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Syndrome du côlon irritable
Des altérations du signal sérotonine dans l'intestin ??

68e Congrès de l'American College of Gastroenterology.

Un Américain sur cinq souffre d'un syndrome du côlon irritable, selon le National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIH). Ce syndrome, caractérisé par des crampes abdominales douloureuses, un ballonnement, la constipation et la diarrhée, touche plus souvent les femmes et débute habituellement vers l'âge de 20 ans.
Il semble que ces patients ont un côlon plus sensible et plus réactif à des facteurs variés, dont certains aliments et le stress. Le système immunitaire, qui combat l'infection, pourrait aussi jouer un rôle.
La plupart des patients contrôlent leur symptômes par un changement alimentaire, la réduction du stress et divers médicaments. Mais, pour certains, le syndrome peut être invalidant, gênant la vie professionnelle ou sociale.

Des chercheurs américains auraient identifié des altérations moléculaires significatives chez les patients atteints d'un syndrome du côlon irritable. Ils ont découvert, sur les cellules endocrines coliques de plusieurs patients, une baisse du transporteur de la sérotonine (SERT)

La sérotonine (5-HT) est un neurotransmetteur et une molécule de signal qui joue un rôle clé dans l'intestin. Sa libération par les cellules endocrines de l'intestin déclenche les réflexes péristaltiques et sécrétoires et envoie des signaux au cerveau. Les transporteurs (SERT) de la sérotonine « re-capturent » la sérotonine une fois qu'elle est libérée et régulent ainsi son action au sein des terminaisons nerveuses des voies gastro-intestinales, afin de coordonner la motilité et la sécrétion intestinale et la sensibilité viscérale.

La découverte des éléments clés du signal sérotonine sont modifiés dans le syndrome du côlon irritable, rend crédible la notion que le syndrome du côlon irritable n'est pas simplement un trouble psychologique ou social comme on l'a pensé, mais qu'il est dû à une altération de la biochimie intestinale et des interactions entre l'intestin et le cerveau. »

Les résultats montrent que, comparés aux témoins, les patients souffrant d'un syndrome de côlon irritable ont une diminution du contenu en sérotonine, une augmentation des cellules endocrines intestinales, une libération normale de sérotonine et une expression très réduite des transporteurs SERT (ARNm et immunoréactivité).
Les patients affectés de RCH ont, comparés aux témoins, un nombre réduit des cellules endocrines, une diminution du contenu en sérotonine et une expression très réduite des transporteurs SERT.

« La baisse d'expression du transporteur SERT, chez les patients souffrant d'un syndrome du côlon irritable et les patients affectés d'une maladie inflammatoire intestinale, se traduit par une baisse de la capacité à éliminer la sérotonine une fois libérée et, par conséquent, augmente la disponibilité de la sérotonine », concluent les chercheurs.
Cette disponibilité accrue pourrait ainsi entraîner des modifications de motilité, de sécrétion et de sensibilité. Dr Véronique NGUYEN 68e Congrès annuel de l'American College of Gastroenterology, Baltimore.
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