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VIRUS WEST NILE - VIRUS DU NIL
Source :http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/10z.htm#cl

Le virus West Nile est un arbovirus, de la famille des flaviviridae, transporté par des oiseaux migrateurs. Son cycle de vie implique un insecte vecteur le moustique, un réservoir animal, l’oiseau, et des hôtes accidentels, le cheval et l’homme, qui sont des impasses pour son développement.

Le virus West Nile, qui avait auparavant été responsable d’épidémies en Afrique, Europe de l’est, au Moyen Orient et en Asie, a été détecté pour la première fois sur le continent américain, aux Etats Unis, en 1999. Depuis, il diffuse à tout le continent nord américain où la maladie se présente comme une maladie émergente.

En France métropolitaine, le virus, détecté dès les années 1962-1963 en Camargue, n’est réapparu qu’en 2000 chez des chevaux. A la suite de cette détection, une surveillance de la circulation virale en Camargue, associant surveillance humaine et animale (chevaux, oiseaux, moustiques), a été mise en place en 2001 pendant la période d’activités des moustiques. Aucun cas humain de méningo-encéphalite et aucun cas équin n’a été observé en 2001 et 2002. En 2003, la surveillance a mené au diagnostic de 7 cas humains confirmés groupés autour de Roquebrune-sur-Argens (83) et de 4 cas équins.

Clinique :

La durée d’incubation est de 2 à 15 jours (21 jours pour les contaminations transfusionnelles).
L’infection passe la plupart du temps inaperçue : 80% infections humaines à VWN sont asymptomatiques.

Dans les autres cas, la maladie se présente sous forme d’un syndrome de type grippal avec une fièvre, des maux de tête, des courbatures (comme la dengue).
Dans des cas exceptionnels (un cas sur 150), la maladie se présente sous une forme sévère et se traduit par des manifestations neurologiques (méningite aseptique, méningo-encéphalites, paralysie flasque aiguë) principalement décrites chez des sujets âgés. La mortalité a été évaluée à 2% des infections.

Diagnostic :

La confirmation biologique fait appel à des prélèvements de sérum ou de liquide céphalo-rachidien afin de mettre en évidence la présence du virus ou surtout la présence d’anticorps dirigés contre le virus. Trois techniques diagnostiques sont possibles: sérologie (recherche d’IgM par technique ELISA et test de neutralisation) ; amplification génique par RT-PCR ; isolement viral par culture, les deux premières étant utilisées chez l’homme.

NB : Pour les patients de retour d'une zone de co-circulation des virus chikungunya, dengue et du paludisme ces 3 pathologies doivent être recherchée en raison de la similarité de leur symptomatologie clinique.

Conduite à tenir devant une syndrome "dengue-like"
Recommandations Comité des Maladies Infectieuses et Emergentes>
01/06/2007 - Cellule Inter Régionale d’Epidémiologie (Cire) La Réunion - Mayotte
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Traitement :

Le traitement est symptomatique pour les syndromes pseudo grippaux. Pour les méningo-encéphalites, il repose sur une prise en charge hospitalière avec traitement symptomatique en service de réanimation si besoin. Par ailleurs
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