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EVRA ®
Dispositif transdermique - patch
de contraception féminine de18 à 45 ans

Source MEDIQUICK par ESCULAPE PRO
MAJ 06/2007

Dispositif transdermique (patch) mince de type matriciel gravé EVRA 150/20 sur la face externe beige de la couche de support par tampon à chaud en sachet contenant 6 mg de norelgestromine (NGMN) et 750 µg d’éthinylestradiol (EE) libérant 150 µg de NGMN et 20 µg d’EE par 24 heures,

MODE D'EMPLOI

1 patch en application et porté pendant une semaine complète (7 jours), à retirer et immédiatement remplacer par un nouveau à un jour fixe de la semaine (jour de changement), aux 8ème et 15ème jours du cycle.
Effectuer le changement de patch à tout moment du jour de changement prévu. Respecter un intervalle libre sans patch à la 4ème semaine à partir du 22ème jour.
Un nouveau cycle de contraception débute le jour suivant la semaine d’intervalle libre. Appliquer le patch suivant, même en l'absence de saignement ou si les saignements ne sont pas terminés.

- En début de contraception :(c'est à dire si aucun contraceptif hormonal n'était utilisé au cours du cycle précédent).
A appliquer au 1er jour des règles
Si après le 1er jour du cycle menstruel, ajouter une méthode de contraception non hormonale pendant les 7 premiers jours du premier cycle de traitement uniquement.

- En relais d’un contraceptif oestroprogestatif oral
A appliquer au 1er jour de l'hémorragie de privation.
En l'absence d'hémorragie de privation dans les 5 jours suivant la prise du dernier comprimé (hormonal) actif, éliminer un risque de grossesse avant de commencer le traitement.
Si le traitement commence après le premier jour de l’hémorragie de privation, imposer une méthode de contraception non hormonale en parallèle pendant 7 jours.
Si plus de 7 jours s’écoulent après la prise du dernier comprimé actif de contraception orale, la femme peut avoir ovulé et elle devrait consulter un médecin avant de commencer un traitement.
Si un rapport s’est produit au cours d’un intervalle prolongé sans pilule, se méfier du risque de grossesse.

En relais d’une méthode progestative :
la femme peut remplacer à tout moment la pilule minidosée (ou l’implant le jour de son retrait ou la méthode injectable au moment de la prochaine injection) mais elle doit associer une méthode de contraception mécanique pendant les 7 premiers jours.

- Après un avortement ou une fausse-couche :
A appliquer immédiatement après un avortement ou une fausse-couche intervenant avant la 20ème semaine de gestation, soit 21ème jour après l’avortement ou le 1er jour des premières règles spontanées, si celui-ci intervient avant. Aucun moyen de contraception supplémentaire n’est nécessaire alors. A savoir qu'une ovulation peut intervenir dans les 10 jours qui suivent un avortement ou une fausse-couche.

- Après un accouchement :
A appliquer après 4 semaines après l’accouchement en cas de désir de ne pas allaiter.
Si plus tard, ajouter une contraception mécanique pendant les 7 premiers jours. Si un rapport a eu lieu, exclure une grossesse avant de débuter l'application. Sinon la femme devra attendre son premier cycle menstruel

CONTRE INDICATIONS

Elles sont les mêmes que pur une contraception oestroprogestative par voie orale (pilule)
  • Antécédents d'hypersensibilité aux substances actives ou à un des constituants.
  • Présence ou antécédents de thrombose veineuse, avec ou sans embolie pulmonaire.
  • ésence ou antécédents de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, thrombose rétinienne) ou signes évocateurs d’une thrombose (angine de poitrine ou accident ischémique transitoire).
  • raine avec aura focale.
  • Présence de facteurs graves ou à risque multiple pour la survenue de thrombose artérielle : . Hypertension sévère (valeurs persistantes = 160+/100+ mmHg). . Diabète avec atteintes vasculaires. . Dyslipoprotéinémie héréditaire. . Prédisposition héréditaire probable à la thrombose veineuse ou artérielle (résistance à la protéine C activée, déficience en antithrombine-III, déficience en protéine C, déficience en protéine S, hyperhomocystéinémie et des anticorps antiphospholipidiques : anticorps anticardiolipines, lupus anticoagulant).
  • Cancer du sein avéré ou suspecté.
  • Cancer de l’endomètre ou autre néoplasie liée aux estrogènes avérée ou suspectée.
  • Anomalies de la fonction hépatique liées à une maladie hépatocellulaire aiguë ou chronique.
  • Adénomes ou carcinomes hépatiques.
  • . Hémorragie génitale anormale inexpliquée


MAJ 06/2007
Patchs contraceptifs : une balance bénéfices-risques de plus en plus défavorable
http://www.prescrire.org/bin/cqp/index.php?id=28249 - Numéro 284, juin 2007

Les risques, notamment cardiovasculaires, liés à l'utilisation des patchs contraceptifs (Evra °) sont confirmés. Ils rendent sa balance bénéfices-risques de plus en plus défavorable.

Dans son numéro de juin, la revue Prescrire rappelle qu'elle avait estimé en 2004 que le patch contraceptif Evra°, comparé aux estroprogestatifs de référence par voie orale, n'apportait pas de bénéfice tangible en termes d'efficacité ou d'effets indésirables, ni d'avantage démontré en termes de praticité ou d'observance pour les patientes.

Depuis, les données rendues disponibles ne sont pas rassurantes : trop grande variabilité d'un individu à l'autre, en particulier par rapport aux contraceptifs oraux, et surtout risque de thrombose environ 2 fois plus élevé avec les patchs.
Ces risques de thromboses incitent à ne pas utiliser les patchs Evra° pour la contraception hormonale.

La revue Prescrire regrette dans son numéro de juin que l'Agence européenne ait rapporté ces risques de manière trop discrète et trop laconique, par une simple modification de l'information officielle sur Evra°, qui risque fort de passer inaperçue des professionnels de santé et du public.
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