Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Tous les textes - FMC
Sommaire général
Page précédente
Varicelle
Vaccination postexposition : un intérêt majeur

Journées parisiennes de pédiatrie, 3 et 4 octobre 2014, Paris
D’après les communications de D. Floret (université Claude-Bernard de Lyon et hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron, 69), M.-A. Dommergues (CH Versailles) et E. Grimprel (université René-et-Marie-Curie et hôpital Armand-Trousseau, Paris)


Les vaccins disponibles

VARILRIX - LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE Poudre et solvant pour solution injectable Boîte de 1 Flacon de poudre + seringue de solvant de 0.5 mL
VARIVAX - SANOFI PASTEUR MSD Poudre et solvant pour suspension injectable Boîte de 1 Flacon de poudre + 2 aig. + seringue de solvant de 0.5 mL
VACCIN VARICELLE MERIEUX Poudre pour usage parentéral Boîte de 1 Flacon de lyophilisat + seringue préremplie de 0.5 mL

=====================

La varicelle, outre sa grande fréquence, se caractérise par une forte contagiosité.
Celle-ci débute soixante-douze heures avant l’éruption (phase catarrhale), se poursuit pendant quatre à cinq jours (voie respiratoire et cutanée) et reste possible (voie cutanée) jusqu’à l’apparition des croûtes. Des études en PCR retrouvent l’ADN viral un peu partout sur les mains, dans la gorge mais aussi sur les surfaces, les poignées de porte, ainsi que dans l’air jusqu’à 5,5 m de distance du lit du patient. Ainsi, on estime (protocole hôpital Necker 2009/Ccni, Canada 2004) qu’un sujet est un contact à risque dès lors qu’il vit sous le même toit que le malade, qu’il a été en contact face à face plus de cinq minutes ou a séjourné dans la même pièce pendant une heure.

"La prophylaxie vaccinale postexposition a un intérêt majeur car, souligne le Dr Marie-Aliette Dommergues (CH Versailles), les cas secondaires familiaux sont plus sévères que le cas index, et les.complications plus fréquentes lorsque la varicelle survient chez les nouveau-nés, les adolescents, les adultes, les femmes enceintes et les sujets immunodéprimés." La vaccination effectuée dans les trois jours après l’exposition évite presque toujours (90 %) le développement de la varicelle et empêche dans tous les cas l’apparition de formes modérées ou graves. Au-delà de ce délai, l’efficacité diminue (70 % dans un délai de 5 jours). Ainsi, en France, la vaccination postexposition est recommandée chez les adolescents (à partir de 12 ans) et les adultes, exposés à la varicelle, qui sont immunocompétents et sans antécédent de varicelle ou dont l’histoire est douteuse (contrôle séronégatif facultatif), dans les trois jours suivant l’exposition.

Dans les cas où elle est contre-indiquée (femmes enceintes, sujets immunodéprimés, certains prématurés, varicelle maternelle survenant juste avant ou après l’accouchement) et où existe un risque de varicelle grave, on a recours aux immunoglobulines anti-VZT (Varitect en ATU dans les 96 heures). Mais il convient d’être vigilant, car, remarque Marie- Aliette Dommergues, leur administration peut prolonger la période d’incubation du virus à vingt-huit jours (au lieu de 14 jours). En cas de contage varicelleux chez la femme enceinte (recommandations Necker 2009), si celle-ci n’est pas protégée vis-àvis du virus, on a recours selon le contage aux immunoglobulines anti-VZT ( 96 heures idéalement après l’exposition, voire < 10 jours) ou à un traitement par valaciclovir (délai > 10 jours) pendant quinze jours.
.
Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Tous les textes - FMC
Sommaire général
Page précédente