AINS et STERILET
Dispositif intra-utérin DIU
Quel risque de grossesse ?

Source : La Revue Prescrire Janvier 2003 / N° 235; 76 - MAJ 05/2007

AINS = Anti-inflammatoire non stéroïdien

L'hypothèse d'une interaction AINS-stérilet a été émise en France en 1980 selon l'hypothèse que les AINS pourraient diminuer l'inflammation locale supposé d'être le mécanisme - jamais prouvé - de l'effet contraceptif recherché.

Quelques observations de grossesse survenues chez des femmes porteuses d'un stérilet et prenant soit un corticoïde soit un AINS ont été publiées mais les niveaux de preuve sont faibles et les chiffres retrouvés peuvent tout à fait correspondre au taux d'echec spontané du stérilet (1 à 5 grossesses pour 100 années-femmes).

En pratique
Le risque théorique de diminution de l'effet contraceptif du stérilet lié à la prise d'un anti-inflammatoire n'est pas étayé par des faits cliniques indiscutables. L'antalgique de première intention demeure le paracétamol mais si un bénéfice est attendu d'un AINS, le port d'un stérilet n'est pas - pour le Revue Prescrire - un élément pour recuser son utilisation.

Voir également Contraception par dispositif intra-utérin (Bulletin médical de l'IPPF)



MAJ 05/2007
AINS, contraception intra-utérine et efficacité, la fin des idées reçues
Source : Human Reproduction Vol.21 N°10, pp. 2612-2616, 2006 - La Revue Prescrire N°235, p.76, janvier 2003 par www.destinationsante.com [29 mai 2007]

Qu’on se le dise, il n’existe pas d’interaction entre la prise d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) et la contraception intra-utérine. Une idée reçue qui a la vie dure… Différents travaux ont clairement démontré que ce type de traitement ne favorise pas l’échec de la contraception.

De la même façon, tous les contraceptifs intra-utérins ne sont pas tous logés à la même enseigne : ils n’ont pas tous la même efficacité ! D’après la Revue Prescrire, « il semble s’agir d’une hypothèse ancienne selon laquelle le mécanisme d’action des dispositifs intra-utérin (DIU) passerait par un effet anti-inflammatoire local dans l’utérus, effet que les AINS pourraient diminuer ». Une équipe française de l’Inserm à l’hôpital Paule de Viguier à Toulouse vient de publier les résultats d’une étude indépendante conduite sur près de 800 femmes. Et celle-ci balaie plusieurs idées reçues.

Selon le Dr Patrick Thonneau, « les résultats sont clairement rassurants quant à l’absence d’implication des anti-inflammatoires ou de toute autre prise de médicamenteuse dans le risque d’échec des DIU ».

En termes d’efficacité contraceptive, tous les DIU ne sont pas identiques ! Les Systèmes Intra-Utérins (SIU) hormonaux se sont avérés nettement plus efficaces par rapport à tous les DIU au cuivre, y compris les plus fortement chargés en cuivre.
Ces dispositifs ont en effet connu leur révolution à la fin des années 90, avec le développement des SIU hormonaux. Ils n’ont de commun, avec les très classiques DIU au cuivre (les stérilets), que leur forme en T et leur localisation dans l’utérus. Pour parler clair, le simple filament de cuivre a été remplacé par un petit réservoir, délivrant localement une hormone, à très faible dose et pendant 5 ans.
Les SIU hormonaux, principalement prescrits en relais de la pilule chez les jeunes mamans, rencontrent un vif succès en France. Pourquoi ? Parce qu’ils permettent de conserver tous les avantages de la pilule…sans la prise quotidienne. Et tout comme les pilules modernes, ils réduisent les règles en durée et en intensité, voire même, il les suppriment.
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