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EFFETS INDESIRABLES DES ANTIPALUDEENS
Angles A. et coll. La Presse Médicale 2003; 32(3): 106112

L'article rapporte les résultats de l’exploitation des données de la base nationale française de pharmacovigilance (obtenues entre le 1996 et 2000). Les effets indésirables sont classés comme graves dans 41,4% des cas, ce qui peut s ‘expliquer par une meilleure notification des effets graves. Sans préjuger de leur gravité, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés concernent les effets cutanés (17,5%) , neurologiques (16,5%), psychiatriques (15,2%), gastro-intestinaux (13,1%). Les troubles cardiovasculaires, hématologiques et hépatiques représentent chacun moins de 10%.

Avec l’association chloroquine-proguanil (Savarine*),
  • les atteintes cutanées sont en première ligne (28%) avec principalement éruption cutanée, prurit, desquamation et alopécie.
  • Les troubles neurologiques (14%) sont à type de convulsions, neuropathies, vertiges, céphalées.
  • Les troubles psychiatriques (10%) sont graves dans 56,3% des cas et surviennent plus fréquemment chez l’homme (72,2%) avec un délai d’apparition moyen de 16 jours (extrêmes 1 – 70).
Concernant la méfloquine (Lariam*),
  • les effets indésirables les plus fréquemment notifiés sont les effets neurologiques. On note que les effets neurologiques arrivent en tête lors de chimio-prophylaxie.
  • Les effets psychiatriques. Le délai moyen d’apparition des troubles psychiatriques est de 14 jours lors de chimio-prophylaxie versus 4 jours en traitement curatif.
Les effets rapportés à la quinine sont dominés par les effets cochléo-vestibulaires et neurologiques.

L’halofantrine (Halfan*) est impliquée principalement dans les atteintes cardiovasculaires (26%) prédominant chez les femmes (multiplié par 3,6 dans cette étude), hématologiques (21%), hépatiques (13%) et rénales (8%).

Les auteurs soulignent que le profil des effets indésirables des médicaments anciens (chloroquine, quinine) apparaît bien évalué mais que les données comparatives du rapport bénéfice/risque des médicaments plus récents restent insuffisantes.
Ainsi leur travail a montré un nombre important de troubles psychiatriques liés à l’utilisation de Savarine*.
Ils confirment ainsi les travaux de Barett et de Peterson décrivant l’absence de différence significative entre les incidences d’effets graves neuro-psychiatriques induits par la méfloquine et la Savarine °

La malarone [Lire] n'a pas été étudiée.
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