Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
MYCOPLASMES
Ureaplasma urealyticum (UU) - Mycoplasma hominis (MH)
Recommandations Centers for Disease Control (CDC)
Morb. Mortal. Wkly Rep, 1998; 47 n°RR-1
MAJ 2008

Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma genitalium ou hominis sont responsables d'urétrite masculine. Ils ont été impliqués dans des stérilités masculines, avec des bactéries anaérobies Fusobacterium nucleatum et Bactoroïdes fragilis (Dr B. Molnar Unviveristé Albert Szent-Györgi) , par inhibition de la mobilité des spermatozoïdes
Potentiellement pathogène chez la femme surtout lorsqu'il est retrouve a des taux > 103 UFC (vaginites, cervicites mais aussi endométrites et salpingites).
Mycoplasma hominis est incriminé dans les vaginoses et vaginites bactériennes et dans quelques cas de salpingite
Leur pathogénicité n'est pas encore totalement élucidée.

URETRITE ,VAGINITES ET CERVICITES A UREAPLASMA UREALYTICUM
La pathogénicité d'Ureaplasma urealyticum est difficile à préciser.
¡ Le germe est répandu dans le tractus génital des hommes et femmes ayant une vie sexuelle active.
Souvent associe a d'autres germes : Chlamydiae, Candida, Trichomonas.
    Traitement
  • Azithromycine 1g dose unique
  • Macrolide en C16 (type JOSACINE°) pendant 7 jours (efficacité supérieure par rapport aux macrolides en C14 type erythromycine)
  • Doxycycline PO 200 mg/j 7 à 10 jours
  • Minocycline pendant 7 à 10 jours
  • Ofloxacine PO 200 mg x 2/j a 10 jours
    Traitement DU conjoint ou des partenaires

INFECTION VAGINALE A MYCOPLASMES
Il n'existe pas actuellement de consensus concernant la pathogénie et le traitement des infections vaginales à mycoplasmes.
Les schémas proposés sont les mêmes que pour l'urétrite à Ureaplasma urealyticum (avec un traitement local par AMPHOCYCLINE ® ?).
==========================================

Mycoplasmes vaginaux
Isabelle Fischer -microbiologiste
LABM Ruffie et associés Bordeaux France

Les mycoplasmes en gynécologie ne sont pas des agents pathogènes à proprement parler, mais des opportunistes révélateurs d'autres pathogènes et d'un déséquilibre de la flore.

L'expérience clinique et la revue bibliographique montrent:
  1. U.U (U.urealyticum) est retrouvé à > 10.5/ml chez la femme en période d'activité génitale associé à de la flore de Doderlein (flore type I = normale) et de la flore corényforme (flore de type II = normale en particulier en période periménopausique), sans aucun caractère de pathogénicité, et ne doit absolument pas faire l'objet de traitement antibiotique.
    Dans ce contexte; la plainte de brûlures des patientes est plutôt liée à l'acidité de la muqueuse provoquée par une flore lactique abondante et à une imprégnation oestrogénique importante.
    Le caractère pathogène d' U.U est surtout le fait d'uréthrites masculines bien réelles cliniquement.

  2. M.H (M.hominis) quand à lui est le plus souvent retrouvé >10.5/ml, associé à U.U>10.5/ml au cours des vaginoses bactériennes en particulier à Gardnerella vaginalis ou à flore anaérobie avec pH vaginal > 5. [Lire]
    Dans ce contexte, le caractère pathogène est lié à la vaginose et effectivement le traitement de la vaginose sera le Flagyl, qui en éliminant les anaérobies fera modifier le pH vaginal et disparaitre les mycoplasmes.
    Un traitement restaurateur de la flore de Doderlein et de l'environnement par Trophigyl ° peut avoir un effet salutaire et complémentaire. Il ne faut surtout pas donner de cyclines.

  3. En matière de flore vaginale, il faut éviter le plus possible le traitement antibiotique réservé aux agents pathogènes et en particulier réserver la clarithromycine pour des infections graves car son usage en monothérapie favorise la sélection de mutants résistants fortement préjudiciable pour le traitement d'autres sphères (Respiratoire, H.pylori, Mycobactéries...)
    Les tétracyclines, antibiotiques à large spectre en traitement de 10 jours entraînent réellement des déséquilibre de flore de l'ensemble des muqueuses (y compris ORL et digestives).
    Si dans certains contextes particuliers un tel traitement peut avoir un bénéfice face à la plainte de la patiente, il ne doit pas avoir un caractère systématique mais exceptionnel.

  4. La sérologie pour les mycoplasmes génitaux n'a aucun intérêt et ne doit pas être réalisée car elle est à ce jour non fiable et non reproductive. Le diagnostic se fait par recherche directe sur prélèvement cervicovaginal (col).
    Le résultat et l'interprétation des mycoplasmes ne doit pas être dissocié de l'ensemble du prélèvement cervico vaginal qui prend en compte: le pH, l'examen direct de la flore +++ essentiel, et la présence de mycoplasme, le contexte hormonal de la patient, son âge, les traitements antibiotiques antérieurs notamment pour des angines...

  5. Quand au problème au cours de la grossesse, il ne faut pas dissocier l'interprétation du résultat des mycoplasmes par rapport à celui des vaginoses; c'est l'ensemble qu'il faut apprécier...
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente