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LES DIPHOSPHONATES ou BIPHOSPHONATES

Evaluation de l’efficacité du traitement médicamenteux de l’ostéoporose
Papapoulos S et coll. Pharmacological management of osteoporosis : evaluation of treatment efficacy.
EULAR, 18-21 juin 2003; Lisbonne.

MAJ 2008
Les diphosphonates sont à l’origine de douleurs musculosquelettiques très invalidantes.[Lire]

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Que ce soit en prévention I ou II, l’une des plus importantes actions est la correction des déficits ou des apports insuffisants en calcium et en vitamine D, car il semble bien que celle-ci puisse réduire substantiellement le risque fracturaire.

Les autres traitements sont donc à en plus de la supplémentation vitaminocalcique et leurs actions sont de deux ordres
  • stimulation de la formation de l’os.
    Dans cette catégorie, es sels de fluor ont déçu, car leur efficacité antifracturaire n’a pu être établie. En revanche, la parathormone (hPTH) en injections sous-cutanées quotidiennes diminue significativement ce risque, tant au niveau vertébral que non vertébral, chez la femme atteinte d’une ostéoporose patente.

  • inhibition de la résorption (turn over) osseuse.
    Des essais cliniques randomisés existent sont disponibles pour le traitement hormonal substitutif, le raloxifène, la calcitonine et les bisphosphonates tels l'étidronate, l'alendronate, et le risédronate. mais les les preuves en faveur d’une efficacité antifracturaire varient considérablement d’un agent à l’autre.
    De tous ces traitements, seuls l’alendronate et le risédronate s’avèrent capables de réduire le risque fracturaire, au niveau du rachis et d’autres sites du squelette, tout au moins chez la femme ménopausée. A titre d’exemple, l’alendronate, à des doses > 5 mg/j diminue le risque de tassements vertébraux de 48 % (risque relatif [RR] : 0,52 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,43-0,65) et celui des autres fractures à des doses > 10 mg/j de 49 % (RR : 0,51 ; IC 95 % : 0,38-0,69). Il en va de même pour le risédronate aux doses de 2,5 et 5 mg/j, la diminution du risque de tassements vertébraux étant de 36 % (RR : 0,64 ; IC 95 % : 0,54-0,77), celui des autres fractures de 27 % (RR : 0,73 ; IC 95 % : 0,61-0,87).

    Voir : l'ostéporose [Lire]
MAJ 01/2007
Ostéoporose postménopausique, alendronate, quand peut-on l’arrêter?
Une étude, JAMA du 27 décembre 2006, rapporte les résultats observés chez plus de mille femmes ménopausées qui, après avoir été traitées pour ostéoporose par l'alendronate pendant 5 ans, ont été réparties en 2 groupes suivis pendant 5 nouvelles années, l'un continuant à recevoir l'alendronate et l'autre arrêtant l'alendronate. [Lire]

Les résultats peuvent se résumer ainsi : la densité minérale osseuse, les marqueurs biochimiques sont un peu moins bons dans le groupe qui a arrêté l'alendronate mais le risque de fractures et la tolérance ont été à peu près identiques dans les 2 groupes.
Cette étude montre d'une part qu'il est possible d'arrêter l'alendronate au bout de 5 ans (si le risque de fractures vertébrales notamment n'apparaît pas trop élevé) et d'autre part qu'un traitement de 10 ans est bien supporté.

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Ostéonécrose des maxillaires et biphosphonates.
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 25/03/06
Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7543/736

Une nouvelle entité: l'ostéonécrose du maxillaire inférieur associée à la prescription des biphosphonates de nouvelle génération ( indiqués dans le traitement de l'ostéoporose, des métastases osseuses et de la maladie de Paget ).

La majorité des malades peuvent être traités par simple excision chirurgicale, avec arrêt du médicament. D'autres relèvent d'une intervention radicale.
Pour les auteurs d'un article paru dans Laryngoscope ( 2006 ), il faut demander un bilan dentaire avant de prescrire un traitement par biphosphonates, et veiller à une bonne hygiène buccale.

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Biphosphonates : Agent anticancereux ?
The New England Journal of Medicine
August 6, 1998 - Volume 339, Number 6
Les indications habituelles des BPP sont ostéoporose , la maladie de Paget et les tumeurs osseuses ostéolytiques I et II, myélomes...

