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L' alcoolodépendance
MAJ 2012 - 03/2014 - 09/2016

On a pensé et cru que le traitement de l'alcoolisme ne passait que par les approches psychosociales. Alors que génétique et neurobiologie ouvrent de nouveaux horizons, la réponse thérapeutique à l'alcoolisme sera demain sans doute une synthèse...
L'histoire n'est pas finie…

MAJ 03/09/2016
Les premiers résultats des quatre études cliniques européennes présentées ce jour à l'ISBRA-ESBRA de Berlin attestent de l'efficacité du baclofène dans le traitement des troubles liés à l'usage de l'alcool. Pour les associations de patients et de médecins, cette démonstration scientifique tant attendue, doit dorénavant balayer les réserves antérieures sur le baclofène pour ouvrir enfin une offre de soin à la hauteur des besoins des trois millions de malades français. [Lien / baclofene.org]

MAJ 03/04/2016
Guide des bonnes pratiques la prévention et la gestion des effets indésirables du baclofène
dans le cadre de l'alcoolo-dépendance
[Lien / baclofene.org]

MAJ 14/03/2014
Baclofène
Une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) est accordée
dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance

14/03/2014
Le traitement de l'alcoolisme constitue un enjeu majeur de santé publique qui a conduit l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à encourager le développement d'essais cliniques portant sur le baclofène dans le traitement de cette maladie. Dans l'attente des résultats de ces études, et afin de sécuriser l'accès au baclofène dans le traitement de la dépendance à l'alcool, l'ANSM a instruit et élaboré une RTU. [Lien]
Les modalités pratiques de la prescription la RTU baclofène [Lire] (Même souce ANSM)
Le portail RTU Baclofène.sera ouvert le 17 mars [www.rtubaclofene.org]


Un pdf "Baclofène et alcool " de la Société Française d'alcoologie [Lire] (12/2010)


MAJ 2012

Le baclofène efficace contre l'alcoolisme
(Décembre 2012)
Cette nouvelle étude montre une nette réduction de la dépendance après deux ans de traitement.
Selon son auteur, le Dr Renaud de Beaurepaire, psychiatre à l'hôpital Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne), «ces premiers résultats à long terme montrent que la guérison est solide». L'étude qui porte sur 100 patients fortement dépendants à l'alcool et résistants aux thérapies habituelles a a été publiée dans la revue Frontiers in Psychiatry. Les participants avaient en outre un fort désir d'en finir avec leur dépendance et souhaitaient expérimenter le baclofène, ce qui pourrait constituer un biais de recrutement. Les patients réagissent à des doses très variables, pouvant aller jusqu'à 330 mg par jour. En tout, 92 % des patients ont dit avoir éprouvé, à un moment ou à un autre, la disparition de leur envie irrépressible d'alcool. Au bout de deux ans, dix malades, se considérant comme guéris, ont réussi à arrêter le traitement. [Lire]

Alcoolo-dépendance
Feu vert de l'Afssaps sur le baclofène

(Mai 2012)
De nouvelles données relatives à l'utilisation et à la sécurité d'emploi du baclofène (Lioresal et générique) dans le traitement de l'alcoolo-dépendance conduisent l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à actualiser son point d'information de juin 2011. Si l'efficacité du baclofène dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance n'est pas encore démontrée à ce jour, de nouvelles données observationnelles montrent des bénéfices cliniques chez certains patients. [Lire]

Utilisation du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance : actualisation
(Avril 2012 Afssaps)
De nouvelles données relatives à l'utilisation et à la sécurité d'emploi du baclofène (Lioresal et générique) dans le traitement de l'alcoolo-dépendance conduisent l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à actualiser son point d'information de juin 2011. Si l'efficacité du baclofène dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance n'est pas encore démontrée à ce jour, de nouvelles données observationnelles montrent des bénéfices cliniques chez certains patients. [Lire]

