Ménopause : Traitement aux oestrogènes seuls
Risque de cancer des ovaires

Journal of the American Medical Association (JAMA). - 16 juillet 2002

Les femmes ménopausées qui suivent un traitement hormonal de substitution (THS) aux seuls oestrogènes voient leur risque de développer un cancer des ovaires augmenter de 60% par rapport à celles qui ne suivent aucun traitement, affirment des chercheurs dans une étude du Journal of the American Medical Association (JAMA).
De surcroît, ce risque augmente considérablement avec la durée du traitement: + 80% pour une période comprise entre 10 et 19 ans et jusqu'à 220% après 20 ans d'hormothérapie, ont constaté les médecins.

En revanche, le risque est insignifiant pour les femmmes qui prennent un traitement hormonal combinant oestrogène et progestérone, selon cette étude réalisée par l'équipe du Dr James Lacey de l'Institut national du cancer (NCI), à Bethesda (Maryland).

44.241 femmes ménopausées ont été suivies de1973 à 1980, avec une moyenne d'âge de 56,6 ans. Certaines avaient subi une hystérectomie (ablation de l'utérus) mais toutes avaient au moins un ovaire..
"La principale conclusion est que les femmes ménopausées qui suivent un traitement de substitution aux oestrogènes pendant dix ans et plus font face à un risque considérablement plus élevé de développer un cancer ovarien par rapport aux femmes qui ne suivent aucun traitement de ce type"

Après les résultats d'autres recherches publiées début juillet indiquant un lien entre hormone de remplacement et un risque accru de cancer du sein, de crise cardiaque et d'accidents vasculaires cérébraux, l'étude du JAMA soulève de nouvelles questions sur l'opportunité et les bienfaits de tels traitements.

"Les thérapies de remplacement à l'oestrogène ne sont pas certainement la panacée qu'elles semblaient être jadis. Les médecins conseillant leurs patientes à propos des THS doivent envisager les besoins de chacune d'entre elles et peser les risques et les bienfaits sur une base individuelle", commente dans un éditorial le Dr Kenneth Noller, de l'Université Tufts, à Boston (Massachusetts).

Cette étude remet donc en cause le THS par les seuls oestrogènes proposé aux patientes hystérectomisées

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