLEURS

La Revue PRESCRIRE : "n'apporte rien de nouveau".

Revue MED INFO COCHIN Mars 2004
La récente mise sur le marché dans plusieurs pays de la rosuvastatine (Crestor®) s’accompagne d’une polémique importante soutenue par le Lancet (2).
Alors que la dose de 80mg a été retirée par AstraZeneca, pour des raisons de sécurité, des cas de rhabdomyolyse et d’atteinte rénale sont déjà rapportés aux USA, au Canada et en Grande-Bretagne incitant un groupe de défense des consommateurs américains à déposer une pétition auprès de la FDA en vue du retrait de ce produit (3).

En France, la Commission de la transparence a rendu un avis mitigé sur la rosuvastatine. Elle exprime le souhait que sa posologie journalière ne dépasse pas 20mg et insiste sur la nécessité d’études de tolérance à long terme, en particulier de tolérance rénale.

Dans les hypercholestérolémies pures et mixtes, la Commission estime que Crestor® n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport aux autres statines (ASMR, niveau V). Walley T. et al. Variations and increase in use of statins across Europe: data from administrative databases. BMJ, Février 2004, 328 : 385-386
The Editor. The statin wars: why AstraZeneca must retreat. Lancet, Oct. 2003, 362 :1341
Public Citizen Health Research Group. Petition to the FDA to remove the cholesterol-lowering drug rosuvastatin (CRESTOR) from the market (HRG Publication #1693), Mars 2004


MAJ 10/06/2004 :
CRESTOR® (rosuvastatine) et toxicité musculaire : renforcement des précautions d'emploi
Communiqué de presse AFFSAPS - 9 juin 2004

Les autorités sanitaires européennes ont été informées d'une augmentation de la fréquence de cas d'atteintes musculaires graves (rhabdomyolyses) chez des patients traités par CRESTOR® et présentant souvent des facteurs de risque.
Il a également été montré que le risque de rhabdomyolyse augmente à des doses quotidiennes supérieures à 20 mg et lorsque ce médicament est associé à un fibrate (autre hypolipémiant). Au vu de ces informations, le Résumé des Caractéristiques du Produit de CRESTOR® a été modifié pour en renforcer la sécurité d'emploi.

Initiation du traitement
Un traitement par CRESTOR® doit toujours être débuté à la dose de 10 mg par jour, y compris lorsqu'il est prescrit en relais d'un traitement par une autre statine (même si celle-ci était utilisée à une forte dose).

Ajustement de la posologie
Dans la majorité des cas, la posologie initiale de 10 mg/jour suffit à atteindre les objectifs thérapeutiques.
Toutefois, une posologie de 20 mg/jour peut s'avérer nécessaire. Cette posologie de 20 mg/jour ne devra jamais être dépassée sauf chez les patients présentant une hypercholestérolémie très sévère avec un risque cardiovasculaire élevé et pour lesquels l'objectif thérapeutique ne peut être atteint à la dose de 20 mg/jour. Dans ce cas, une posologie de 40 mg/jour pourra être envisagée uniquement après avis d'un médecin spécialiste.
Dans tous les cas, un délai de 4 semaines doit être impérativement respecté avant toute augmentation de la posologie.

Texte complet http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/040602.htm

Important safety information about CRESTOR (http://www.crestor.com/p/stellar/)

CRESTOR is contraindicated in patients with a known hypersensitivity to any component of this product, in patients with active liver disease or with unexplained persistent elevations of serum transaminases, in women who are or may become pregnant, and in nursing mothers.1

Rare cases of rhabdomyolysis with acute renal failure secondary to myoglobinuria have been reported with CRESTOR and with other drugs in this class. Patients should be advised to promptly report unexplained muscle pain, tenderness, or weakness, particularly if accompanied by malaise or fever. Therapy with CRESTOR should be discontinued if markedly elevated CK levels occur or myopathy is diagnosed or suspected.1

It is recommended that liver function tests be performed before and at 12 weeks following both the initiation of therapy and any elevation of dose, and periodically (eg, semiannually) thereafter. Should an increase in ALT or AST of >3 times ULN persist, reduction of dose or withdrawal of CRESTOR is recommended.

MAJ 05/2005

Rosuvastatine Crestor °
Effets secondaires - Mai 2005


Cette molécule est la plus récente des statines.
Selon une étude du Molecular Cardiology Research Institute and Division of Cardiology, (cf infra) elle serait celle qui présente le plus de risques d’effets secondaires. C'est, après un an de mise en vente, ce que montrent les résultats de la FDA (US Food and Drug Administration).

La comparaison a été faite avec l'atorvastatine, la simvastatine, et la pravasine.
La nocivité a été testée pour la rhabdomyolyse (troubles musculaires), la protéinurie, la néphropathie, ou l'insuffisance rénale.
Le risque d’effets indésirables avec la rosuvastatine a été 2,2 fois plus élevé qu’avec la simvastatine et 6,8 plus qu’avec l’atorvastatine.
Les problèmes apparaissent relativement tôt après le début de la thérapie.

La revue médicale The Lancet a publié en juin 2004 un éditorial demandant le retrait du marché de cette statine. Cependant, récemment, la FDA a simplement demandé au laboratoire de modifier la notice du médicament.