Baclofène et alcoolisme
(Mars 2012)
Une étude préliminaire, menée par des médecins français, a montré l'efficacité du baclofène, un relaxant musculaire utilisé principalement en neurologie [Lire] . Cette étude "ouverte" a inclus 181 patients, gros consommateurs d'alcool. Une évolution a été constatée pour 132 d'entre eux. Après une année de traitement avec le Baclofène, 80% de ces 132 patients étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). En considérant comme « échecs » les patients « perdus de vue », c'est à dire pour qui l'évaluation complète n'a pas pu être possible, le taux de succès atteint encore 58%. Cette étude préliminaire permet d'asseoir le protocole d'un essai clinique comparatif qui devrait démarrer en mai et se terminer fin 2013. [Lire]

Le baclofène est un agoniste des récepteurs de type B du GABA (acide gamma aminobutyrique) commercialisé sous le nom de Liorésal® et qui a l´AMM dans les contractures spastiques. Il a été propos"é comme un traitement de la dépendance, notamment alcoolique, et présente l´avantage de ne pas avoir de métabolisme hépatique (15% seulement) mais plutôt une élimination rénale non modifiée. Ceci en fait un excellent candidat pour le traitement de l´alcoolodépendance chez les patients cirrhotiques.

Cet essais Italien a comparé l´efficacité du baclofène en prise orale à celle du placebo pour le maintien de l´abstinence chez les sujets buveurs actifs, alcoolodépendants et ayant une cirrhose alcoolique. 42 sujets ont été randomisés dans chaque groupe pour un traitement de trois mois. La présence d´un membre de la famille pouvant surveiller l´administration du médicament était un critère nécessaire à l´inclusion. Il y avait 40% de cirrhotiques Child C donc avec insuffisance hépatique avancée.

L´efficacité du baclofène était claire sur le critère principal de jugement qui était le maintien de l´abstinence (71% vs 29%, odds ratio 6.3, p0.001). Il réduisait également significativement l´envie de boire mesurée par différents scores validés. Il réduisait aussi les taux de GGT, d´ALAT, de bilirubine et de TP. Il y avait 14% d´abandons de traitement dans le groupe baclofène et 31% dans le groupe placebo (p=ns).
Bien qu´il s´agisse d´un agoniste des récepteurs GABA, aucun patient n´avait développé une encéphalopathie. Il n´y avait pas de problème de tolérance avec ce médicament et il y avait en particulier une bonne tolérance rénale.

Ces données sont très encourageantes car elles suggèrent la possible utilisation d´un traitement contre l´alcoolodépendance, même à un stade avancé d´hépatopathie cirrhotique.

Par ailleurs ....

Dans son ouvrage «Le Dernier Verre», le docteur Olivier Ameisen raconte comment il a utilisé le baclofène, un myorelaxant destiné à traiter les spasmes musculaires des personnes atteintes de sclérose en plaques ou de paraplégie, pour en finir avec l'alcool. Dans son ouvrage «Le Dernier Verre», le docteur Olivier Ameisen raconte comment il a utilisé le baclofène, un myorelaxant destiné à traiter les spasmes musculaires des personnes atteintes de sclérose en plaques ou de paraplégie, pour en finir avec l'alcool. Un médecin a été guéri d'une grave dépendance à l'alcool grâce à un vieux médicament, le baclofène. Des experts demandent un essai thérapeutique.

Le docteur Olivier Ameisen, cardiologue de son métier, était un homme au bout du rouleau il y a cinq ans, lessivé par des années d'alcoolisme incoercible, qu'aucune des dizaines de cures de désintoxication auxquelles il s'était prêté n'avaient réussi à guérir. Aujourd'hui, il n'éprouve plus le besoin de boire, n'a plus le moindre effort à faire pour résister à un verre de gin. Cette indifférence, il la doit, selon lui, à un médicament depuis longtemps sur le marché et qu'il s'est autoprescrit, le baclofène, un myorelaxant destiné à traiter les spasmes musculaires. Dans un ouvrage intitulé Le Dernier Verre, publié le 9 octobre chez Denoël, il raconte non seulement sa descente aux enfers, mais aussi comment il a eu l'idée de tester ce produit sur lui-même.