Deux études américaines suggèrent que le clodronate possèdent des propriétés plus étendues que la simple inhibition des ostéoclates. Ces études montrent que les BPP possèdent un effet anticancereux dans les tumeurs osseuses mais également dans des tumeurs des tissus mous

Des études récentes montrent que le BPP stimule l'apoptose non seulement des ostéoclastes mais aussi des cellules cancéreuses ( par inhibition du "mavalonate pathway" .

<< Bisphosphonates may reduce the tumor burden through multiple effects, both indirect (effects mediated by changes in the bone microenvironment) and direct (apoptosis of tumor cells). Whatever the primary underlying mechanism may be, the evidence that bisphosphonates can reduce the tumor burden in bone is exciting news for patients with cancers that spread to bone.>>

Gregory R. Mundy, M.D.
Toshiyuki Yoneda, Ph.D., D.D.S.
University of Texas Health Science Center
San Antonio, TX 78284-7877

Quelle est la durée optimale du traitement de l’ostéoporose par les bisphosphonates ?
(Black DM et al. JAMA. 2006;296:2927-2938) - Bf 961-2006

Les bisphosphonates sont des médicaments très couramment utilisés dans le traitement de l’ostéoporose. Leurs effets bénéfiques sur la densité minérale osseuse et le risque de fracture sont bien démontrés. La plupart du temps ces traitements sont poursuivis indéfiniment. Or, les bisphosphonates s’intègrent à la matrice osseuse et ne disparaissent qu’avec l’os minéral. Ainsi la demi-vie de l’alendronate serait de l’ordre de 10 ans. Peu de données pertinentes existent en ce qui concerne les durées optimales de traitement avec cette classe de médicaments. Les derniers résultats d’une étude faite chez des femmes de 55 à 81 ans, visant à comparer les effets d’une interruption de traitement pendant 5 ans avec sa poursuite, sont riches d’information.

Il s’agit d’une étude randomisée en double aveugle au cours de laquelle les 1099 participantes ont reçu un traitement par alendronate pendant 5 ans. Elles ont ensuite été réparties en 3 groupes dont deux ont continué ce même médicament à 5 ou 10 mg/j et le troisième a reçu un placebo pendant 5 années supplémentaires.

Au terme de l’étude, les femmes qui avaient interrompu le traitement avaient une baisse significative de densité minérale osseuse à la hanche et au rachis, comparées à celles qui avaient continué l’alendronate. Leur densité minérale osseuse demeurait cependant au dessus des valeurs mesurées 10 ans plus tôt. La même observation était faite pour les marqueurs du renouvellement osseux. Les risques de fractures non vertébrales n’étaient pas différents entre les groupes. Seul le risque de fractures vertébrales avec une signification clinique était augmenté dans le groupe placebo (5,3% pour le placebo versus 2,4% pour l’alendronate).

Une interruption pendant 5 années du traitement par ce type de bisphosphonate ne semble pas augmenter de manière significative le risque de fracture chez la plupart des femmes. Il paraît toutefois important d’identifier les femmes à risque élevé de fracture vertébrale (très faible densité minérale osseuse, histoire de fractures vertébrales), chez lesquelles la poursuite du traitement serait recommandée.

Les bisphosphonates oraux seraient bien liés à un risque de cancer de l'oesophage
(BMJ, publication accélérée du 3 septembre 2010)

Dans leur étude menée sur une base de données de pratique clinique britannique, la General Practice Research Database (GPRD), Jane Green, de l'University d'Oxford, et ses collègues mettent en évidence un risque statistiquement significatif chez les personnes traitées par bisphosphonate pour une ostéoporose.
En cas d'utilisation ancienne (4,6 années en moyenne), le risque était multiplié par 2,24.
Peu fréquent dans la population générale (1 cas pour 1.000 personnes de 60-79 ans), le cancer de l'oesophage atteindrait ainsi une incidence d'environ 2 cas pour 1.000 chez les utilisateurs de bisphosphonates de même âge, soit 1 pour 1.000 chez les femmes et 3 pour 1.000 chez les hommes, ont calculé les auteurs.
Le risque lié aux bisphosphonates semblait particulièrement concerner les adénocarcinomes (risque multiplié par 2,02), et non les carcinomes épidermoïdes.
Cet effet indésirable vient s'ajouter à d'autres observés avec une utilisation à long terme de ces anti-ostéoporotiques, dont des ostéonécroses de la mâchoire, des douleurs musculosquelettiques, des fibrillations atriales (FA) et des fractures atypiques, notent les auteurs de l'étude

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