BRUCELLOSE
fièvre de Malte ; fièvre méditerranéenne ; fièvre ondulante ; mélitococcie
MAJ 2008
La brucellose est une zoonose qui a des répercussions importantes aussi bien pour
la santé publique que pour l'économie de la plupart des pays en développement. La
maladie animale a été maîtrisée dans de nombreux pays développés, ce qui a
entraîné une diminution du nombre des cas humains. Sa survenue chez l'homme
dépend en grande partie du réservoir animal. La plus forte incidence d'infection
chez les humains se produit là où l'infection existe chez le mouton et la chèvre.
Etiologie.
On connaît à l'heure actuelle six espèces de Brucella parmi lesquelles
Brucella melitensis, Brucella suis et Brucella abortus qui ont une importance en
santé publique. Brucella melitensis se rencontre plus fréquemment que les deux
autres types dans la population générale et il s'agit de l'espèce la plus pathogène et
la plus invasive, suivie dans l'ordre par Brucella suis et Brucella abortus.
Transmission.
La brucellose est transmise par le lait et les produits laitiers
contaminés et non traités, ainsi que par contact direct avec des animaux infectés
(bétail, moutons, chèvres, porcs, chameaux, buffles, ruminants sauvages et, très
récemment, phoques), carcasses d'animaux et produits d'avortement.
Des millions
de personnes sont à risque dans le monde, en particulier dans les pays en
développement où l'on n'a pas réussi à maîtriser l'infection chez l'animal, où le
traitement à la chaleur des produits laitiers (pasteurisation) n'est pas systématique et
où certaines habitudes alimentaires telles que la consommation de lait cru et les
mauvaises conditions d'hygiène favorisent la transmission à l'homme qui, en pareil
cas, peut survenir fréquemment. Si plusieurs pays industrialisés ont réussi à
maîtriser cette maladie chez l'animal, elle survient encore sporadiquement chez des
sujets ayant contracté l'infection à l'étranger ou ayant ingéré des produits animaux
contaminés, ainsi que dans certains groupes professionnellement exposés (par
exemple, éleveurs, vétérinaires, personnels de laboratoire et des abattoirs).
Principaux symptômes cliniques.
La période d'incubation de la brucellose est
généralement de une à trois semaines, mais elle peut atteindre plusieurs mois.
L'infection peut être bénigne et spontanément résolutive ou, au contraire, grave.
Elle peut s'installer soudainement ou à bas bruit et elle est accompagnée d'une
fièvre continue, intermittente ou irrégulière.
La symptomatologie de la brucellose
ressemble à celle de beaucoup d'autres maladies fébriles, mais avec des
manifestations marquées au niveau ostéomusculaire, avec des douleurs généralisées
associées à de la fatigue, à un état de prostration et de dépression profonde : classique fièvre ondulante sudoro-algique
Chez
certains malades, le tableau clinique est dominé par des symptômes
génito-urinaires. Cette maladie a une durée variable, de quelques semaines à
plusieurs mois et son diagnostic clinique doit être confirmé par des tests de
laboratoire.
Pour en savoir plus : www-sante.ujf-grenoble.fr
Pour en savoir plus : http://viro.citeweb.net/bacterio/brucellose.html
MAJ 2008
Le traitement des brucelloses repose sur l'utilisation d'antibiotiques qu'il faut généralement associer et administrer pendant plusieurs semaines. Des auteurs israéliens dans une méta-analyse parue dans un BMJ de mars 2008 intitulée « Treatment of human brucellosis… » font le point sur les traitements qui paraissent aujourd'hui les mieux adaptés. Ils envisagent plusieurs possibilités mais recommandent pour des adultes, à l'exception de la femme enceinte, les combinaisons thérapeutiques suivantes, dans l'ordre préférentiel 1, 2 et 3 :
Trithérapie :
1-Doxycycline + rifampicine + un aminoside (streptomycine ou gentamicine)
Bithérapie :
2- Doxycycline + aminoside
3- Doxycycline + rifampicine
La doxycycline et la rifampicine sont données pendant 6 semaines, par voie buccale, en général 200 mg par jour de doxycycline et 900 mg par jour de rifampicine (Rifadine*).
L'aminoside est administré pendant 2 semaines par voie intramusculaire, la streptomycine à la dose de 1 g par jour, la dose de gentamycine diffère d'une étude à l'autre.
Ces associations d'antibiotiques et leur relative longue durée d'administration visent à éviter les rechutes.
Treatment of human brucellosis: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials
Keren Skalsky, student 1, Dafna Yahav, resident 1, Jihad Bishara, head of unit 2,3, Silvio Pitlik, head of department 2,3, Leonard Leibovici, head of department 1,3, Mical Paul, senior physician2,3
http://www.bmj.com/cgi/content/abstract/bmj.39497.500903.25v1?papetoc
1 Internal Medicine E, Rabin Medical Center, Beilinson Hospital, Petah Tikva 49100, Israel, 2 Infectious Diseases Unit, Rabin Medical Center, Beilinson Hospital, 3 Sackler Faculty of Medicine, Tel-Aviv University, Ramat Aviv 69978, Israel
Correspondence to: M Paul pil1pel@zahav.net.il
Objectives To determine and quantify differences in efficacy between treatment regimens for brucellosis.
Design Systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials assessing different antibiotic regimens and durations of treatment for human brucellosis.
Data sources PubMed, CENTRAL, Lilacs, conference proceedings, and bibliographies with no restrictions on language, study year, or publication status.
Review methods Search, application of inclusion and exclusion criteria, data extraction, and assessment of methodological quality independently performed in duplicate. Primary outcomes were relapse and overall failure resulting from primary failure or relapse. Relative risks with 95% confidence intervals were calculated and pooled with a fixed effect model.
Results 30 trials and 77 treatment arms were included. Overall failure was significantly higher with doxycycline-rifampicin compared to doxycycline-streptomycin, mainly due to a higher rate of relapse (relative risk 2.80, 95% confidence interval 1.81 to 4.36; 13 trials, without heterogeneity). Results were consistent among patients with bacteraemia and complicated brucellosis. Doxycycline-streptomycin resulted in a significantly higher rate of failure than doxycycline-rifampicin-aminoglycoside (triple drug regimen) (2.50, 1.26 to 5.00; two trials). Gentamicin was not inferior to streptomycin (1.45, 0.52 to 4.00 for failure; two trials). Quinolones combined with rifampicin were significantly less effective than doxycycline combined with rifampicin or streptomycin (1.83, 1.11 to 3.02, for failure; five trials). Monotherapy was associated with a higher risk of failure than combined treatment when administered for a similar duration (2.56, 1.55 to 4.23; five trials). Treatment for six weeks or more offered an advantage over shorter treatment durations.
Conclusions There are significant differences in effectiveness between currently recommended treatment regimens for brucellosis. The preferred treatment should be with dual or triple regimens including an aminoglycoside
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