Deux millions de personnes en France ont des problèmes graves avec l'alcool. Ce médicament pourrait-il les aider ? Quelques observations isolées ne peuvent constituer une preuve en médecine. Olivier Ameisen avec d'autres réclament un essai thérapeutique, pour vérifier le bien-fondé ou non d'une telle thérapeutique.

En novembre 2000, Olivier Ameisen, entre deux cures de désintoxication, lit dans le New York Times, l'histoire d'un malade traité pour des spasmes musculaires par le baclofène et qui, alors qu'il est cocaïnomane au dernier degré, brutalement n'éprouve plus de désir pour sa drogue. Quelques mois plus tard, tapant «baclofène» sur Google, il découvre quelques publications scientifiques sur ce produit, et notamment l'une décrivant comment des rats dépendants à la cocaïne, mais aussi à l'alcool, abandonnent leur addiction quand ils reçoivent du baclofène.

En mars 2002, Ameisen prend le premier comprimé, qui lui procure certes, un certain bien-être, mais sans bouleverser son rapport à l'alcool. Ce n'est qu'en augmentant les doses nettement, un jour en janvier 2004 (cinq fois plus que les doses usuelles), qu'il parvient à une indifférence totale vis-à-vis de l'alcool. Le baclofène est un myorelaxant, peu coûteux, utilisé dans la sclérose en plaques ou chez les paraplégiques souffrant de spasmes musculaires.

Faut-il mener des essais thérapeutiques pour vérifier cette expérience ? Après des articles publiés par Olivier Ameisen dans des revues scientifiques (Alcoholand Alcoholism, Jama), quelques médecins ont prescrit à des patients alcooliques ce médicament, avec des résultats plutôt probants. Mais la preuve scientifique est plus exigeante et demanderait de vrais essais thérapeutiques comparant deux groupes d'alcooliques prêts à arrêter de boire : les uns traités par le baclofène et les autres non.

«J'ai deux patients, qui souffraient d'alcoolisme, sous baclofène, à leur demande. Ils vont bien, ils ne boivent plus. Mais ces prescriptions hors AMM sont très délicates, explique le Pr Renaud de Beaurepaire, chef du service de psychiatrie (hôpital Paul-Guiraud, Villejuif). L'alcoolisme est un gros problème en France. C'est dommage de botter en touche avec le baclofène. Il n'y a rien d'absurde à vouloir faire des essais thérapeutiques d'autant que l'on dispose d'une expérimentation animale encourageante chez le rat.»

«Doses très supérieures»

D'autres spécialistes sont plus réservés, sans être hostiles. « Je ne sais pas trop quoi en penser car il y a peu d'observations cliniques, nous dit le Pr Xavier Laqueille, chef de service (Sainte-Anne, Paris). Les doses proposées sont très nettement supérieures à celles utilisées en neurologie. Et l'alcoolisme est une maladie complexe, mettant en jeu à la fois des facteurs neurobiologiques et psychosociaux. Olivier Ameisen a fait preuve d'une volonté et d'une détermination hors du commun.»

Pour Michel Reynaud, chef du service d'addictologie à Paul-Brousse (Villejuif), le produit a sans doute des possibilités, si l'on se réfère aux données chez l'animal : «Mais on n'a pas d'études sur la sécurité du produit aux doses élevées. Il est dangereux de faire croire que l'on a trouvé le médicament miracle contre l'alcoolisme. Même si l'on arrive à montrer sur des essais cliniques qu'il a une certaine efficacité chez certains types de patients.»

Jean-Claude Ameisen, professeur d'immunologie, témoin de la métamorphose de son frère Olivier avec le baclofène, déplore la réticence qu'il y a à mener des essais : «La seule observation de quelques cas cliniques est insuffisante, estime-t-il. Mais les expérimentations animales favorables sont suffisantes pour envisager la mise en place d'essais cliniques.»

