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COARTEM ® - RIAMET ®
ARTHEMETER et LUMEFANTRINE
DCI Coartéméther

NOVARTIS
Il s'agit exactement du même produit, mais Coartem ° est destiné aux pays en développement et Riamet ° aux pays développés. Seul change le prix....

L'association athéméther et luméfantrine parait actuellement active sur toutes les souches de Plasmodium falciparum.
Le COARTEM° se présente en boite de 8 ou 16 comprimés contenant 20 mg d'arthéméter et 120 mg de luméfantrine).

Voir communiqué de l'OMS (Avril 2002)
Voir : les ACT Artemisinin-based combination therapy Combinaisons à base d'artémisinine.


Artéméther / luméfantrine
RIAMET 20 mg/120 mg comprimé

Disponible en ville 09/2014
Prix public TTC de 38,33 € pour 24 comprimés, et remboursable au taux de 65 %.
Indications, posologie, etc... [Lire]



Le co-artéméther- COARTEM ®
XVe congrès international de médecine tropicale et de malariologie

L'incidence et la gravité du paludisme sont en augmentation partout dans le monde alors que, parallèlement, de plus en plus de souches de Plasmodium deviennent résistantes aux antipaludéens. Avec l'essor du tourisme de longue distance, les cas de paludisme importé sont en augmentation en Europe, la Suisse n'étant pas épargnée par ce phénomène.

Le XVe congrès international de médecine tropicale et de malariologie a donné l'occasion de faire le point sur l'utilité d'une association médicamenteuse, le co-artéméther, pour le traitement stand-by du paludisme.

Le co-artéméther est une association stable de deux substances actives, l'artéméther, un dérivé de l'artémisinine, et la luméfantrine, une substance analogue par sa structure et sa pharmacologie aux antipaludéens halofantrine et méfloquine.

Par rapport à d'autres antipaludéens, le co-artéméther est bien toléré et son efficacité est plus précoce et plus importante. De plus, sa toxicité est moindre, notamment du point de vue des effets indésirables cardiaques et neurotoxiques, et il provoque moins de troubles gastro-intestinaux et nerveux centraux. De même, les paramètres hématologiques, hépatiques et rénaux ne montrent pas de modifications importantes.

L'artéméther possède une action schizonticide et gaméticide. Il est caractérisé par une action rapide et un temps de demi-vie de deux heures environ. La luméfantrine a une action schizonticide, un temps de demi-vie de deux à trois jours et prolonge l'action de l'artéméther.

Les deux substances agissent en synergie, tant in vitro qu'in vivo. Après 24 heures environ, plus de 95 % des parasites sont éliminés, après deux jours, la clairance parasitaire est à son maximum et la formation de gamétocytes est fortement ralentie. Jusqu'à présent, aucune résistance de Plasmodium falciparum à l'artéméther n'a été signalée.

Grâce à son association avec la luméfantrine et sa demi-vie relativement courte, le développement de résistances est retardé. Le co-artéméther est également indiqué pour les enfants en bas âge (à partir de 5kg).

Chez la femme enceinte, l'innocuité de la préparation doit encore faire l'objet d'investigations approfondies.

Du fait de son profil efficacité/ risque avantageux, le co-artéméther est un bon candidat pour devenir le médicament de premier choix pour le traitement stand-by, c'est-à-dire en cas d'infection survenant malgré une prophylaxie bien conduite du paludisme à P. falciparum non compliqué.

Avril 2004

Chaque jour, 600 millions de personnes (la plupart vivant en Afrique) sont exposées à un risque mortel : le plasmodium falciparum, le plus virulent des parasites transmetteurs de la malaria. Or la nouvelle parade contre ce tueur en série a fait ses preuves en Asie. L'Act, combinaison de l'extrait d'une plante chinoise, l'artemisinine, et de substances chimiques, commence à se répandre en Afrique, mais elle coûte dix à vingt fois plus cher que les traitements classiques devenus inefficaces. Après une certaine inertie, la communauté internationale et l'industrie pharmaceutique semblent enfin prêtes pour une mobilisation générale, à condition de trouver de l'argent. L'Oms a battu le rappel à l'occasion de la Journée africaine du paludisme célébrée hier.

A Genève, la doctoresse malienne Fatoumata Nafo-Traoré qui dirige le programme Faire reculer le paludisme est claire : «Un million d'enfants africains en meurent chaque année, des millions d'autres tombent malades. Dans beaucoup de régions, on les soigne essentiellement à la chloroquine et au SP (sulphadoxine pyriméthamine) dont l'efficacité est tombée à moins de 50 %, à cause de la résistance développée par le papasite. Plus il y aura de pays qui décident de passer à l'Act, plus les prix des nouveaux traitements baisseront. Mais il faudrait 1 milliard de dollars par an pour encourager cette conversion et fournir les traitements nécessaires». Malheureusement les donateurs ne se bousculent pas, déplore Médecins sans frontières enthousiaste sur les résultats de ce nouveau traitement. Pourtant, laisser le champ libre au palu coûte bien plus cher au continent : au moins 12 milliards de dollars par an, soit 40 à 50 % des dépenses de santé. Les espoirs de diminuer de moitié l'incidence de la maladie d'ici 2010 sont encore ténus
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