Fermer
|
Imprimer
|
|
Etat des connaissances sur les AINS
Mise à jour : 4 décembre 2006
- Fausses couches
-
Une légère augmentation des fausses couches (inférieure à une
multiplication par 2) est attribuée à l’exposition aux AINS en début de
grossesse. Cependant, faute de précision sur un certain nombre de
facteurs de risque et de modalités exactes d’exposition, ces résultats
doivent être confirmés.
- Aspect malformatif
-
Les données chez les femmes enceintes exposées aux AINS au 1er
trimestre sont d’importance variable en fonction des molécules mais
aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
- Aspect fœtal et néonatal
-
Tous les AINS (y compris les inhibiteurs de COX-2 et l’aspirine ≥ 500
mg/j) peuvent provoquer une toxicité fœtale et/ou néonatale cardiaque
et/ou rénale, parfois irréversible, voire fatale, en particulier à
partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).
-
Il s’agit d’une constriction partielle ou totale du canal artériel avec
les conséquences cardiaques et vasculaires qui en découlent
(insuffisance cardiaque, atteintes de l’arbre vasculaire pulmonaire...)
et d’une atteinte de la fonction rénale (oligo- ou anamnios, oligurie
ou anurie, lésions histologiques rénales...).
- Cette toxicité est majorée par une durée de prise longue.
-
Des accidents aigus (insuffisance cardiaque voire mort fœtale in utero)
peuvent survenir avec des prises très brèves à l’approche du terme.
-
L’appareil cardio-pulmonaire et la fonction rénale du fœtus sont en
place dès l’organogenèse (2 premiers mois de grossesse). Leur
maturation fait l’objet d’un continuum tout au long de la grossesse.
L’exposition aux AINS avant 24 SA en particulier en prises chroniques
doit donc être très prudente.
- Les atteintes
décrites sont consécutives à une inhibition de synthèse des
prostaglandines fœtales et néonatales. Ce mécanisme d’action est commun
à tous les AINS y compris les inhibiteurs de COX-2.
|
|