MAJ 06/2005

La rosuvastatine-Crestor ® de nouveau sur la sellette
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-MP5/AC/ArchivesRev.asp?Rev=50 (COCHIN) - JUIN 2005

En Juin 2004, les précautions d’emploi de la rosuvastatine-Crestor ® ont été renforcées (Med-Info, N°41-Juin 2004) afin de limiter le risque d’atteintes musculaires graves. Dernièrement, la FDA rejetait la pétition d’un groupe de consommateurs américains demandant le retrait de la rosuvastatine, indiquant dans un document exhaustif accessible sur son site web que les données disponibles actuelles ne permettent pas de conclure à un risque plus élevé de toxicité musculaire ou rénale associé à la rosuvastatine. L’agence américaine soulignait le rapport bénéfice/risque très favorable de l’ensemble de cette classe thérapeutique.

Une publication récente soulève à nouveau la question en s’appuyant sur l’analyse des effets indésirables associés à la rosuvastatine et signalés à la FDA durant la première année de sa commercialisation (1er Octobre 2003 – 30 Septembre 2004) en comparaison avec les autres statines disponibles (atorvastatine, simvastatine et pravastatine) ainsi qu’avec la cérivastatine retirée du marché en 2001 (1).

En considérant globalement ou séparément le nombre de cas (rapporté au nombre de prescriptions) de rhabdomyolyse, protéinurie, néphropathie et insuffisance rénale relevés dans la base américaine "Adverse Events Reporting System", la rosuvastatine est moins bien tolérée que la simvastatine, l’atorvastatine ou la pravastatine durant la même période

. Les conclusions sont similaires si l’on réalise la comparaison avec la première année de commercialisation de chacune des statines, à l'exception d'une toxicité rénale comparable avec la simvastatine. En revanche, le taux d'effets indésirables associés à la cérivastatine durant sa première année de commercialisation était nettement plus élevé.
Cette toxicité a tendance à se manifester plus précocement sous rosuvastatine (dans les 12 semaines après le début du traitement) et pour des posologies relativement modérées (dans 62% des cas <10mg/j).

La rosuvastatine expose davantage aux autres effets indésirables graves tels que toxicité hépatique ou toxicité musculaire à l’exclusion des accidents de rhabdomyolyse.

Une telle analyse suscite de nombreuses remarques évoquées dans un éditorial d’accompagnement (2).
  • La première remarque concerne les limites intrinsèques d’un système de notifications spontanées des effets indésirables médicamenteux.
  • D’autre part, quelle conséquence tirer de ces conclusions, étant donnée la très faible fréquence des cas rapportés (<20 cas de rhabdomyolyse/million de prescriptions de rosuvastatine, sur la période d’observation) ?
  • Enfin, il est important d'insister sur les règles de sécurité concernant l'utilisation de l'ensemble des statines afin d'éviter la survenue d'accidents.
Alsheikh-Ali A.A. et al. The Safety of Rosuvastatin as Used in Common Clinical Practice: A Postmarketing Analysis. Circulation, Publication électronique avancée au 25 Mai 2005
Grundy S.M. The Issue of Statin Safety: Where do We Stand? Circulation, Publication électronique avancée au 25 Mai 2005

MAJ 07/2006

La Revue Prescrire
Numéro 274, juillet-août 2006 - p.504-505

Cholestérol : attention aux effets indésirables de la rosuvastatine
Un bilan des effets indésirables de la rosuvastatine (Crestor °) montre que ce médicament suscite plus de signalements d'effets indésirables au niveau du rein et des muscles que les médicaments de la même classe actuellement disponibles.

Commercialisée depuis 2004, la rosuvastatine est un médicament hypocholestérolémiant appartenant à la famille des statines, une famille connue pour entraîner des risques musculaires particuliers (rhabdomyolyse). La cérivastatine (ex-Cholstat° et autre), a ainsi été retirée du marché en 2001 du fait de la survenue de troubles musculaires graves.
Lors de sa commercialisation, la rosuvastatine semblait présenter des effets indésirables musculaires du même ordre que ceux observés avec les autres statines, avec des incertitudes sur des effets indésirables rénaux.
Un bilan récent des signalements d'effets indésirables par l'agence étatsunienne du médicament a montré un taux de signalement d'effets indésirables rénaux et musculaires plus élevé avec la rosuvastatine qu'avec les autres statines actuellement sur le marché. Les agences européenne et étatsunienne ont émis des mises en garde, sans malheureusement rendre publiques les données sur lesquelles elles s'appuient.
La revue Prescrire conclut qu'il vaut mieux s'en tenir aux médicaments de la même famille les mieux évalués cliniquement, la simvastatine (Lodalès°, Zocor° et autres) et la pravastatine (Elisor°, Vasten°).
© LRP

MAJ 06/2007

L’étude METEOR [JAMA 2007;297:1344-53, avec un éditorial 1376-8] est une étude randomisée contrôlée qui a analysé l’effet d’un traitement par la rosuvastatine sur l’évolution de lésions d’athérosclérose carotidienne chez des patients d’âge moyen, asymptomatiques et avec un faible risque cardio-vasculaire (Framingham risk score < 10% par 10 ans).

Les résultats montrent qu’un traitement de deux ans par la rosuvastatine chez ces patients ralentit de manière statistiquement significative la progression de l’athérosclérose carotidienne (mesurée par la carotid intima-media thickness ou CIMT) par rapport au placebo; le traitement par la rosuvastatine n’entraînait toutefois pas de régression des lésions d’athérosclérose.

Il n’est pourtant pas prouvé qu’une diminution de la progression des lésions observées par imagerie chez des patients avec un faible risque cardio-vasculaire ait un impact cliniquement significatif.

Ces données ne modifient donc pas non plus les recommandations. La prévention primaire chez des patients asymptomatiques avec un faible risque cardio-vasculaire (Framingham risk score < 10% par 10 ans) consiste avant tout en des modifications du style de vie
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