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Le papillomavirus (HPV)
Source : http://www.womenforhpvtesting.org

Le papillomavirus (HPV) est un virus qui se transmet par voie sexuelle. Les infections à papillomavirus sont très fréquentes, et la majorité des gens en sont porteurs sans même le savoir. Il existe une centaine de types connus de HPV, dont 13 sont considérés comme dangereux et ont une relation de causalité démontrée avec le cancer du col de l’utérus.
Certains types de papillomavirus provoquent des verrues génitales. Celles-ci n’ont pas de lien avec le cancer, mais vous devez les signaler à votre médecin car elles peuvent signaler une infection à papillomavirus au niveau de votre col utérin.

Tout le monde ou presque vient en contact avec le papillomavirus à un moment où à un autre. Dans la plupart des cas, le virus est éliminé en quelques mois (comme les autres virus, par exemple celui du rhume ou de la grippe). Mais chez une petite minorité de femmes, il n'est pas éliminé. Le risque de développer des anomalies du col de l'utérus est alors plus élevé que la normale. La persistance d'une infection par le papillomavirus peut entraîner des modifications cellulaires et, en l'absence de traitement, celles-ci peuvent dégénérer en cancer du col de l'utérus.

En pratique, Le test de dépistage HPV enfin remboursé (Janvier 2004)

Résultat du combat des femmes et des milieux médicaux et de la mobilisation des pouvoirs publics (plan Cancer), le remboursement du test de dépistage HPV entrera en vigueur le 14 février 2004.

Pour l'instant, les indications sont limitées au frottis équivoque de signification indéterminée (ASCUS). Dans ce cadre, le dépistage coûte 48,60 euros et est remboursé à 60 %. L'examen peut être renouvelé en cas de positivité du premier examen ou en cas de surveillance d'une personne immunodéprimée, dans un délai de huit à seize mois.

Le compt rendu devra préciser, entre autres, le nom de la trousse utilisée, le mode et la localisation du prélèvement, le résultat cytologique, les génotypes recherchés, le résultat du prélèvement testé et, si possible, les résultats des précédentes analyses.

RAPPEL

Qu'est-ce qu'un frottis cervico-utérin?

Le frottis cervico-utérin est un test qui permet de détecter les premières modifications du col de l’utérus indiquant qu’un cancer pourrait se développer en l’absence de traitement. Le frottis consiste à prélever un petit échantillon de cellules et à étaler celui-ci sur une lame de verre pour examen au microscope (test de Papanicolaou). Cet examen a pour but de détecter la présence de cellules anormales qui indiqueraient un problème possible. Si des cellules anormales sont détectées, votre médecin demandera à vous revoir pour refaire un frottis ou demandera une colposcopie.

Peut-on détecter le papillomavirus?

C'est possible. Un test HPV existe, qui détecte la présence des types de papillomavirus à hauts risques avant même que les modifications des cellules cervicales ne soient visibles. Il permet ainsi d'identifier très précocement les femmes courant un risque de développer un cancer du col de l'utérus.

Si le dépistage du papillomavirus est positif, cela ne signifie pas pour autant que vous aurez forcément un jour un cancer du col de l’utérus. Ce résultat donne des informations précieuses sur les risques potentiels que vous pouvez courir et permet à votre médecin de mieux vous surveiller. Tout signe d’apparition de la maladie sera détecté plus rapidement et permettra la mise en place d’un traitement efficace. En revanche, si le dépistage du papillomavirus est négatif, vous êtes assurée que vous courez un risque négligeable de développer un cancer du col.
Si les résultats du test de Papanicolaou sont négatifs et ceux du dépistage du papillomavirus aussi, vous pouvez être sûre à 99% que vous n’aurez aucune anomalie du col de l’utérus pendant les 5 prochaines années.

Les recherches récentes indiquent que le moyen le plus efficace de détecter les premiers signes d’un cancer du col est l’association d’un frottis cervico-utérin (test de Papanicolaou) et d’un dépistage du papillomavirus. Il est démontré que cette combinaison permet de détecter 97% des pathologies cervicales graves. Un test de Papanicolaou négatif et une recherche de papillomavirus négative donnent une certitude à 99% que le risque de développer un cancer du col de l’utérus est très faible, et on peut alors reprendre le suivi aux intervalles habituels.

En outre, le dépistage du papillomavirus peut fournir un complément d’information sur la signification des anomalies éventuellement décelées dans un frottis. On sait que la majorité de ces anomalies disparaissent spontanément, mais il n’était pas possible, jusqu’à présent, de différencier celles qui allaient régresser et celles qui allaient évoluer vers une pathologie plus grave. Le dépistage du papillomavirus peut aujourd’hui donner une indication, notamment dans les anomalies peu marquées, dont 97% disparaîtront d’elles-mêmes si le test de recherche du papillomavirus est négatif. Cette information sera précieuse pour votre médecin, et très rassurante pour vous.

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