HERPES GENITAL

Une maladie grave
dans 4 circonstances

  • Récidives fréquentes : une maladie invalidante
    Les récurences sont un véritable handicap dans la vie affective, sexuelle et socio-professionnelle des patients
    Quand elles sont fréquentes, elles peuvent engendrer anxiété et parfois dépression.
    L'herpès génital induit un comportement d'évitement, une perte de confiance en soi. L'incertitude sur la survenue dans le temps des récurrences maintient les patients sous stress émotionnel continu.
    Le praticien doit être à l'écoute du patient et l'aider dans la prise en charge de sa maladie au quotidien.
    Drédamatiser sans banaliser : tel est l'objectif

  • Quand le retentissement psychosexuel est important
    Comme toutes les MST, il persiste souvent une maladie de honte.
    Le patient se sent coupable d'être porteur de cette maladie. Ce sentiment peut freiner le dialogue avec le partenaire mais aussi avec le médecin.
    Une attitude informative de la part des professionnels de santé est capitale.
    Elle peut aider à atténuer, au niveau du couple, le retentissement psychologique lié à la survenue d'une MST.

  • Herpès et grossesse : l'imprévisibilité fait la gravité pour le nouveau-né
    La survenue d'un herpès génital chez une femme enceinte est préoccupante.
    La contamination touche de 1 à 5 nouveaux-nés pour 10 000 grossesses.
    Lorsque la primo-infection maternelle a lieu lors du dernier mois de grossesse, ou lors de l'accouchement, le risque est majeur (33 à 75 % de risque de containation).
    Les conséquences pour le nouveau-né peuvent être gravissimes : encéphalite herpétique (50% de mortalité, séquelles neuropsychiques graves et fréquentes), atteintes polyviscérales 'foie, poumon,...).
    Voir Guide N°2 : Herpès et grossesse

  • Sujet immunodéprimé : problème de retard de diagnostic
    Les immunodépressions acquises (lymphomes, leucémies, cancers, sida, greffe de moëlle osseuse, transplantation d'organes...) peuvent se compliquer de lésions herpétiques étendues, nécrotiques sources de difficulté de diagnostic.
    Les risques de dissémination viscérale et de surinfection bactériennes et mycosiques sont plus fréquents.
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