Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
Paludisme : Traitement présomptif en 2012
Source BEH mai 2012

Un traitement antipaludique sans avis médical pendant le séjour doit rester l’exception et ne s’impose qu’en l’absence de possibilité de prise en charge médicale dans les 12 heures suivant l’apparition de la fièvre.
Il doit toujours être l’application de la prescription d’un médecin, consulté avant l’exposition.
La possession d’un médicament destiné à un traitement dit « de réserve » en zone d’endémie palustre peut se justifier lors d’un séjour de plus d’une semaine avec déplacements en zone très isolée, mais aussi dans des circonstances qui incitent, après avis d’un médecin référent, à ne plus poursuivre la chimioprophylaxie antipaludique, telles que les voyages fréquents et répétés ou après six mois d’expatriation. [Lire]

Les tests de diagnostic rapide disponibles sur le marché ne sont pas recommandés pour l’autodiagnostic, plusieurs études ayant montré que la majorité des voyageurs ne sont pas en mesure de réaliser correctement ces tests ou d’en interpréter les résultats.
    Les molécules utilisables pour ce traitement de réserve sont

  • Atovaquone-proguanil (Malarone ®) :
    4 cp en 1 prise par jour, pendant 3 jours avec une collation ou un repas.
    Artéméther-luméfantrine (Riamet ®, Coartem ®)
    4 cp en 1 prise, 2 fois par jour, pendant 3 jours avec une collation ou un repas.
    À éviter chez la femme enceinte at premier trimestre
  • L'halofantrine (Halfan ®) ne doit pas être prescrite dans le cadre de l'auto-traitement par le voyageur d'une fièvre suspectée de cause palustre, en raison de sa cardio-toxicité potentielle.
  • Un traitement de réserve ne doit pas être envisagé chez l’enfant.
    Un traitement de réserve ne doit jamais être pris au retour en France.

Si le voyageur est amené à prendre de lui-même un tel traitement, il doit être informé de la nécessité de consulter, de toute façon, un médecin dès que possible. Dans le cas où une consultation médicale et une recherche parasitologique sont possibles dans l’immédiat, mieux vaut y recourir.

Le voyageur doit être informé des risques liés à l’achat de spécialités hors de France, en raison du grand nombre de contrefaçons circulant dans les pays en développement, et des risques liés à l’achat de médicaments sur Internet, dont ni l’origine, ni la composition ne sont garantis.
Il doit également être mis en garde sur l’utilisation de sa propre initiative d’autres antipaludiques, non disponibles en France, aisément accessibles dans certains pays d’endémie, notamment les produits qui contiennent des dérivés de l’artémisinine et qui ne doivent pas être pris en monothérapie.

Le fait de disposer d’un médicament de réserve ne dispense pas le voyageur de suivre les conseils prodigués en matière de chimioprophylaxie ou de protection contre les moustiques.

Un traitement de réserve ne doit pas être envisagé chez l’enfant.
Un traitement de réserve ne doit jamais être pris au retour en France.


Texte complet
Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2012
[BEH 24 mai 2012].


.
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente