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La maladie de Lyme
la " grande imitatrice "

http://francelyme.fr/mediatiques/diagnostic-et-traitements/symptomes/
MAJ 2016

La maladie de Lyme est appelée la nouvelle « grande imitatrice », puisque celle ci peut évoquer surtout dans à la troisième phase de nombreuses maladies telles que : lupus, fibromyalgie, Parkinson, Alzheimer, arthrite chronique, certaines affections psychiatriques, maladies auto-immunes, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique…

Source : Guidelines du Dr Burrascano (en anglais), médecin américain spécialiste des maladies à tiques. (16h edition, October, 2008) [Lire]

Sur Esculape
Dossier 2016 sur la Maladie de Lyme

"La grande imitatrice"

Diagnostic - Traitement
Alerte sanitaire ? Epidémie ? Controverse ?
[Lire]

On peut décrire les symptômes de la maladie de Lyme comme se produisant en 3 phases et la 3e phase est celle des séquelles de l’infection chronique et de la réaction immunitaire qui en résulte.
  • La première phase de la maladie de Lyme est celle de l’infection cutanée aiguë avec une éruption sur la peau appelée « érythème chronique migrant » (ECM) que constatent près de 80 % des personnes infectées. Cette éruption cutanée peut apparaître dès le 3e jour après la morsure d'une tique, mais elle peut parfois ne pas apparaître avant un mois.
    La plaque rouge de la peau commence habituellement à l'emplacement de la morsure et prend souvent l'apparence d'une cible puisqu’elle s’étend tandis que le centre reste rouge et que la zone intermédiaire guérit.

    Parallèlement à cette plaque qui siège plutôt sur les membres inférieurs, les malades peuvent se plaindre d’une fatigue, de maux de tête, de frissons et de fièvre, de douleurs musculaires et articulaires. Il est aussi possible d’observer des ganglions lymphatiques gonflés.

    Si la maladie de Lyme n’est pas traitée à ce stade, les signes peuvent néanmoins s’estomper spontanément et, pendant une période de latence clinique, l’infection va diffuser et activer le système immunitaire.

    Néanmoins, le premier stade de la maladie peut aussi passer complètement inaperçu et ne générer aucun symptôme ("asymptomatique"). Ainsi, chez 20% des personnes touchées, l'érythème est très discret voire n’apparaît pas du tout. La plupart d'entre elles ne se souviennent donc même pas d'avoir été piquées, ce qui complique le diagnostic lorsque la maladie s'aggrave.

  • Après cette phase de latence, apparaît la deuxième phase de la maladie avec une faiblesse, une fatigue extrême, des douleurs et une raideur articulaires intenses, des maux de tête, une faiblesse musculaire, des paralysies et des engourdissements touchant surtout les jambes (« polyradiculite »), des éruptions cutanées et une irrégularité du rythme cardiaque.
    Non diagnostiquée et non traitée, la maladie peut néanmoins régresser avant de passer à la troisième phase.

  • A la troisième phase apparaissent des arthrites chroniques dites « séronégatives » (sans aucun des signes immunologiques d’une polyarthrite connue) et des signes neurologiques témoignant d’une méningo-encéphalite chronique : maux de tête, étourdissements, paralysie...
    Ce stade de la maladie correspond à des séquelles qui sont peut régressives et vont durer des années.
    Peu de décès sont néanmoins directement provoqués par la maladie de Lyme, sauf chez le foetus pendant la grossesse.


A la première phase celle de l’infection cutanée aiguë ( De 3 jours à 1 mois..) un des signes spécifiques de la maladie de Lyme est donc l’érythème migrant, qui existe sous différentes formes. Celui-ci est caractéristique de la maladie, et impose un traitement antibiotique d’emblée. Malheureusement, tous les malades ne développent pas un érythème migrant.


Mais la maladie de Lyme peut donner une multitude de symptômes rendant le diagnostic difficile durant les phases 2 et 3 en particulier.
Voici une liste non exhaustive des principaux symptômes de la maladie pouvant aider au diagnostic.

1. Piqûre de tique
2. Rougeurs au niveau de la piqûre ou érythème migrant
3. Rougeurs ou boutons sur d’autres endroits du corps
4. Douleurs articulaires (genou, poignet, doigts, coude, hanche…)
5. Orteils et pieds gonflés
6. Douleurs aux chevilles
7. Sensation de brûlures sous les pieds ou aux mains
8. Crampes au pied
9. Accès de fièvre, de transpiration ou frissons
10. Douleurs musculaires et crampes, difficulté de marcher
11. Fatigue, épuisement, manque d’endurance
12. Perte de cheveux anormale
13. Inflammation de glandes
14. Mal à la gorge
15. Douleurs au pelvis ou aux testicules
16. Menstruations irrégulières
17. Seins douloureux, production de lait (lactation)
18. Troubles de la vessie et de la fonction urinaire
19. Troubles de la libido
20. Estomac irritable et sensible
21. Troubles de la fonction intestinale (constipation, diarrhée)
22. Douleurs dans la poitrine et les côtes
23. Souffle court, toux
24. Palpitations cardiaques, extrasystoles, arythmie…
25. Douleurs et/ou inflammations des articulations (arthrite)
26. Raideurs/craquements de la nuque, du cou et du dos
27. Lancements ou douleurs lancinantes dans les muscles
28. Picotements, engourdissements
29. Tremblements d’un ou de plusieurs membres
30. Douleur dans les mâchoires, les dents ou/et à la mastication
31. Tics nerveux au visage, à la paupière
32. Paralysies, notamment faciale
33. Yeux/vision: double, trouble, douleurs
34. Oreilles/ouïe: bourdonnements, sifflements, douleurs
35. Étourdissements, perte de l’équilibre, mal de mer accru
36. Cerveau pas clair, qui a du mal à fonctionner
37. Mal à la tête
38. Confusion
39. Difficultés pour penser (pensée confuse), se concentrer et lire
40. Perte de mémoire court terme et oublis
41. Problèmes d’orientation: se perdre ou aller là où on ne voulait pas
42. Problèmes pour écrire et/ou pour parler
43. Dépression, irritabilité, sautes d’humeur
44. Troubles du sommeil: trop, pas assez, se réveiller la nuit ou trop tôt
45. L’alcool provoque des effets renforcés
46. Changement de poids (perte ou gain) inexpliqué
Voir également

COMMENT RETIRER UNE TIQUE ?
Prendre son temps car elle ne saute pas, mais savoir que les risques de transmission des germes éventuellement présents dans la tique augmentent avec le temps. Les risques sont maxima après 36-48h de fixation.
Il est tout à fait déconseillé de l'écraser. Il faut l'arracher le plus près possible de la peau, afin éviter de casser le rostre, en essayant de tirer dans l'axe du corps.Voir CAT morsure de tique (Ameli)
On peut appliquer un coton d'éther, d'alcool ou autre pendant quelques minutes, pour tenter de gêner la tique, mais l'arrachage actif est inévitable. A l'aide d'une loupe on peut vérifier si le rostre est sorti, puis assurer une désinfectation locale soigneuse.
Remarque : de plus en plus d'études tendent à prouver que l'utilisation de produits chimiques pour "endormir" ou tuer la tique (entre autres l'éther ou l'huile) constitue une agression pour la tique : celle-ci réagit par une régurgitation accrue de salive dans la peau , ce qui augmente les phénomènes inflammatoires.

Voir également les crochets O'TOM / TICK TWISTER
inventés et mis au point par un vétérinaire français

[Lien / Voir]


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