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Acide nicotinique - NIASPAN ® cp à lib prolongée
SOURCE : MEDIQUICK par www.esculapepro.com

cp 375, 500,750 et 1000 mg

Indications selon l'AMM
  • DYSLIPIDEMIES
  • HYPERCHOLESTEROLEMIES PRIMAIRES (TYPES IIA ET IIB)
Voir l'avis de la Revue Prescrire en fin de texte

Contre-indications
  • Antécédents d'hypersensibilité à l'acide nicotinique ou à un autre composant de ce médicament.
  • Altération significative des fonctions hépatiques.
  • Ulcère gastroduodénal évolutif.
  • Hémorragie artérielle.
Mises en garde et précautions d'emploi

NIASPAN LP ne doit pas être remplacé par d’autres médicaments à base d’acide nicotinique. Lors du passage d’autres médicaments à base d’acide nicotinique à NIASPAN LP, le traitement par NIASPAN LP doit être débuté en respectant le schéma d’augmentation posologique.
  • Foie :
    Les médicaments à base d’acide nicotinique peuvent entraîner une anomalie du bilan biologique hépatique. Des cas d’hépatotoxicité grave, incluant des cas de nécrose hépatique fulminante, ont été rapportés chez des patients ayant pris des médicaments à base d’acide nicotinique de formulations à libération modifiée différentes de NIASPAN LP au lieu d’acide nicotinique à libération immédiate. La pharmacocinétique de NIASPAN LP étant différente de celle d’autres médicaments à base d’acide nicotinique, ne pas remplacer NIASPAN LP par d’autres médicaments.
    Les mises en garde spéciales et les précautions d’emploi de chaque inhibiteur de l’HMG-CoA réductase doivent être aussi consultées.
    Il convient d’utiliser NIASPAN LP avec précaution chez les patients consommant des quantités importantes d’alcool et/ou présentant un antécédent d’atteinte hépatique.
    Une augmentation des transaminases hépatiques associée au traitement par NIASPAN LP a été observée. Elle est cependant réversible à l’arrêt du traitement.
    Il convient de pratiquer régulièrement des bilans biologiques hépatiques, incluant le dosage des transaminases (ASAT et ALAT), pour tous les patients suivant un traitement par NIASPAN LP et avant ce traitement en cas d’antécédents et/ou de troubles hépatiques (par exemple ictère, nausée, fièvre et/ou malaise). En cas d’élévation des transaminases, en particulier si elles atteignent trois fois la limite supérieure de la normale (LSN), le traitement doit être interrompu.

  • Muscles squelettiques:
    Des cas isolés de rhabdomyolyse chez des patients traités par l’association de NIASPAN LP avec des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase ont été spontanément notifiés. Tout médecin envisageant d’associer des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase et NIASPAN LP doit évaluer les bénéfices et les risques potentiels d’un tel traitement et surveiller attentivement les patients concernés afin de détecter tout symptôme de rhabdomyolyse: douleurs musculaires, sensibilité ou faiblesse musculaire, en particulier pendant les premiers mois de traitement et pendant les périodes d’augmentation posologique de chaque médicament. Il convient de pratiquer des dosages sériques périodiques de la créatine phosphokinase (CPK) et du potassium.
    Si ce traitement est prescrit en association, un dosage des CPK doit être effectué avant le démarrage du traitement chez des patients à risque de rhabdomyolyse:
    • insuffisance rénale;
    • hypothyroïdie;
    • abus d’alcool;
    • âge > 70 ans;
    • antécédent personnel ou familial de troubles musculaires héréditaires;
    • antécédent de toxicité musculaire provoquée par un fibrate ou un inhibiteur de l ’HMG-CoA réductase.
    Il convient d’envisager la possibilité de lésions musculaires chez tout patient présentant des myalgies diffuses, des douleurs musculaires et/ou une augmentation nette des concentrations de CPK musculaire (plus de 5 fois la LSN). Dans ce cas, le traitement doit être interrompu.
    Consulter les informations sur la prescription des inhibiteurs de l’HMG CoA réductase (statines).

  • Intolérance au glucose :
    Les patients diabétiques ou potentiellement diabétiques doivent être étroitement surveillés, une augmentation de l’intolérance au glucose dose-dépendante pouvant survenir. Une modification du régime alimentaire et/ou du traitement par antidiabétiques oraux et/ou insuline peut s’avérer nécessaire.

  • Angor instable et infarctus du myocarde aigu:
    Chez des patients atteints d’angor instable ou lors de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, il convient d’être prudent lors de l’administration de NIASPAN LP, en particulier si ces patients reçoivent également des produits vaso-actifs comme les dérivés nitrés, des inhibiteurs calciques ou des adrénolytiques.

  • Acide urique:
    Des augmentations des concentrations en acide urique ont été observées sous NIASPAN LP. De ce fait, il est recommandé de surveiller les patients présentant des facteurs de risque de goutte.

  • Coagulation:
    NIASPAN LP peut modifier la numération plaquettaire et le temps de prothrombine (voir rubrique 4.5). Les patients devant être opérés doivent être étroitement surveillés.
    Il convient d’être prudent lors de l’administration concomitante de NIASPAN LP avec des anticoagulants; chez les patients sous anticoagulants, le temps de prothrombine et la numération plaquettaire doivent être surveillés.

  • Hypophosphorémie:
    Des cas de diminutions transitoires de la phosphorémie ont été observés chez les patients traités par NIASPAN LP. Chez les patients à risque, une surveillance de la phosphorémie est recommandée.
  • Autres:
    Les patients présentant un antécédent d’ictère, d’atteinte hépato-biliaire ou d’ulcère gastro-duodénal doivent être surveillés pendant le traitement par NIASPAN LP.
Communiqués de presse - Numéro 275, septembre 2006 p.567

Acide nicotinique contre le cholestérol : trop d'inconvénients

L'acide nicotinique, à libération immédiate ou prolongée, a trop d'effets indésirables pour être utilisé comme médicament hypocholestérolémiant. À l'occasion de la commercialisation de l'acide nicotinique à libération prolongée (Niaspan°) comme hypocholestérolémiant dans certaines situations, la revue Prescrire souligne dans son numéro de septembre que l'évaluation de l'acide nicotinique à libération immédiate chez environ 5 000 patients suivis en moyenne 15 ans n'a pas montré d'effet sur la survie des patients.

Les effets indésirables de l'acide nicotinique à libération immédiate sont très fréquents et parfois sévères, notamment : bouffées de chaleur, troubles digestifs, troubles visuels, toxicité hépatique. Ils sont responsable d'un arrêt de traitement dans environ 50 % des cas. L'efficacité de l'acide nicotinique à libération prolongée n'a pas été évaluée sur des critères cliniques. La fréquence de ses effets indésirables est voisine de celle de la forme à libération immédiate.

En pratique, lorsqu'un régime alimentaire adéquat ne permet pas de faire suffisamment baisser les excès de cholestérol, les médicaments de premier choix sont ceux de la famille des statines, à commencer par la pravastatine et la simvastatine, qui ont démontré leur intérêt en terme de mortalité. Quand l'effet de ces médicaments paraît insuffisant et qu'une association avec un autre médicament est envisagée, le gemfibrozil ou la colestyramine sont à proposer, sous étroite surveillance, en raison de risques musculaires accrus.
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