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LES PHYTO -OESTROGENES
EVESTREL ® un complément nutritionnel pour la femme
Symposium Qualifemme-Théramex - Tarbes, octobre 1999
http://www.performances-medicales.com/gyneco/encours/44/article06.htm
L'épidémiologie suggère un rôle bénéfique d'une alimentation riche en céréales et en soja sur les maladies cardiovasculaires, la pathologie oncologique, l'ostéoporose et l'hypercholestérolémie. Ces substances végétales riches en phyto-oestrogènes pourraient exercer un rôle protecteur de ces affections chroniques par leurs propriétés oestrogéniques mais également par des mécanismes indépendants des récepteurs des oestrogènes.
Il apparait toutefois de nombreuses discordances dans les études épidémiologiques par rapport aux études in vitro car de nombreux facteurs influent la biodisponibilité des phyto-oestrogènes pour un même rapport alimentaire.
Enfin, l'évaluation des propriétés anti-oxydantes, anti-agrégantes et proaptotiques nécessitent de nouvelles investigations.
Le laboratoire Théramex a
organisé un symposium sur le sujet lors des dernières journées de Tarbes : " Phytoestrogènes : connaissances actuelles et
perspectives pour le 3e millénaire ".
Ces substances végétales ont une
action estrogénique intéressante sur le traitement des bouffées de chaleur mais le mécanisme d'action n'est pas totalement élucidé.
La génistéïne, représentant principal de la famille des isoflavones (à laquelle appartiennent les phytoestrogènes)
aurait également une action anti-estrogène sur l'endomètre par fixation compétitive sur les récepteurs estrogéniques de type II.
Les populations à forte consommation de soja ont une moindre fréquence de cancer du sein. In vitro, c'est principalement la
génistéïne qui possède le plus fort pouvoir anti-prolifératif. In vivo, la génistéïne semble conserver un pouvoir protecteur.
Dans
le domaine des maladies cardio-vasculaires, les études épidémiologiques ont été moins concluantes quant au rôle des
phytoestrogènes.
Des études chez l'animal ainsi que chez l'homme ont mis en évidence une action bénéfique sur le métabolisme
lipidique ainsi que des propriétés anti-athéromateuses (en particulier pour la génistéïne). L'effet sur l'ostéoporose est plus
difficile à préciser du fait du caractère multifactoriel de ce phénomène. Cependant toutes les études vont dans le sens d'une
meilleure protection osseuse chez les femmes ayant un régime riche en ipriflavone (dérivé synthétique de l'isoflavone administré
à des doses pharmacologiques et non nutritionnelles).
Chez l'homme, des essais sont en cours, tant préventifs que curatifs,
concernant le cancer de la prostate. Les consommateurs de graines de soja verraient en effet leur risque de cancer prostatique
diminuer. Le Pr Quereux concluait son intervention en recommandant l'ouverture de nombreuses études afin de mieux cerner
les effets des phytoestrogènes.
Pour le Dr Serin, l'impact majeur de ces phytoestrogènes pourrait être dans la prévention du cancer du sein.
Des
considérations épidémiologiques connues de longue date ont montré, à l'évidence, une différence considérable d'incidence du
cancer du sein en Asie par rapport au monde occidental. L'explication la plus souvent retrouvée est une plus grande
consommation de soja ou de dérivés du soja.
Sur un plan biologique, les phytoestrogènes agiraient, entre autres, en induisant
l'apoptose des lignées de cellules cancéreuses et en diminuant la quantité d'œstrogènes libres et biodisponibles.
Enfin le Dr Gelas, a insisté sur la place que pourrait prendre les phytoestrogènes du type Evestrel. Modifier les habitudes
alimentaires est très difficile, la prévention des cancers du côlon par une plus grande consommation de fibres alimentaires en
est un exemple.
L'apport supplémentaire de soja se fait alors à l'aide d'un complément nutritionnel. 75 mg d'Evestrel (soit deux
comprimés) assureraient un apport en isoflavones identique à celui apporté par un régime asiatique (résultat confirmé par des
études pharmacocinétiques). Evestrel, préparation issue de la recherche Théramex, est issu de graines de soja produites en
France et ne provenant pas de plantes génétiquement modifiées.
Le procédé de préparation (breveté par Théramex) respecte
la proportion des deux isoflavones (2/3 de génistéïne) qu'on trouve dans les aliments à base de soja.
Voir également : Phytogyn.com (Les phyto-estrogènes)
Voir également : Phytogyn.com (Les phyto-œstrogènes de l’alimentation (Pr. Pelissero-Bennetau) et
Les phyto-œstrogènes ont un rôle
protecteur anti-cancer(Pr. Henri
Joyeux)
NB : Dans la chasse aux prometteurs inhibiteurs d'angiogenèse, on
s'intéresse également à l'alimentation. Chez les Chinois, par
exemple, il y a moins de cas de cancers que chez les
Nord-Américains : c'est peut-être leur régime alimentaire qui
fait la différence. Richard Béliveau et son équipe du
laboratoire d'oncologie moléculaire de l'UQAM ont d'ailleurs
observé une activité angiogénique dans deux produits très
courants : la génistéïne du soya et les polyphénols du thé
vert (http://www.quebecscience.qc.ca/cyber/4.0/1999/04/cancer.htm)
MAJ 04/2000 (Source FEMIWEB)
Une étude en double aveugle, effectuée par des cancérologues, sur des patientes ménopausées, prises en charge pour néo du sein, a comparé 150 mg d'isoflavones à un placebo. 150 patientes ont pris tour à tour 4 semaines de l'un et de l'autre. Résultats : Pas de différence d'efficacité sur les bouffées de chaleur. Pire : 37% ont préféré le placebo et 33% les phyto-oestrogènes.
Evaluation of Soy Phytoestrogens for the Treatment of Hot Flashes in Breast Cancer Survivors.
Quella S, Loprinzi C, Barton D, et al.
J Clin Oncol. 2000;18:1068-1074