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COMMUNIQUE TAMIFLU D’UNION GENERALISTE
12 décembre 2009

Revoir le communiqué DGS Urgent du 10/12/2009
Compte tenu de la progression de la pandémie sur le territoire et de l'augmentation des hospitalisations et formes graves, les recommandations de prescription des antiviraux ont évolué.[Lire]
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Alors qu’aucune étude scientifique indiscutable ne montre d’autre avantage au Tamiflu qu’une réduction de 24 heures de la durée des symptômes banaux de la grippe H1N1,

Alors que ce médicament comme tout autre présente des contre-indications et peut provoquer des effets secondaires ches l’adulte et chez l’enfant,

Les nouvelles directives de ce jour du ministère de la Santé enjoignent une prescription systématique de Tamiflu à tout patient présentant le moindre tableau clinique d’infection virale respiratoire sans même une certitude de grippe et encore moins de grippe H1N1 [Lire].
Le caractère de directives donné à ces préconisations dont aucune source n’est mentionnée expose les prescripteurs qui s’en écarteraient pour quelque raison que ce soit à des mises en cause problématiques.

Or le fait que ces directives enjoignent une prescription par un médecin impliquent ipso facto que c’est le médecin prescripteur qui en supporte la responsabilité, et qu’elles sont par ailleurs en contradiction totale avec toute la réglementation en vigueur qui fait qu’une prescription ne peut être qu’un acte individuel, discriminé et arrêté par le médecin après examen clinique du patient.

De deux choses l’une :
  • Ou bien il existe un texte réglementaire qui permet au ministère de se substituer dans le cas de figure à l’avis circonstancié de tous les médecins de France, et point n’est besoin dans ce cas de prescription médicale : Il suffit de donner consigne aux pharmaciens à qui l’on vient de demander de délivrer gratuitement le Tamiflu de le délivrer en outre sur simple demande de leur clientèle, avec tout juste enregistrement de la délivrance pour éviter les doublons abusifs.

  • Ou bien un tel texte n’existe pas, et les médecins de ce pays continueront comme à l’ordinaire de décider eux-mêmes, en accord avec leurs patients, de ce qu’il convient de prescrire à chacun, en assumant leur responsabilité.
UNION GENERALISTE demande instamment à Mme. BACHELOT-NARQUIN ministre de la Santé de bien vouloir clarifier cette situation.
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