Edito: Alcoolisme : l'histoire n'est pas finie...
Professeur Antoine Hadengue Médecin-chef Service de gastroentérologie et d'hépatologie HUG, Genève docteur Pascal Gache Unité d'alcoologie HUG, Genève
Revue Médicale Suisse N° 169 publiée le 03/09/2008

Six milliards et demi de coût social. Huit milliards de bénéfice économique. L'alcool pèse lourd dans l'économie et sur notre santé. Rien de nouveau.
Moins classique, la reconnaissance que l'alcool est devenu le premier facteur de maladie dans les pays en développement lorsqu'ils ont surmonté la malnutrition.
Tenace, le préjugé que l'alcoolisme «maladie auto-infligée» ne justifie pas la mise en œuvre des mêmes moyens de santé et outils de recherche que d'autres maladies somatiques ou psychiques.

Mais la science avance, singulièrement en génétique et en neurobiologie, et grâce à cela, notre compréhension de l'alcoolisme et de sa prise en charge.

Génétique. Après des années de croyance en une transmission exclusivement sociale, le caractère génétique du risque de dépendance à l'alcool n'est plus contestable. Pas moins de onze polymorphismes génétiques sont significativement associés au risque d'alcoolisme (Online mendelian inheritance in man, le 26 juin 2008). Ces gènes concernent surtout les voies du métabolisme de l'alcool (ADH et ALDH), de la dopamine (CRD2), de la sérotonine (SLC6A4), et du GABA-A.

Neurobiologie. A côté de la dopamine, de la sérotonine et du «circuit de récompense» par les endorphines dont l'implication est admise depuis plusieurs années, l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), voit son rôle dans la genèse de la dépendance et du craving mieux cerné. Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central des mammifères et on a démontré un lien entre les sous-types de récepteurs GABA et la dépendance à l'alcool.

Le craving La «motivation à boire», ce «craving» qui précipite les alcooliques dans la rechute a un substrat neurobiologique de mieux en mieux identifié. La maladie alcoolique se conçoit comme un conditionnement organique du neurone. Non plus comme un manque de «volonté», une tare ou encore une punition.

La perspective des traitements de l'alcoolisme s'en trouve bouleversée.

Le baclofène. Un puissant agoniste GABA-B capable, selon la dose administrée, de réduire, voire de supprimer l'appétence pour l'alcool des animaux dépendants, trouve sa place dans le traitement de l'alcoolisme.

Utilisé pour la première fois en 1993 par Krupitsky et coll., chez des patients alcooliques, le baclofène se montre supérieur au placebo pour réduire l'anxiété et la dépression. En 2000, Addolorato et coll. rapportent l'utilisation de baclofène, 30 mg/j pendant quatre semaines chez dix patients alcoolodépendants avec un effet significatif sur la consommation d'alcool et une réduction du craving.
Deux ans plus tard, les mêmes auteurs incluent 39 patients alcooliques dans un essai randomisé comparant le baclofène à un placebo. Soixante-dix pour cent des patients sous baclofène restent abstinents pendant les trois mois de suivi contre 21% des patients sous placebo.

Chez les alcooliques atteints de cirrhose.
Addolorato et coll. ont publié le premier essai contrôlé randomisé avec baclofène chez 84 patients atteints de cirrhose et de dépendance à l'alcool. La moitié a reçu du baclofène 30 mg/j pendant trois mois, l'autre moitié un placebo. Après trois mois, trente patients (71%) sous baclofène étaient encore abstinents et seulement douze (29%) dans le groupe placebo.1 La durée d'abstinence cumulée était deux fois plus élevée chez les patients traités par baclofène.

Ce premier essai chez les patients présentant une cirrhose alcoolique, une population généralement exclue de ces essais, est certainement une étape importante. Restent encore plusieurs inconnues avant une recommandation plus large de ce traitement : quelle dose, quelle durée de traitement, quelle tolérance ?
La somnolence ou la fatigue ont été les principaux effets indésirables dans le groupe baclofène. Mais une augmentation progressive de la posologie, comme savent le faire les neurologues pour leurs patients spastiques, permettrait d'atténuer grandement cette sensation de somnolence ou de fatigue.

