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AMIODARONE - CORDARONE ®

Amiodarone Trials Meta-Analysis
Conférence de presse des laboratoires SANOFI


L'étude ATMA confirme que l'amiodarone diminue de façon significative ( 35 % ) le risque de mort subite chez les patients à risque, en particulier dans les suites d'un IDM et dans l'insuffisance cardiaque.
Chez ces patients la mort subite par trouble du rythme parait être un des risques majeurs ( TV ou FV ). Jusqu'alors, seuls les bêtabloquants avaient fait la preuve d'une certaine efficacité.
L'amiodarone n'a pas eu d'effet sur les autres causes de mortalité. La tolérance a été satisfaisante.
L'association bêtabloquants- amiodarone pourrait présenter un intérêt majeur.
Voir également Carvedilol

AMIODARONE
CORDARONE cp 200 mg : Antiarythmique classe III
AMIODARONE DCI cp 200 mg

INDICATIONS :
---- La plupart des troubles du rythme rapide aussi supra-ventriculaires que ventriculaires en particulier sur angor, ATCD d'IDM et insuffisance cardiaque : FA, flutter, ESV, prévention TV, WPW

CONTRE-INDICATIONS
---- Bradycardie, BAV , BSA , maladie du sinus,
---- Dysthryroïdie.
---- Grossesse, allaitement

PRECAUTIONS
---- La thyroïde !
---- Association avec d'autres bradycardisants : Bêtabloquants, ICA bradycardisants
---- Association avec autres anti-arythmiques ( toutes classes).
---- Trts hypokaliémants ( diurétiques, coricothérapie ), risque de Torsade de pointe
---- AVK, digoxine
---- Soleil

POSOLOGIE.
Généralement, il faut commenrcer par un trt de charge de 3 à 5 cp/J pendant quelques jours.
Les signes d'impregnation sont une baisse de la fréquence ( ou un retour en sinusal si FA ou flutter ), un allongement de QT et éventuellement une onde U
Ensuite la dose minimale efficace est souvent de 1 cp/J 5 jours sur 7 mais certains patients sont bien équilibrés avec 3 cp par semaine.

SURVEILLANCE THYROIDIENNE
Outre la clinique ( hypo comme hyper ), THS tous les 6 mois :
---- TSH basse : hyperthyroïdie . Arrêt du trt le plus souvent nécessaire
---- TSH haute : hypothyroidie. Le trt peut éventuellement être continué mais avec trt parallèle de l'hypothyroïdie.

NB
La présence de dépôts cornéens est un signe d'imprégnation et ne doit pas faire arréter le trt. (Contact Ophtalmo +) cf infra Complément Infos (Controverse]

LE PIEGE APRES ARRËT DE TRAITEMENT !!!!
Femme de 60 ans traitée par CORDARONE pour FA pendant 2 ans. Apparition d'une hypothyroïdie et décision d'arréter ce trt remplacé avec succés par SOTALEX.
Surveillance de la fonction thyroïdienne qui revient à la normale en qques mois ( lévothyrox 25 µg le premier mois ).
Pas de problème pendant 8 mois puis nouveau passage en FA. Le bilan biologique montre une hyperthyroïdie franche et confirme la surcharge en iode.
Explication : La surcharge tissulaie en iode par 2 ans de CORDARONE peut déclancher une hyperthyroïdie tardive.



AMIODARONE - SURVEILLANCE - EFFETS INDESIRABLES

STEATOSE PSEUDO ALCOOLIQUE
La fréquence des lésions pseudo-alcooliques hépatiques lors de la prise prolongée d'amiodarone est estimée à 1-3 % des sujets. L'apparition des troubles, peu spécifiques (élévation modérée des aminotransférases sériques, hépatomégalie), est liée à la dose cumulative totale. La maladie hépatique peut continuer à s'aggraver même après l'arrêt du médicament. Les seules particularités sont la possibilité d'association à une neuropathie sensitive et l'hyperdensité hépatique en tomodensitométrie
http://www.hepatoweb.com/hepatobase/steatose.html

EPIDIDYMITE
Une vingtaine d'observations d'épididymites survenues chez des patients traités par amiodarone ont été publiés (Urol int 1988;43 : 372-373)

Dr Joëlle BOZET. Article du Quotidien du Médecin dont j'ai perdu les références !

