Hausse des infections à Chlamydia
Juillet 2009
Chlamydia trachomatis est à l'origine de l'infection sexuellement transmissible bactérienne la plus répandue dans les pays industrialisés.
Selon l'ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) les infections à Chlamydia trachomatis touchent de 5 à 10 % de la population européenne sexuellement active, et donc en particulier les jeunes adultes de moins de 25 ans. Il recommande dans un rapport d’en renforcer le dépistage et la prise en charge car il estime que les 15-24 ans sont les plus vulnérables et que 200 000 jeunes seront infectés cet été et ne le sauront pas.
En France, dans un éditorial du « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » intitulé « Dépistage systématique des infections à Chlamydia trachomatis, il est temps d’agir » (3 octobre 2006, n°37-38), Josiane Warszawski (hôpital Bicêtre) et Véronique Goulet (InVS) soulignaient : « Alors que des stratégies actives ont été mises en œuvre dans les pays anglo-saxons et nordiques depuis plus de dix ans, il n’existe pas de recommandation nationale en France ».
Le dernier bilan du réseau Renachla confirmait la progression annuelle régulière des infections depuis 2000 avec un taux de positivité entre 4 et 5 %. Les auteurs se prononçaient pour un dépistage systématique même dans les structures où l’examen gynécologique n’est pas une pratique de routine, compte tenu de la diffusion récente de méthodes de biologie moléculaire qui facilitent la détection dans les prélèvements urogénitaux autres qu’endocervicaux chez la femme et urétraux chez l’homme.
Esculape
SI la recherche de chlamydia sur les urines du premier jet chez l'homme est une méthode fiable, chez la femme, elle peut également être utilisée mais le"gold standart" reste le prélèvement endocervical.
Les traitements sont bien codifiés : Chlamydia trachomatis [Lire]
Voir également : Urétrites et cervicites non compliquées
Le traitement antibiotique probabiliste [Lire] (Afssaps 2005)
NB NB : une MST peut en cacher une autre +++++
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