VIRUS DU NIL

La fièvre West Nile, aussi appelée en France fièvre de Camargue, se présente de plus en plus comme une maladie émergente dans les régions tempérées de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Il s’agit d’une zoonose contractée exclusivement suite à une piqûre de moustique infecté par le virus West Nile.

http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/10z.htm

Agent : Le virus West Nile est un arbovirus, importé d’Afrique sub-saharienne par des oiseaux migrateurs.

Réservoir : Les oiseaux constituent le réservoir habituel du virus et jouent un rôle d’hôte amplificateur de ce virus.

Mode de contamination : Les moustiques s’infectent auprès des oiseaux eux-mêmes infectés et peuvent contaminer, par piqûre, l’homme et les herbivores domestiques comme le cheval. Le cheval et l’homme sont des hôtes accidentels dans le cycle de cette zoonose et représentent des culs de sac épidémiologiques. Ceci signifie qu’il n’y a ni transmission inter-humaine ni transmission du cheval à l’homme.

Epidémiologie –Surveillance : En France, ce virus a été isolé pour la première fois en Camargue en 1964. Il a été à nouveau détecté dans cette région en 2000 : des cas d’encéphalite liés au virus West Nile ont en effet été identifiés chez des chevaux. Suite à cette détection, une surveillance de la circulation virale en Camargue associant surveillance humaine et animale (chevaux, oiseaux, moustiques) a été mise en place en 2001, pendant la période d’activités des moustiques. Aucun cas humain de méningo-encéphalite ou cas équin n’a été observé.

Clinique : L’infection passe habituellement inaperçue. Parfois un syndrome de type grippal peut apparaître (fièvre, maux de tête, courbatures) et dans des cas très rares, la maladie peut se compliquer d’un syndrome de méningo-encéphalite (fièvre d’apparition brutale et troubles neurologiques ). La durée d’incubation est de 3 à 15 jours.

Diagnostic : La confirmation biologique fait appel à des prélèvements de sérum ou de liquide céphalo-rachidien afin soit d’isoler ou de détecter le virus soit de réaliser un diagnostic immunologique.

Traitement : Le traitement est symptomatique pour les syndromes pseudo grippaux.
Pour les méningo-encéphalites, le traitement repose sur une prise en charge hospitalière avec traitement symptomatique associant réhydratation intraveineuse, nursing, prévention des infections secondaires et si besoin assistance respiratoire.

Prévention : La prévention repose sur des mesures de protection individuelle destinées à réduire le risque de piqûre par les moustiques. Ces derniers piquent surtout le soir et la nuit et se tiennent principalement dans les zones humides (étangs, marais, rivières, rizières…)
Les mesures de protection reconnues comme efficaces sont :

- Le soir, à l’extérieur  : le port de vêtements couvrant bras et jambes, l’application d’un produit répulsif sur les zones de peau découvertes (non recommandé chez les femmes enceintes et respect de précautions d’emploi vis à vis des jeunes enfants) et l’imprégnation des vêtements avec un produit insecticide spécial pour tissus dans les zones particulièrement riches en moustiques
- La nuit, dans les habitations : l’utilisation de diffuseurs insecticides et l’utilisation de moustiquaires dans les zones particulièrement riches en moustiques.

    Pour en savoir plus : Vous pouvez consulter ces sites à l'adresse suivante :
    Attention, en cliquant sur ces liens proposés, vous quittez le ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées.

    Institut de veille sanitaire
    C.I.R.A.D.
    Centers for Disease Control and Prevention

    Source : DGS/ Bureau alertes et problèmes émergents
    5C Maladies infectieuses et politique vaccinale
    Et Bureau systèmes d'information.
    8, avenue de Ségur, 75007 Paris.
    Rédaction : septembre 2002.

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