Un bilan thyroïdien est indispensable avant mise sous amiodarone, puis environ tous les six mois. Il élimine une pathologie préexistante et fournit un élément de référence.

Le syndrome de T3 basse

Outre une augmentation transitoire de la TSHu pendant les douze premières semaines de traitement, un effet " normal " de l'amiodarone est le syndrome de T3 basse. Il associe une euthyroïdie clinique, une augmentation des T3 reverse et T4 totale et libre ainsi qu'une diminution des T3 totales et libre ; la TSHu est normale.

Dysthyroïdie : des délais d'apparition variables

En revanche, la surcharge iodée induite par l'amiodarone peut être à l'origine d'effets pathologiques ou révéler une pathologie latente. Les délais d'apparition des dysthyroïdies sont très variables et peuvent même survenir 12 à 18 mois après arrêt du traitement.

Le plus souvent, il s'agit d'une hypothyroïdie.

Hypothyroïdie

La biologie associe une baisse de T3 et T4 L et une augmentation de la TSHu. Le plus souvent, l'arrêt du traitement permet le retour à la normale en quelques semaines. Un traitement substitutif temporaire améliore la symptomatologie fonctionnelle si elle est importante. Rarement, l'hypothyroïdie peut être persistante, surtout lorsqu'il existe des anticorps antithyroïdiens (pathologie préexistante) ; elle nécessite alors un traitement substitutif définitif.
Une élévation modérée et isolée de la TSH (< 10 mU/l) sans signes cliniques associés ne nécessite qu'une surveillance plus rapprochée.

Hyperthyroïdie

L'hyperthyroïdie est potentiellement grave. Les manifestations cliniques, souvent atypiques, sont en règle limitées à une altération de l'état général, une aggravation ou une réapparition des symptômes cardiaques ou une simple accélération du pouls.
La TSHu est effondrée et les T3 et T4 sont augmentées.
L'arrêt de l'amiodarone est impératif. En l'absence de symptômes cliniques, seule une surveillance biologique rapprochée est nécessaire. En présence de symptômes fonctionnels cardiaques, le propranolol bloque le système adrénergique et inhibe la transformation périphérique de T4 en T3. Des signes cliniques d'hyperthyroïdie doivent faire proposer la mise sous antithyroïdiens de synthèse, voire une surveillance en milieu spécialisé.

Surveillance pulmonaire

Décrite en 1980, l'atteinte pulmonaire est une fibrose interstitielle non spécifique qui se voit surtout aux posologies élevées (400 mg par jour ou plus). La précocité du diagnostic et l'arrêt du traitement conditionnent le pronostic. Le diagnostic repose sur l'apparition d'une dyspnée d'effort d'aggravation progressive, une toux sèche diurne et nocturne, un amaigrissement, un plateau fébrile (38 °C) et un syndrome inflammatoire majeur. Les symptômes évoluent habituellement sur 2 à 3 mois et doivent faire réaliser un bilan pulmonaire. La réalisation d'un cliché de référence, avant traitement, semble judicieux.

Photosensibilisation

La complication dermatologique la plus fréquente de l'amiodarone est la photosensibilisation. Il s'agit d'un phénomène phototoxique qui ne nécessite pas une sensibilisation préalable à la molécule. La protection contre le soleil (y compris derrière une vitre) est indispensable.

Atteinte cornéenne

L'atteinte la plus fréquente est la thésaurismose cornéenne. Ces dépôts cornéens superficiels se traduisent, à un stade avancé, par une vision trouble, la perception de halos colorés autour des lumières, une photophobie et parfois une irritation oculaire. Elle dépend de la dose totale d'amiodarone reçue, de sa dose journalière et de la sensibilité individuelle des patients. A l'arrêt du traitement, la régression des signes cornéens est obtenue en 1 à 12 mois.
NB NB
Pou le Pr Philippe Gain ces dépôts cornéens fréquents, après plusieurs années de traitement, dépôts cornéens orangés superficiels, avec un « aspect en moustache », totalement asymptomatiques, visibles seulement à la lampe à fente. Simple constatation, ne même pas en parler au sujet (risque de l’inquiéter pour rien), aucune indication d’arrêter l’amiodarone ! [Lien / univ-st-etienne.fr]

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