Tout n'est pas écrit sur le baclofène. Trois cas cliniques suggèrent que de très hautes doses de baclofène (jusqu'à 3 mg/kg) sont bien tolérées et suppriment de façon prolongée le craving.
Tout n'est pas écrit sur la neurobiologie appliquée aux traitements de la dépendance à l'alcool.
Un article dans Science (mars 2008) identifie un récepteur à la neurokinine comme une cible nouvelle.2 Chez le rat puis chez l'homme (dans le même article !), l'antagoniste de ce récepteur supprime le craving et améliore nettement le bien-être des patients inclus.

On a pensé et cru que le traitement de l'alcoolisme ne passait que par les approches psychosociales. Alors que génétique et neurobiologie ouvrent de nouveaux horizons, la réponse thérapeutique à l'alcoolisme sera demain sans doute une synthèse... L'histoire n'est pas finie… Bibliographie : 1 Addolorato G, Leggio L, Ferrulli A, et al. Effectiveness and safety of baclofen for maintenance of alcohol abstinence in alcohol-dependent patients with liver cirrhosis : Randomised, double-blind controlled study. Lancet 2007;370:1915-22. 2 George DT, Gilman J, Hersh J, et al. Neurokinin 1 receptor antagonism as a possible therapy for alcoholism. Science 2008;319:1536-9.

Mises en garde et précautions d'emploi (BACLOFENE IREX)
 
- Non indiqué en cas d'états athétosiques, de maladie de Parkinson. 
- Fortement déconseillé en cas de spasme musculaire d'origine rhumatismale.
- A éviter lors de: troubles psychotiques, schizophrénie, état confusionnel (risque d'aggravation des manifestations 
neurologiques), hypertonie sphinctérienne (risque de rétention d'urines), 
- Effectuer une surveillance médicale lors de: ulcère digestif, affection vasculo-cérébrale, insuffisance respiratoire, 
diabète ou atteintes hépatiques (en contrôlant régulièrement:transaminases, phosphatases alcalines, glycémie).
- Ne prescrire en cas d'épilepsie en respectant strictement la posologie et le mode de sevrage. 
- En gardant un certain tonus et des spasmes transitoires musculaires, on peut éviter des thromboses veineuses profondes 
et favoriser la fonction circulatoire.-
 En cas de diabète, d'atteintes hépatiques: doser régulièrement SGOT, phosphatases alcalines et glycémie.
- Déconseiller fortement l'arrêt brutal de la cure (risque de: confusions, désordres psychotiques ou maniaques ou paranoïdes, 
hallucinations, convulsions). 
Sauf signes de surdosage, le sevrage doit durer environ 2 semaines.


- MANIPULATEURS DE MACHINE ET CONDUCTEURS DE VEHICULE: risque de somnolence.

Groupes à risques (BACLOFENE IREX) * Nouveau-nés: absence d'études.
* Nourrissons: absence d'études.
* Enfants : absence d'études approfondies mais le baclofène est proposé pour contrôler l'état spastique dû à 
une paralysie cérébrale.
* Grossesse : absence d'études approfondies chez les moins de  18 ans. Passage transplacentaire, effet tératogène
observé chez le rat, les doses élevées ne sont pas recommandées en fin de grossesse (risque de foetotoxicité). 
* Allaitement: très faible passage dans le lait maternel.
* Sujets âgés: ajuster la dose (initialement réduite) et surveiller particulièrement l'état clinique. 
* Déficiences métaboliques: 
- Insuffisance hépatique : surveillance clinique et biologique (contrôle régulier des transaminases,
phosphatases alcalines, de la glycémie).
- Insuffisance rénale : surveillance clinique et réduction de posologie. 
* Maladies concomitantes : voir rubrique contre-indications. 


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